2016-09-15 et 2016-09-16
- Jour 4 : Austin, TX à Santiago, NL (690 km - 9h00)
- Jour 5 : Santiago, NL à Linares, NL (130 km - 2h45)
Pouvez-vous croire que je me suis rendu en moto au Mexique !
La frontière : Laredo-Columbia Solidarity #
J’ai quitté Austin vers 6h00 pour éviter le trafic. Sur les conseils de voyageurs, j’ai choisi le poste frontière de Laredo-Columbia Solidarity.
Note technique : La route 255 menant au poste est à péage électronique uniquement. Sans puce, j’ai dû m’arrêter pour créer un compte par téléphone afin d’éviter une amende. Une fois aux lignes, le passage a été un charme : 15 minutes pour valider mon permis d’importation (déjà acheté en ligne) et payer mon permis de touriste (28 $ US).

Bienvenue sur une autre planète #
Dès les premiers kilomètres, le contraste est frappant. Sur la route nationale, des camions roulent à 130 km/h dans des zones de 80, frôlant des piétons qui marchent sur le bord de la route sans accotement. Personne ne bronche. Tout semble, et finalement est, normal.
J’ai décidé de délaisser les autoroutes payantes pour les routes locales. C’est la meilleure façon de s’imprégner de la culture et de ralentir la cadence.
Le chaos de Monterrey #
Toute bonne chose a une fin : pour atteindre le village de Santiago, je devais traverser Monterrey. Une ville de quelques millions d’habitants où la conduite est un sport de combat.
À Monterrey, “3 voies” ne signifie absolument rien. On se fait dépasser par la droite dans le terre-plein par des camions, par la gauche par des vieilles voitures bondées, tout en évitant des autobus arrêtés et des piétons qui slaloment entre les véhicules à 100 km/h. Montréalais d’origine, j’ai l’habitude du trafic, mais ici, c’est multiplié par dix. Je m’en suis sorti vivant, mais avec une bonne dose d’adrénaline.
Santiago et la Fiesta de l’Indépendance #
J’arrive enfin à Santiago, un Pueblo Mágico. Mauvaise surprise : c’est la fête de l’Indépendance et tout est complet. Épuisé, je finis par trouver un lit en dortoir pour 15 $. Coup de chance : je suis seul dans la chambre ! La propriétaire me laisse même entrer la moto dans l’atelier pour la nuit.


Le soir, le village s’enflamme. Musique, feux d’artifice, parades et une foule joyeuse. Malgré le vacarme et un orage monumental, j’ai dormi comme un bébé.


En route vers Linares #
Le lendemain, après avoir assisté à une parade de chevaux, je prends la route vers Linares. J’ai fait un détour par la campagne via le village de San Miguel.
La route était dans un état piteux (gravier, inondations), ce qui m’a forcé à me réhabituer rapidement au poids de la moto après 4 000 km de lignes droites. Les sourires des locaux à mon passage sur mon “cheval de métal” valaient bien quelques sueurs froides.

Arrivé à Linares, je m’installe à l’hôtel Guidi. Je termine la journée avec un burger, des frites maison et deux bières dans un petit resto local. Le tout pour 3,50 $. Bienvenue au Mexique !

