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Jours 63 à 66 - Équateur - Contrastes et Belles Surprises!

·1166 mots·6 mins
  • 2016-11-13 - Jour 63 - Popoyan, CO à Otavalo, EC (493 km - 10:00 hrs)
  • 2016-11-14 - Jour 64 - Otavalo, EC à Quito, EC (101 km - 2:00 hrs)
  • 2016-11-15 - Jour 65 - Quito, EC
  • 2016-11-16 - Jour 66 - Quito, EC

Mes dernières heures en Colombie ont été passées sur une route absolument magnifique ! Évidemment, il y avait un fort débit de circulation, mais la beauté des montagnes, souvent très escarpées, m’a fait finir en beauté la visite de ce pays.

Montagnes colombiennes 1
Montagnes colombiennes 2
Route sinueuse Colombie

J’ai quitté tôt le matin du 13 novembre afin de tenter de me rendre en Équateur, plus précisément dans la ville de Otavalo. Cela signifiait un trajet d’au moins 9 heures, plus le temps de passage à la frontière.

J’ai eu la chance d’avoir une température relativement favorable, avec juste quelques averses ici et là.

J’ai quand même dû faire quelques arrêts, dont un pour sortir mes gants plus chauds qui étaient cachés dans le fond d’un sac depuis des semaines !

En effet, le mercure est descendu à moins de 10 degrés en haute altitude. Les montagnes étaient impressionnantes et j’ai franchi un des sommets, sur une route que je considérais quand même secondaire ; une grande ville, Pasto, s’est affichée devant moi à ma grande surprise et éblouissement ! Je ne m’attendais tellement pas à voir une cité de cette envergure à cet endroit.

Le passage à la frontière de l’Équateur fut possiblement le plus simple depuis le début de mon voyage. 10 minutes pour sortir de la Colombie, et 30 minutes pour entrer en Équateur. Aucun frais, aucun document à remplir et de beaux sourires pour agrémenter le tout ! J’ai même eu droit à une carte touristique du pays… Incroyable !

Frontière Équateur

Quel contraste avec ce que j’ai vécu depuis mon départ. Mais le mot contraste allait prendre une tout autre envergure à peine entrée dans le pays.

Après avoir travaillé fort pendant des semaines sur les routes de la Colombie, je suis maintenant devant une autoroute qui souvent a 3 voies de chaque sens, avec un bitume en parfait état et je peux rapidement constater deux choses : il n’y a plus de motos et les conducteurs démontrent un minimum de courtoisie, me semblant beaucoup moins téméraires et dangereux.

La route monte sans cesse jusqu’à une région incroyablement impressionnante en haute altitude. La route est moderne et me laisse carrément bouche bée ! Wow, quel contraste incroyable.

Le meilleur mot pour décrire mes sentiments après quelques heures de conduite est soulagement. Je suis enfin capable de relaxer un peu sur la route, regarder le paysage, ralentir sans me faire klaxonner ou dépasser à quelques centimètres de distance. Je vois de plus, le long de la route, un endroit aménagé pour s’arrêter et prendre des photos ! Je suis aussi un peu ébahi par le contraste de paysage entre les deux pays. Ici, c’est vraiment de la haute montagne. Je passe même par des endroits à plus de 3500 mètres d’altitude.

Paysage haute altitude Équateur

À un certain moment, je prends un embranchement pour la ville de Otavalo et me retrouve sur un boulevard urbain qui a parfois 4 voies de chaque côté !!!

Otavalo est une sorte de banlieue de Cotacachi. Son centre-ville est modeste, mais bien aménagé. Je réussis, avec un peu de chance, à me trouver rapidement une chambre d’hôtel dans un endroit potable, qui offre un grand stationnement pour la moto et qui est directement dans le centre (Hotel Coraza). Un gros 18$ pour une chambre avec internet et eau chaude !

