- 2016-11-04 - Jour 54 - Barichara, CO à Villa de Leyva, CO (198 km - 3:40 hrs)
- 2016-11-05 - Jour 55 - Villa de Leyva, CO à Medellín, CO (419 km - 8:40 hrs)
- 2016-11-06 - Jour 56 - Medellín, CO
- 2016-11-07 - Jour 57 - Medellín, CO à Jardin, CO (129 km - 3:00 hrs)
- 2016-11-08 - Jour 58 - Jardin, CO à Salento, CO (188 km - 4:00 hrs)
- 2016-11-09 - Jour 59 - Salento, CO
- 2016-11-10 - Jour 60 - Salento, CO à Cali, CO (292 km - 7:40 hrs)
- 2016-11-11 - Jour 61 - Cali, CO
- 2016-11-12 - Jour 62 - Cali, CO à Popayan, CO (143 km - 2:30 hrs)
À Barichara, nous avons eu la chance d’avoir un petit hostel juste pour nous et en avons profité pour se coucher tôt afin de bien nous reposer pour la route du lendemain menant à Villa de Leyva. Bien qu’aussi perché dans les montagnes, ce ne sont pas les mêmes chaines et nous devrons franchir plusieurs montées et descentes avant de l’atteindre.
Nous avons finalement pris près de 3 heures à parcourir une superbe route, presque toujours entourée de belles montagnes. Malheureusement, la présence de poids lourd rend la conduite un peu pénible, sans compter que l’odeur du diesel finit par être très désagréable.
La dernière portion du trajet nous amène sur une route plus rurale et vraiment jolie.
L’arrivée dans le village est carrément spectaculaire, avec des maisons toutes blanches, les rues en pierres et les montagnes qui entourent le tout.


Nous nous rendons directement à l’hôtel car malgré leur beauté, les rues sont un défi à parcourir avec une grosse moto. Les pierres placées à la main ne sont pas très uniformes et à basse vitesse, c’est plus La Gorda qui décide où elle va que le conducteur !
La ville est simplement superbe. Nichée entre une série de sommets verdoyants, sa grande place centrale est impressionnante et plaisante. On y retrouve aussi plusieurs restaurants et hôtels pour tous les budgets.






La traversée vers Medellín #
Notre plan est de se rendre à Medellín le lendemain afin de passer une dernière soirée avec mon contact de AVDRider.com. Nous quittons avec regret ce beau petit village. Nous prenons la route très tôt le 5 novembre pour la plus longue journée de moto du voyage : 8 heures pour seulement 400 km. La raison : les montagnes !





Nous avons choisi la route 60, pittoresque mais isolée, avec des portions de terre et des chantiers majeurs.
Ce fut carrément une journée de conduite de moto d’aventure incroyable ! Nous avons croisé des passages en altitude d’une beauté extraordinaire, des villages isolés, des animaux de toute sorte pour finalement arriver dans une énorme cité qu’est Medellín.




Malheureusement, le spectacle a été quelque peu gâché par un énorme orage au moment d’entrer dans la ville et, en plus du ciel qui nous tombait littéralement sur la tête, nous avons dû faire face à des centaines de conducteurs audacieux (lire ici : complètement fous) qui, au guidon de leurs petites motos beaucoup plus agiles, nous suivaient et nous dépassaient d’un peu trop près pour être rassurant, malgré la tempête.
Nous avons ensuite dû composer avec des excès d’eau, car les précipitations étaient beaucoup trop importantes pour le réseau d’aqueducs. Traverser une belle flaque d’eau n’est pas si grave, même si elle est profonde. Le problème survient lorsqu’on la traverse en même temps que des dizaines d’autres voitures et camions qui, eux, ne ralentissent pas le moins du monde. Les éclaboussures produites sont si violentes qu’elles passent par-dessus la moto ! Pas très agréable…
La circulation est extrêmement dense et je dois effectuer plusieurs changements de voie pour atteindre ma destination. Tout le défi consiste à éviter les innombrables quasi-collisions avec des véhicules arrivant de tous les angles possibles !
Nous arrivons finalement à destination en même temps que mon ami, lui aussi complètement trempé, mais qui arbore, malgré cette longue journée de conduite, un large sourire de satisfaction.
Après une bonne douche chaude, nous nous rendons dans le quartier d’El Poblado pour un bon repas et une courte visite des rues environnantes. Comme c’est un samedi soir, l’endroit est en pleine effervescence et bondé de jeunes qui profitent des nombreux bars du secteur !


