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Jour 111 à 115 - Argentine - La Routa 40 et Mes Premiers Pas en Patagonie

·3533 mots·17 mins
  • 2017-01-28 - Jour 111 - Cochrane, CL à Gobernador Gregores, AR (439 km - 8,5 hrs)
  • 2017-01-29 - Jour 112 - Gobernador Gregores, AR à El Chalten, AR (296 km - 5,5 hrs)
  • 2017-01-30 - Jour 113 - El Chalten, AR
  • 2017-01-31 - Jour 114 - El Chalten, AR à El Calafate, AR (218 km - 2,75 hrs)
  • 2017-02-01 - Jour 115 - El Calafate, AR à Glacier Perito Moreno, AR (151 km - 2 hrs)

La Carretera Austral fut un réel défi, mais la fameuse Route 40, menant à la Terre de Feu en Argentine, risque fort bien de s’avérer encore plus difficile de par son isolement, mais aussi, à cause de certaines portions de route qui sont frappées par de forts vents, mais aussi, de très piètres qualités.

Comme si ce qui m’attendait n’était pas suffisant, j’ai décidé d’emprunter une route isolée. La majorité des gens vont se diriger vers Chile Chico, mais j’ai plutôt décidé, suite aux judicieux conseils de Daniel (de motopatagonia.com, rencontré à Pucon), de m’aventurer vers le Paso Rodolfo Roballos, menant vers l’Argentine et la fameuse route 40.

J’ai quitté mon superbe hôtel 5 étoiles (sans commentaires!!!) vers 9h30, ce qui est quand même un peu tard. Depuis mon départ de Santiago, j’ai tendance à me manger et me coucher un peu tard et il m’est un parfois difficile de démarrer la machine le matin! Le soleil se couche tardivement ici donc c’est un peu moins problématique. La matinée est fraîche et je dois enfiler ma veste chauffante. Quel bonheur d’avoir cette pièce d’équipement avec moi.

Je dois retourner 20 kilomètres vers le nord afin d’emprunter l’embranchent vers l’est. Rapidement, le paysage se métamorphose, passant de montagnes verdoyantes à un paysage plus désertique.

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Je fais rapidement connaissance avec de nouveaux amis, mais ils ne sont pas très sociaux. Ils sont très gênés et courent très vite!

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Le chemin s’étire ainsi pour plusieurs dizaines de kilomètres. Je ne croise que 2 ou 3 voitures, mais fais la rencontre de 2 Canadiens en moto. Ils sont de la Colombie-Britannique. J’y reviens un peu plus loin.

La route semble s’allonger à l’infini. Cela me rappelle un peu quand je me suis retrouvé une route perdue dans les montagnes du Pérou. La différence ici, ce qui aide à être plus serein et à apprécier le paysage, est que je sais que c’est une route officielle et où elle mène! Les moments passés sur ce long tronçon ont été parmi les plus beaux moments du voyage. Météo parfaite, isolement, route de gravier en bon état, plusieurs animaux pour me divertir, et tout ces ingrédients réunis pour un sentiment de pur bonheur!

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Après quelques heures, j’arrive au poste douanier chilien. La procédure prend 5 minutes et les 2 agents sont ultras sympathiques. Pourquoi ce n’est toujours pas aussi simple de passer une frontière?

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C’est un endroit isolé, mais je ne suis clairement pas le premier à passer par ici! C’est quand même touchant, car je n’ai reconnu certains autocollants de personnes que j’ai suivis sur le web pendant plusieurs mois. Maintenant, c’est moi qui suis ici, à 24000 km de Montréal, perdu à la frontière du Chili et de l’Argentine, en Patagonie!!!

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Je me dirige ensuite vers le bureau des carabineros argentins, situés 15 km à l’est. Le tout est aussi très simple et rapide. J’importe ma moto ainsi que moi-même en quelques minutes. À noter, on ne m’a pas demandé de preuve d’assurance. Mon véhicule peu rester dans le pays 6 mois. Pour ma part, j’ai un visa de touriste de 3 mois, mais ce n’est pas tellement important, car je vais retourner au Chili dans quelques jours.

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Je ne suis pas un grand amateur d’égoportraits, mais je n’ai pu résister ici. Ma grosse face gâche un peu la photo, vous comprenez pourquoi je n’utilise pas cette technique trop souvent!

