


[{"content":" Bonjour à tous et bienvenue sur cette toute première page de mon blogue !\nAujourd\u0026rsquo;hui est le grand jour où je l\u0026rsquo;ai annoncé à mes collaborateurs : je quitte mon poste et la compagnie pour poursuivre un rêve qui me hante depuis des années.\nObjectif : Sauter sur ma moto et tenter de me rendre à Terra Del Fuego en Argentine à partir de Montréal, Canada !\nLe départ est prévu en septembre. Même si la préparation est déjà bien avancée, il me reste quelques semaines pour préparer l\u0026rsquo;équipement, mais surtout, pour me préparer mentalement à tout laisser derrière et me lancer dans cette folle aventure.\nJ\u0026rsquo;ai mis en place ce site car j\u0026rsquo;ai énormément profité de blogues de motocyclistes qui ont déjà fait ce voyage et je désire moi aussi faire profiter les futurs voyageurs d’aventures de mes bons et moins bons coups, des endroits à ne pas manquer ou de ceux à oublier ! Ce sera aussi une manière de garder une trace de ce périple unique qui risque d\u0026rsquo;être une expérience unique dans la vie !\nLes prochains posts décriront le processus de préparation de la moto, des équipements, et mon itinéraire jusqu\u0026rsquo;à mon départ.\nN\u0026rsquo;hésitez pas à participer en laissant vos commentaires. Vos suggestions sont les bienvenues !\n","date":"15 avril 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/01_it-begins/","section":"Journal","summary":"Aujourd’hui est le grand jour : j’ai annoncé que je quittais mon poste pour poursuivre un rêve qui me hante depuis des années.","title":"Une Première Étape de faite!","type":"post"},{"content":"Quand je partage de mon plan de voyage avec mes amis, j\u0026rsquo;ai toute sorte de réactions, mais elles se résument par cet exemple : « Quoi, tu pars 6 semaines en Argentine, c\u0026rsquo;est incroyable ! ». Je leur réponds tout doucement : « Non, non, pas je n\u0026rsquo;ai pas dit 6 semaines, je quitte pour 6 mois, de Montréal jusqu\u0026rsquo;à l\u0026rsquo;Argentine\u0026hellip; ! » La surprise est toujours de mise et la même question revient continuellement : \u0026ldquo;Pourquoi\u0026rdquo; ?\nC\u0026rsquo;est évidemment une très bonne question qui me hante quotidiennement. La réponse toutefois, n\u0026rsquo;est pas si simple.\nJe travaille depuis que j\u0026rsquo;ai 18 ans. J\u0026rsquo;ai eu une longue carrière dans la fonction publique. J\u0026rsquo;ai servi le citoyen, mes patrons, le syndicat\u0026hellip;\nJ\u0026rsquo;ai pris ma retraite il y a 3 ans et prévoyais partir à ce moment, mais une opportunité unique de gérer une équipe dans une boîte informatique s’est pointée et je n’ai pu refuser. C’est un domaine complètement différent de ma première carrière, mais qui me passionnait tout autant, sinon plus.\nCe fut finalement un excellent choix et une expérience incroyable. J\u0026rsquo;ai travaillé avec une équipe de jeunes surdoués et j\u0026rsquo;ai appris énormément sur l\u0026rsquo;entrepreneuriat. Merci encore à tous ces jeunes pleins de talents qui m\u0026rsquo;ont loyalement supporté durant ces années !\nMais retournons un peu plus en arrière afin de comprendre ce qui me motive présentement.\nIl y a une dizaine d\u0026rsquo;années, je suis passé tout bonnement devant un concessionnaire de motos BMW et j\u0026rsquo;ai fait l\u0026rsquo;erreur de rentrer, vous savez, \u0026ldquo;juste pour voir\u0026rdquo;. J\u0026rsquo;ai tout de suis été convaincu que la BMW R1200GS était pour moi. Pas nécessairement pour mon amour de la moto car bien sûr, j\u0026rsquo;avais quelques montures dans ma jeunesse, mais plutôt parce celle-ci, en particulier, représentait une passion inébranlable chez moi : l\u0026rsquo;aventure.\nJ\u0026rsquo;adore voyager.