Le dimanche fut consacré au repos et à la célébration de l’anniversaire de ma copine.







Jardin : Un saut dans le temps #
Nous quittons Medellín le lundi 7 novembre en direction de Jardín. Comme c’est un jour férié, sortir de la grande ville est relativement facile. Une fois rendus dans la région montagneuse, la circulation redevient dense. Ce n’est qu’après deux heures de conduite plutôt sportive que nous pouvons enfin nous détendre un peu, sans avoir de conducteurs agressifs qui nous collent ou devoir dépasser de lourds camions, toujours très lents sur ce type de routes vallonnées.
Nous arrivons dans un village tout droit sorti d’un autre siècle ! Les maisons sont peintes de couleurs vives et plusieurs chevaux se promènent près de la place principale, très animée. Comme nous n’avions pas réservé d’hôtel, nous commençons à chercher et, bien sûr, vous l’aurez deviné, la pluie se met à tomber abondamment !
Après quelques jurons et plusieurs tentatives, nous trouvons un petit hôtel presque vide, juste à côté de la place centrale, pour 15 $ par personne. Nous avons droit à une grande chambre avec trois lits (ce qui sera très utile pour faire sécher nos affaires), mais sans stationnement.
Après avoir regardé un peu autour, je décide de laisser la moto dans la rue, près de la porte et juste sous la fenêtre de notre chambre, en activant l’alarme et en installant la housse. Dans un village de ce type, pour être honnête, cela ne m’inquiète pas trop.

















La route vers Riosucio et Salento #
Belle surprise : quelques minutes après notre arrivée, je tombe sur Drew, en train d’examiner ma moto. Il était sur le même bateau que moi pour la traversée vers la Colombie ! Nous discutons un peu des différentes options pour continuer vers le sud.
Nous pouvons faire demi-tour et prendre la route vers Pereira, ou emprunter une petite piste qui traverse les montagnes en direction du village de Riosucio. J’avais pris la peine de me renseigner auprès de policiers sur l’état de cette route, et on m’avait prévenu qu’elle était très détrempée à cause des fortes pluies des derniers jours. J’hésitais donc un peu à parcourir ces 50 km seul.
Quel bonheur d’avoir un partenaire ! Nous décidons donc de tenter l’aventure le lendemain matin.
L’offre de restaurants est un peu limitée dans le village. Il y a une multitude d’endroits qui servent d’excellents cafés (nous sommes tout de même dans la région du café), mais nous finissons par trouver un petit restaurant proposant de bonnes pâtes et de succulentes pizzas. Après avoir fait quelques tours de la ville à pied, nous passons une soirée tranquille autour d’une bonne (!) bouteille de vin et d’un bon repas chaud.
Le lendemain matin, nous retournons sur la place principale pour savourer un excellent café et de délicieuses pâtisseries avec Drew et sa copine qui l’accompagne pour quelques jours en Colombie. Nous attaquons ensuite la mystérieuse route isolée vers Riosucio.
La route est effectivement très étroite, peu large, et composée de gravier concassé, ce qui la rend relativement facile à parcourir, même dans les sections humides. Nous mettons environ deux heures pour franchir les 50 km. Les paysages ruraux et montagneux sont incroyables ! Quelle excellente décision ! Merci à Drew d’avoir joué le rôle d’éclaireur pour nous !