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En entrant en Argentine, 3 choses se produisent….

  • La région devient presque instantanément quasi désertique
  • Les forts vents Patagonien, si fameux partout sur les blogues ce ceux qui sont passés ici, font leur apparition
  • La qualité de la route se dégrade beaucoup
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Certains passages sont carrément dangereux et il est essentiel d’être totalement concentré sur la conduire. Le gravier n’est pas comme ce qu’on retrouve en Amérique du Nord. Les pierres ne sont pas concassées. Ici, la route est composée de grosses roches rondes. Si 4 roues, c’est difficile, car il est facile d’endommager les composants sous la voiture. En moto, c’est carrément comme tenter de marcher sur une planche de surf ou un plancher de billes.

J’ai, à plusieurs reprises, presque perdu la moto et tombé au sol, mais par chance, pas pour cette fois.

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Après plusieurs jours sur le gravier, cette vision fut un pur bonheur!

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Même si les vents étaient extrêmement forts, le bitume et la moto font une excellente paire! J’ai même pu, à un certain moment, quand le vent venait de derrière, rouler à près de 180 km/h sans ressentir quoi que ce soit, en silence, comme si j’étais arrêté! C’est vraiment spécial.

À l’opposé, quand je dois combattre celui-ci, je suis heureux d’avoir une moto équipée d’un bon pare-brise et une bonne protection pour les jambes. Je lève mon chapeau aux gens qui passent par ici sur des plus petites motos. Cela doit être très épuisant de combattre cette effroyable force. Malheureusement, il est un peu difficile de prendre le vent en photo!

Un des problèmes en Patagonie Argentine est le ravitaillement en essence. J’ai aussi la chance d’avoir une moto ayant une autonomie normale de plus de 500 kilomètres. Certaines motos ne peuvent parcourir que 200 ou 250 kilomètres, ce qui ne doit pas être évident ici. Exemple très concret, j’ai parcouru environ 250 km entre Cochrane et ce point d’essence dans le mini village de Bajo Caracoles.

Et bien devinez quoi, les responsables ont tout simplement décidé de fermer les pompes, car c’était la fête d’un de leurs amis, et parce qu’ils devaient absolument participer à la fiesta! Quand même, si j’étais le seul endroit où les gens devaient faire le plein à des centaines de kilomètres à la ronde, je planifierais possiblement un horaire afin de pouvoir les servir, pour ne pas dire, les aider!

Morale de cette histoire, amener avec soit beaucoup de patience ou planifier assez d’essence pour avoir le luxe de pouvoir passer un des points de ravitaillement sans souci.

J’ai choisi la deuxième option!

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Tout est bien, j’avais amplement d’essence pour me rendre au prochain point de ravitaillement, le superbe (lire: le contraire) village de Gobernador Gregores. Ce n’était malheureusement pas le cas pour plusieurs voyageurs qui attendaient dans le stationnement qui attendait depuis plusieurs heures.

Dans cette ville qui est un arrêt presque obligatoire plus qu’un endroit à visiter, je me suis payé le luxe du plus luxueux hôtel à des centaines de kilomètres à la ronde (voir des milliers!) Heureusement, il était passablement abordable (environ 50$).

Ça fait du bien de dormir au chaud, sans bruit, dans un endroit propre et moderne avec un lit qui ne date pas du siècle précédent!

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Il ventait très fort dans le village et je ne pouvais donc pas cuisiner (quasi impossible d’allumer mon réchaud). J’ai donc cherché un petit restaurant, mais j’ai constaté 2 choses.

Premièrement, les prix sont fous, ensuite, après avoir trouvé un petit endroit pas si pire, j’ai constaté que les gens fument à l’intérieur des bars et restaurants. Oui oui, en 2016! Dégueulasse et hors de question que je passe plus de 30 secondes dans cet endroit qui sentait le fond de cendrier.

Je me suis donc procuré 4 bons empanadas dans une boulangerie du coin pour quelques dollars, ouvert une bouteille de vin, que je traîne toujours avec moi pour des urgences de la sorte, et profité de ma chambre propre et luxueuse!

Ce Gaucho a passé la soirée sur son cheval avec sont chien à braver le vent et le froid. Un vrai combattant! Où peut-être ai-je un peu trop bu de Quilmes (la bière locale!)?

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Le lendemain, un défi de taille m’attendait.

