2016-09-17 au 2016-09-19
- Jour 6 : Linares, NL à Galeana, NL (70 km - 1h30)
- Jour 7 : Galeana, NL à Real de Catorce, SLP (241 km - 6h30)
- Jour 8 : Real de Catorce, SLP (Repos et randonnée)
Tout se bouscule rapidement et je veux être certain de ne rien oublier. Le Mexique commence à me tester, pour mon plus grand plaisir !
Jour 6 : L’appel de la montagne à Galeana #
J’ai quitté Linares vers 11h00 en choisissant la route des montagnes plutôt que l’autoroute. Quelle décision ! Des courbes superbes, peu de trafic et des paysages à couper le souffle. J’ai même eu un petit regain d’adrénaline en suivant trois BMW locales sur quelques dizaines de kilomètres, malgré mes 40 kg de bagages.
Arrivé à Galeana, j’ai décidé de m’arrêter sur un coup de tête. J’y ai trouvé un petit hôtel pour 13 $. Je suis la seule personne qui ne vient pas du Mexique ici. Le “pueblo” est modeste mais les gens y semblent incroyablement heureux.
Note sur le Mexique : Les frigos ici sont d’une efficacité redoutable. Que ce soit une bière ou mon lait au chocolat, tout est toujours “muy fresca”, parfaitement froid !


Jour 7 : Le défi du gravier et la mule salvatrice #
Le plan était simple : 300 km pour rejoindre Real de Catorce. La réalité fut tout autre. J’ai choisi de passer par San José de Las Joyas. Résultat : 3 heures pour faire 75 km sur un chemin de gravier défoncé, à travailler physiquement pour garder la moto debout.


L’impasse du tunnel Ogarrio #
Arrivé à l’entrée du tunnel menant à Real de Catorce (2 500 m d’altitude), on m’annonce qu’il est fermé aux véhicules moteurs pour la journée à cause de la fête nationale. Les touristes sont évacués par calèches et les chevaux n’aiment pas le bruit des moteurs. Pas de plan B.
J’ai donc usé de diplomatie (et de 200 pesos). Un jeune Mexicain a accepté de faire tracter ma moto par sa mule à travers les 2,3 km du tunnel !
Imaginez la scène : une mule chétive, une vieille corde jaune attachée au cadre de la moto, et moi, essayant de garder l’équilibre sur une chaussée glissante dans le noir total, éclairé par de petites ampoules.


À la sortie du tunnel, le défi continue : des rues escarpées faites de pierres lisses et glissantes, bondées de monde. J’ai fini par trouver une superbe chambre à moitié prix après avoir négocié ferme.

Jour 8 : Le calme après la tempête #
Lundi matin, le village a retrouvé son calme. J’en ai profité pour faire une randonnée de 10 km dans les montagnes environnantes. La vue sur le plateau est une juste récompense pour les efforts de la veille.


Real de Catorce est un endroit magique qui me rappelle exactement pourquoi j’ai entrepris ce voyage. C’est un village chargé d’histoire (ancienne cité minière) qui semble figé dans le temps.
Pour en savoir plus sur ce lieu unique : Wikipedia - Real de Catorce