DL’objectif de la journée est de rejoindre Salento, un autre village de montagne situé entre Pereira et Arménia, où nous avons réservé deux nuits au Salento Pequeño Hotel.
Dès que nous dépassons Riosucio, la route devient moderne et rapide, malgré les nombreuses montées et descentes.
Salento est également un endroit très touristique et son charme est un peu plus difficile à dénicher. L’attraction principale est la Valle del Cocora, située à quelques kilomètres, qui offre une panoplie d’activités de plein air.
Notre hôtel est situé un peu à l’extérieur du centre du village, mais il offre une belle vue et est équipé d’une petite cuisinette. Nous en profitons donc pour préparer nos repas durant nos deux nuits sur place. Nous avons également revu Drew et son ami. Nous avons partagé une bière bien froide et échangé nos histoires de voyage ! Très sympa !






Valle Del Cocora : Chevaux et Palmiers Géants #
Le matin du 9 novembre, nous prenons un taxi — en réalité une Jeep dans laquelle on entasse le plus de touristes possible — pour parcourir les 10 kilomètres qui nous séparent de la Valle del Cocora afin de faire un peu d’équitation et de randonnée. Nous aurions pu y aller en moto, mais nous voulions faire une pause et profiter pleinement de l’expérience.
Ce fut une excellente décision, car au retour nous avons rencontré une Française et un Argentin, puis partagé un bon repas dans un petit restaurant du village.
La randonnée en montagne était incroyable. Nous avons parcouru les premiers kilomètres à cheval, sur un sentier très abrupt, humide et difficile. Les chevaux sont vraiment agiles et connaissent parfaitement le chemin !



Nous avons ensuite marché au milieu des palmiers de cire, les plus hauts du monde. Impressionnant !











Fin du voyage à deux à Cali #
Le 10 novembre, nous avons tenté de visiter des exploitations de café au sud d’Armenia, mais la région nous a moins emballés. Nous avons finalement décidé de filer vers Cali pour passer nos deux dernières journées ensemble.


Petite note, ma copine quitte de Bogota, mais comme nous aurions été obligé de nous retaper les montagnes et faire 8 heures de route (et que j’aurais dû refaire en sens contraire pour continuer vers le sud), nous avons fait l’achat d’un billet pour un vol interne de Cali à Bogota tôt le matin du 12, ce qui lui permettra de prendre son vol de retour dans la même matinée. Pour 70$, c’est vraiment une décision qui a été facile à prendre!
La route entre Bellavista et Cali s’est faite sous… la pluie encore une fois. Mais comme nous avions réservé dans probablement le meilleur hôtel de la ville pour nos 2 dernières nuits ensemble, nous avions un petit velours qui nous attendait à la fin du calvaire donc ça n’a pas été si mal, en plus du fait que nous sommes rapidement tombés sur une autoroute à 4 voies.
L’entrée dans Cali est une vraie caricature sortie tout droit des annales des voyages en moto. Malgré le fait que nous commencions à avoir l’habitude depuis les dernières semaines, d’avoir des motos qui nous suivent à quelques pouces, ou qui nous coupent pour nous dépasser presque en nous renversant sur le côté, ici, c’est le summum ! C’est une infestation sur 2 roues ! Les 40 minutes prises dans un intense trafic pour nous rendre à l’hôtel ont vraiment été folles et j’ai même éclaté de rire à un certain moment tellement c’était invraisemblable et dangereux !
Pendant ma visite à Cali, j’en ai profité pour laisser ma moto au concessionnaire BMW pour un entretien.

Habituellement, je fais le travail moi-même, mais je dois admettre que j’ai été un peu paresseux et j’ai profité de leur présence pour me faciliter la vie. Je l’ai regretté un peu quand la facture est arrivée, mais bon, j’en suis quitte pour savoir que la prochaine inspection sera faite de mes propres mains ! En parlant de mains, je n’ai pas pu résister de me payer un petit cadeau de noël avant le temps !

Cali est une grande ville assez plaisante. On y retrouve plusieurs quartiers et celui que nous avons choisi, Granada, offre plusieurs restaurants et boutiques. Notre hôtel, le Marriott, offre lui aussi un superbe restaurant qui s’avère être un des meilleurs de la ville donc, fait rare, nous en avons profité pour déguster un bon steak (ça faisait tellement longtemps !) et relaxer un peu. Petite note si vous visitez cette ville, notre hôtel offre aussi probablement le meilleur déjeuner que j’ai vu de tous mes voyages ! Je ne peux que le recommander !