En effet, une portion de la route 40 n’est pas pavée et a une sale réputation! Grosses pierres, trous, construction, mais surtout le vent, qui rend la conduite en moto difficile, voir parfois, impossible. Il est d’ailleurs fortement recommandé de ne pas s’y aventurer en cas de pluie, car certaines portions sont en terre et deviennent très boueuses.

La première portion, faisant environ 70 km, est pavée et en parfait état. Le vent y est toutefois très fort, mais je lui fais un gros doigt d’honneur et parcours la distance en un peu plus de 35 minutes (faites les calculs!).

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Par la suite, la route ressemble à cela…

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Avec cette fâcheuse conséquence…

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La seule chose qui rend possible la circulation en moto sur cette route est, pour le pilote, de suivre les sillons faits par les véhicules à 4 roues. Celle-ci a environ de 30 à 60 centimètres de largeur. Je dois donc constamment me concentrer afin de ne pas dévier de ma trajectoire. Même regarder dans les rétroviseurs est difficile et me fait parfois dévier légèrement de ma course, mais c’est tout ce qui nécessaire pour que la roue avant atteigne une des bordures de pierre qui sont présentes de chaque côté de la trace.

Il n’est pas possible pour une personne ne conduisant pas une moto de comprendre la sensation quand la celle-ci se retrouve dans ce type de situation. Je vous jure qu’il est même parfois difficile de marcher dans ce type de gravier tellement c’est instable et creux.

Je ne suis pas un pilote de course, je ne suis pas un grand motocycliste, je n’ai jamais fait de motocross ou d’enduro, mais j’ai quand même un peu d’expérience sur le gravier, au guidon d’une grosse GS. Quand la trace que je suivais a tout bonnement disparu et que je me suis retrouvé dans 30 centimètres de gros gravier, il n’y avait rien à faire. Je savais que j’allais tomber.

Le problème, c’est que je roulais quand même entre 60 et 70 km/h.

La première chose à faire quand le terrain devient plus mou (sable, gravier, boue) est d’accélérer. En effet, le fait de transférer le poids de la moto vers l’arrière permet de prendre de vitesse et d’augmenter l’effet gyroscope produite par les roues (désolé si je n’utilise pas les bonnes notions de physique!) et d’augmenter, par le fait même, la capacité de la moto à rester verticale malgré les forces contraires qui sont appliquées.

Ce matin, il y avait simplement trop de forces qui travaillaient contre moi. Le gravier était trop profond, les pierres trop grosses et le vent était trop fort. Mon choix s’est donc résolu à comment j’allais coucher la moto! J’ai bien essayé d’accélérer un peu, mais j’ai rapidement réalisé que j’allais me retrouver au sol. J’ai ensuite tenté de ralentir le plus doucement possible avec le frein arrière, mais le choc fut violent.

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Par chance, les dommages sont très mineurs. C’est comme si le gravier profond avait amorti le choc. Le panier droit est déformé, il y a quelques égratignures sur les protecteurs, mais heureusement, uniquement sur la moto! Je suis OK, si jamais quelqu’un se le demandait! :)

Toutefois, une des choses un peu ironiques est que malgré tout, j’avais un total fou rire, comme si je savais que ça allait se produire et que finalement, c’est arrivé. Mais aussi c’est comme si maintenant c’était une formalité, ou quelque chose d’anodin, de retrouver sa bête de 250 kilos à l’horizontale, en train de faire une petite sieste (comme dirait mon ami Peter P.!).

C’était ma troisième chute en 24000 km. Pas si mal quand même! Juste assez pour commencer à ne plus trop m’en faire avec cela. Évidemment, ça reste toujours une forme d’échec de laisser tomber sa Gorda, après tout, ma seule responsabilité envers elle est de la garder sur ses 2 roues! Mais ses cicatrices ne feront que nous rappeler notre superbe aventure!

Je devais enlever mon sac à dos afin de pouvoir relever la moto, mais j’ai pris le temps d’en rire et de prendre quelques clichés.

Dans la carrière précédente, j’ai longtemps étudié à comprendre et je me suis entraîné à combattre l’effet de la vision tunnel lors des situations de crise. Voici un bel exemple de mon échec! Pendant tout ce temps, je n’avais même pas aperçu que j’avais cet ami qui me regardait d’une distance de seulement quelques mètres, certainement après avoir fait le saut causé par tout le vacarme produit par La Gorda embrassant le gravier et en se disant: “Qu’est cet imbécile de Canadien fait ici à me déranger pendant mon lunch!”.