Je me promène dans les rues pendant quelques heures et je remarque immédiatement que la population est beaucoup plus indigène, arborant une peau très foncée et les vêtements traditionnels. Les femmes portent les enfants dans des tissus en bandoulière et leurs beaux grands chapeaux me rappellent la Bolivie.

Les gens sont un peu plus froids, moins souriants, ça se sent dès mon contact avec le responsable de l’hôtel. Quand je croise les gens dans la rue, pas de sourire ni de salutation.

L’autre chose que j’ai remarquée, c’est que c’est beaucoup, mais beaucoup plus calme que la Colombie. Il y a une bonne présence sur les rues, mais pas de klaxons, pas de motos qui passent à deux cheveux du trottoir, personne ne passe sur les feux rouges. Il serait mentir de dire que je n’ai pas apprécié cette simili quiétude.

Rue de Otavalo 1
Rue de Otavalo 2
Marché ou rue Otavalo 3
Population locale Otavalo
Église Otavalo
Place centrale Otavalo

Le lendemain, je quitte vers Quito où j’ai réservé (la veille) un appartement sur airbnb.com. Une première pour moi. C’est un peu dépasser mon budget quotidien, mais je tirerai avantage de la cuisine pour faire mes repas. Cela me donnera aussi la chance de regarder mes options pour les prochains jours en Équateur, car je n’ai pas vraiment d’itinéraire de planifié.

La route vers la capitale est tout aussi impressionnante et parfaite dans tous les sens. La seule chose à mentionner, je dois m’habituer de nouveau à m’arrêter aux péages ! Un gros 0,20 $ à chaque fois ! En fait, ce n’est pas tellement le fait de payer, mais le trouble de sortir l’argent du manteau à chaque fois. Pas évident en moto.

Route vers Quito

L’entrée à Quito se déroule bien plus facilement que pour Cali ou Medellín. Les nombreux automobilistes (très peu de motos) sont beaucoup plus tranquilles. Je rencontre Maria à 13h00 et elle me remet les clés de l’appartement qui se situe au 7e étage d’un immeuble relativement moderne dans un quartier appelé La Zona, plein de bars et restaurants. Il y a aussi beaucoup d’écoles ce qui le rend très dynamique.

J’ai profité de ces journées pour faire le tour de ce quartier, mais aussi du centre, situé à une heure de marche environ. J’ai aussi accumulé une vingtaine de kilomètres de marche chaque jour, ce qui fait beaucoup de bien, car je sens que les kilos commencent à s’accumuler, vu le manque d’exercice !

La ville est immense et possède certains traits européens. Le vieux centre me rappelle étrangement certaines villes d’Italie.

C’est aussi un plaisir de marcher toutes ces rues dans une grande ville sans le vacarme des klaxons quasi continuels présent en Colombie. Ici, encore une fois, c’est beaucoup plus calme et ordonné. Quand même bizarre non ?

Voici quelques images de la ville qui fut certainement une grande et belle surprise. Je ne m’attendais pas à ce niveau de qualité des structures historiques et de l’atmosphère qui y règne. Un des beaux centres que j’ai vus en Amérique latine.

Vue de Quito 1
Architecture Quito 1
Place historique Quito
Détail architectural
Statue Quito
Ruelle coloniale 1
Ruelle coloniale 2
Balcons fleuris
Église monumentale
Place publique Quito
Cathédrale Quito
Intérieur cour coloniale
Quito vue d’ensemble
Façade église sculptée
Rue en pente Quito
Parc à Quito
Vie urbaine Quito

Un volontaire pour conduire cet autobus dans les petites rues de Quito ?!

Autobus dans ruelle étroite

Comme vous avez pu le constater, j’ai aussi eu droit à du soleil !!! Finalement !

Je suis aussi arrêté chez Euromoto pour voir si des pneus sont disponibles. Il y a le modèle que je cherchais dans la bonne taille pour ma moto, mais pour 750$ US… Ouf, on repassera ! J’ai d’ailleurs réservé les mêmes pneus chez Touratech Lima, au Pérou, pour 370$ US. On comprend maintenant comment les belles routes sont financées !