Ma copine me quitte donc très tôt le matin du 12 novembre, le cœur un peu gros. Il est fort probable que nous ne serons pas en mesure de nous revoir en 2016, et même d’ici la fin du voyage. Ses obligations professionnelles ne lui permettent malheureusement pas de faire ce genre de voyage à répétition.
Pas évident de revenir à la chambre seul et surtout de continuer vers le sud sans ma passagère ! Nous avons eu un superbe voyage et j’espère qu’elle a apprécié l’expérience de vivre une portion de mon aventure à moto.
Je la trouve d’ailleurs très courageuse d’avoir parcouru tous ces kilomètres de route assise derrière, dans des conditions pas toujours faciles, dans la pluie, la boue, le trafic…
Je me lève donc un peu tard et quitte vers ma dernière destination en Colombie, Popayan, une ville avec un centre tout blanc et… pluvieux !
Heureusement, le responsable de l’hôtel ne veut pas que La Gorda se fasse mouiller !


Voici quelques images de la belle ville de Popayan.







C’est aussi ici que se termine mon aventure en Colombie. Il y aurait beaucoup d’autres endroits à voir, à visiter, mais la pluie est malheureusement trop présente et j’ai pris la décision de poursuivre ma route vers le sud.
Le 13 novembre, je vais donc quitter Popayan et tenter de me rendre en Équateur où une nouvelle page de mon voyage va s’ouvrir !
Bilan de la Colombie #
J’ai beaucoup apprécié la Colombie pour sa nature verdoyante impressionnante, ses paysages pittoresques, ses montagnes, la gentillesse des gens. Plusieurs personnes la considèrent comme le paradis de la moto. Ce n’est pas mon opinion.
Prenez ces mêmes personnes et donnez-leur un volant ou un guidon de moto, et ils deviennent complètement fous et carrément dangereux ! Malheureusement, la conduite ici n’est ni facile ni plaisante, et ce, sur plusieurs des routes importantes que j’ai empruntées et dans les villes, grandes comme petites, que j’ai visitées. Comme mon voyage est un roadtrip, c’est difficile de ne pas en tenir compte.
Il y a certaines petites routes isolées qui ont été d’une grande beauté et un plaisir à parcourir, mais la plupart du temps, j’ai été stressé par les innombrables motos, autos et camions avec qui j’ai dû non seulement partager la route, mais aussi me battre pour ne pas avoir d’accident (surtout les motos !). La densité de la circulation est vraiment plus importante que lors de mon passage au Mexique et en Amérique Centrale.
Ma prochaine visite dans le pays se fera en avion et en autobus. Je pourrai mieux apprécier le paysage et relaxer un peu plus !
Il y a aussi eu la pluie qui est venue gâcher un peu la fête… Mais bon, ça fait partie d’un voyage de moto et je dois m’y habituer même si ce n’est pas facile !!!
- Coup de cœur : Villa de Leyva
- Déception : La région de Arménia
- Ville la plus accueillante : Villa de Leyva
- Meilleure ambiance : Carthagène
- Où j’irais passer un mois complet en hiver : Vieille ville de Carthagène
- Où je ne retournerai pas : Armenia
- La surprise : La forte densité de la circulation sur toutes les routes et le nombre de gros camions, même le dimanche
- La plus belle route : Route 60 entre Villa de Leyva et Medellín
- La plus laide : La 80, entre Carthagène et Mompos
- Si c’était à refaire : Quelques jours de plus à Villa de Leyva, un itinéraire un peu différent afin de pouvoir visiter Bogota
- La prochaine fois : Visiter dans la période estivale et non la saison des pluies
- Ce qui m’a manqué le plus : Le Mexique, pour ses routes tranquilles !
Nombre de jours : 16
Distance parcourue : 2300 km