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Environ 70 kilomètres plus loin, je croise, au milieu de rien du tout, le petit village de Tres Lagos.

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Il y a beaucoup d’action dans la ville cet après-midi!

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Revenons aux 2 motos que j’ai croisées la veille au Chili, en route vers la frontière. Alors que je prenais une pause, ils sont passés devant moi et en ont profité pour faire un petit arrêt. Nous avons partagé nos histoires et continué nos chemins respectifs. Ils sont super sympathiques et très bien préparés. Ils voyagent beaucoup plus léger que moi! Je les ai quand même dépassés à bonne vitesse la veille, sur la route de gravier! Boys will be boys right! :)

Je n’ai malheureusement pas leur nom, mais je leur lève mon chapeau de voyager de cette façon, avec chacun sa moto, faisant du camping presque chaque soir. Je pourrais aussi le faire, mais pour plusieurs raisons, je décide, la plupart du temps, de me prendre une chambre. Je sais à quel point il faut travailler fort pour camper à la fin d’une longue journée de moto. Le faire soir après soir, et surtout dans un endroit comme la Patagonie, où la nature a totalement le contrôle sur vous, est un exploit que j’admire. Bravos!

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Les derniers 150 km se font sur une route superbe, surtout en arrivant près de El Chalten, où d’immenses montagnes et glaciers font soudainement leur apparition. Ah oui, j’oubliais, la pluie aussi!!!

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Les prix pour se nourrir et dormir dans cette ville sont complètement prohibitifs. La veille, j’avais réservé une humble chambre dans un hostal pour 115$ par nuit. Ouf!

Ma technique ici diffère un peu du reste du voyage. Tout d’abord, je fais des recherches avec hotels.com ou booking.com. J’utilise aussi Google Maps et l’application iOverlander.com.

Je suis réticent à réserver en ligne, car si quelque chose se produit et que je ne suis pas en mesure de me rendre à destination, je suis pris à quand même payer pour ma nuit.

Ce que je fais, pour éviter ceci, est de contacter l’hôtel directement afin de réserver par téléphone. Ici, comme à peu près partout en Amérique latine, on ne demande pas de fournir de numéro de carte de crédit. Je suis donc libre de me rendre ou non.

Dans le cas présent, j’ai réussi, en faisant quelques arrêts dans le village, à me trouver une super grande chambre pour 35% de moins! Comme je fais toujours, j’ai quand même pris le temps de contacter l’autre hôtel afin de canceller. C’est une question de respect et c’est, je crois, toujours apprécié, surtout dans les petits établissements.

Malheureusement, les vents étaient fort violents et la pluie s’est mise de la partie. J’ai donc relaxé un peu dans ma super grande chambre et préparé mes choses pour la randonnée que je prévoyais faire le lendemain.

Je suis sorti me chercher une grosse bière froide au marché situé près de mon hôtel. La ville est très dynamique, remplie de touristes, mais avec une “vibe” positive. Les gens qui sont ici ont travaillé (ou payée) fort pour s’y rendre et la majorité est ici pour faire de la randonnée et du plein air.

Malheureusement, la conséquence est que l’offre n’arrive pas a soutenir la demande et les prix des restaurants sont prohibitifs. Je me suis résolu, encore une fois, à manger de bons empanadas sur le pouce!

Certains doivent penser que je suis un peu gratteux.

Oui, vous avez raison, je le suis un peu, mais il faut mettre le tout en perspective. Je suis en voyage depuis le mois de septembre. Je dois payer le gros prix pour presque chaque minute que je dors et chaque calorie que je mange. Je fais de gros efforts pour garder les coûts de ce voyage raisonnables, mais en Patagonie, c’est chose difficile.

Le village de El Chalten, pendant les quelques minutes par année où il n’est pas couvert par les nuages et la pluie!

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Le matin du 30 janvier, j’ai fait un superbe trek vers le mirador de Fitz Roy. Le sentier débute dans la ville donc pas besoin de conduire. Quel bonus! Il vente très fort et le temps est très variable. Et quand les nuages se dissipent, il faut faire vite pour prendre quelques photos!

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Les passages en forêt son impressionnant. Les arbres témoignent bien de la rudesse du climat et comment ceux-ci doivent combattre les éléments saison après saison pour survivre.

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En quelques minutes, les nuages font leur apparition!

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Le sentier comme tel fit environ 10 kilomètres et n’est pas difficile ni technique, mais est quand même assez long et surtout, très exposé. Il faut donc prévoir de bons vêtements pour le froid, le vent et la pluie. À noter que le dernier kilomètre est assez escarpé, mais rien de tragique.

Après 3 heures de marche, j’arrive au mirador. Malheureusement, la couverture nuageuse gâche le spectacle, mais pas le bonheur du randonneur!

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Le matin suivant, j’ai finalement eu la chance de contempler le spectacle pour lequel autant de gens se déplacent ici!

Impressionnant!

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Je me suis ensuite dirigé vers El Calafate, une ville proprement dite, mais quand même avec un attrait et une ambiance très touristique. La rue principale, qui se nomme, comme dans 99% des autres villes d’Argentine, San Martin, est bondée de restaurants et commerces touristiques. Bien que l’endroit est plaisant, je dois admettre que je commence à avoir hâte de sortir de ce circuit voué au tourisme et un peu trop artificiel à mon goût…

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Lors de mon passage sur la Carretera Austral, j’avais fait la rencontre d’un couple d’Atlanta ayant loué une moto au Chili et faisant presque le même parcours que moi, mais uniquement jusqu’à Puerto Natales. C’est quand même spécial de se retrouver dans une petite épicerie de quartier, dans un autre pays, plus de 1000 km plus au sud! Cette fois, nous avons pris le temps d’échanger nos coordonnées et qui sait, nous nous croiserons peut-être d’ici la fin de leur voyage.

Conduire une GS en flip-flops??? Hem, pas certain!

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Le 1 février déjà! La journée est consacrée uniquement à la visite du fameux glacier Perito Moreno, un endroit ultra touristique, mais aussi un arrêt obligatoire en Patagonie.

La chance est avec moi et j’ai droit à une journée presque sans vent et un superbe 21 degrés! L’été est de retour et la saison des égoportraits aussi. Deux fois en autant de jours! Mais j’ai une bonne excuse, c’est quand même rare de trouver un arrêt de la sorte avec une grosse roche parfaitement disposée pour y placer la caméra.

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Périto Moreno est à environ 75 kilomètres de El Calafate. La route est superbe et vaut pour elle seule le détour.

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Et le petit glacier aussi!

Impressionnant!

Il est très difficile de démontrer la magnitude d’un tel site en photo, surtout avec une petite caméra de poche et un iPhone!

Voici le premier test. Est-ce que vous voyez le bateau qui navigue proche du glacier? Indice. Il est en plein centre de la photo.

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Le voici avec l’aide du zoooooom de mon super Canon à 100 $ ! Même si cela ressemble à une barque, c’est un bateau avec une centaine de passagers. Cela donne une petite perspective de l’ampleur impressionnante du glacier — enfin, de la partie visible. Plusieurs dizaines de kilomètres ne sont pas visibles derrière, et de nombreux mètres se trouvent également sous l’eau.

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Je ne suis pas le seul aventurier à vouloir visiter cette merveille de la nature.

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Encore un selfie ??? Non non ! Techniquement, ce n’en est pas un puisque quelqu’un d’autre a pris la photo.

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Le glacier fait plus de 60 mètres de haut.

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Une passerelle est construite tout au long du parcours.

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Cette petite protubérance fait… 200 mètres de haut !

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Quand l’un de ces mastodontes se détache de la paroi, le son est impressionnant, unique et intimidant.

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Juste avant l’heure du souper, j’ai été invité par la station de radio locale pour une entrevue afin de décrire mon voyage et ma préparation. Cool ! Et tout cela en espagnol. Merci à Sivia Sotelo Echeverria de FM 100,3 El Calafate pour cette expérience unique !

La Route 40 n’a pas été facile, mais j’étais prêt pour des souvenirs impérissables et j’ai enfin pu démystifier un endroit que je voulais découvrir depuis de nombreuses années!

Demain, je retourne au Chili et j’entame l’approche finale vers ce qui sera le point le plus austral de mon voyage. La Terre de Feu, aussi connue sous le nom d’El Fin del Mundo, la Fin du Monde.