\nJ\u0026rsquo;adore découvrir de nouveaux horizons, cultures, personnes. J\u0026rsquo;aime me retrouver sur une nouvelle montagne et y gravir son sommet, ou tout autant me perdre à parcourir à pied une ville, et m\u0026rsquo;y imprégner de ses quartiers, découvrir le petit restaurant unique ou une charmante boutique offrant des objets uniques et mémorables.\nComme j\u0026rsquo;ai commencé à travailler très tôt, cette passion est donc apparue un peu sur le tard. J\u0026rsquo;ai initialement visité l\u0026rsquo;Europe, mais c\u0026rsquo;est surtout mes voyages en Amérique du Sud qui m\u0026rsquo;ont fait découvrir une société très différente et qui a piqué ma curiosité. De tous les pays visités, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;Argentine qui a retenu mon intérêt. Lors de quelques séjours allongés à Buenos Aires, j’ai appris la langue, je me suis imprégné de la culture et toujours gardé une relation très étroite avec ce pays.\nLe goût de voyager fait partie de l\u0026rsquo;explication qui me pousse dans la présente aventure.\nJe vais avoir 50 ans en septembre 2016. Je me sens encore jeune, mais quand même, 50 ans c\u0026rsquo;est 50 ans ! Il y a toujours des raisons pour nous empêcher de vivre nos rêves. Celle-ci est certainement une motivation à ne plus attendre\u0026hellip;\nD\u0026rsquo;un autre côté, la vie dans une grande ville comme Montréal est incroyable.\nWatch on YouTube: View Video La vibration est passionnante. Mon quartier est plein de vie, je possède une maison confortable, une conjointe exceptionnelle, des amis incroyables. J\u0026rsquo;ai tout ce que quelqu\u0026rsquo;un pourrait rêver d\u0026rsquo;avoir (vu de ma perspective !).\nMais oui, il y a un autre facette à cette histoire. Ici, tout va très vite. Le stress, le trafic, le bruit, les obligations. Bien que nous soyons choyés avec de beaux grands parcs et de vieux arbres centenaires, je vis dans un univers de béton, d\u0026rsquo;asphalte et de brique.\nLa nature me manque.\nJ\u0026rsquo;ai besoin de décrocher, de reconnecter avec celle-ci, avec le silence, une nuit de camping improvisée quand j\u0026rsquo;en ai le goût, une randonnée sur une montagne dont je ne connais pas le nom. J\u0026rsquo;ai peut-être probablement besoin de ne pas être confortable pendant quelques mois afin de mieux apprécier ce que la vie a à m\u0026rsquo;offrir dans ma réalité montréalaise.\nCeci est certainement une grosse part de l\u0026rsquo;équation.\nLa prochaine chose qui me vient en tête est l\u0026rsquo;hiver. Gilles Vigneault, un parolier bien connu dans ma province, décrit très bien le Québec : \u0026ldquo;Mon Pays ce n\u0026rsquo;est pas un Pays, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;hiver\u0026hellip;\u0026rdquo;. Cette réalité québécoise a fait de nous un peuple qui vit en grande majorité du temps à l\u0026rsquo;intérieur, surtout l\u0026rsquo;hiver évidemment. Quand le printemps arrive, toujours trop tardivement, c\u0026rsquo;est un peu la fin de l\u0026rsquo;hibernation et nous osons sortir le bout du nez dehors afin de voir s\u0026rsquo;il va geler ou non. Mais heureusement, l\u0026rsquo;été finit quand même toujours par se pointer.\nEt cet été est incroyable dans notre pays nordique, mais il nous quitte toujours trop rapidement, et il n\u0026rsquo;en reste pas moins que l\u0026rsquo;hiver peut parfois être dur physiquement et mentalement. Personnellement, même si j\u0026rsquo;adore jouer au hockey et le changement des saisons, je le trouve de plus en plus long et difficile à apprécier.\nCe voyage sera donc la quête d\u0026rsquo;un été de 12 mois pour 2016/2017 ! C\u0026rsquo;est un peu comme dire à ma mère : \u0026ldquo;Maman, je vais jouer dehors\u0026hellip; pour 6 mois !\u0026rdquo;, mais sans la souffrance de se geler les pieds !\nFinalement, le dernier mot qui me vient à l\u0026rsquo;esprit est la liberté.\nJ\u0026rsquo;ai travaillé 30 ans à plaire à tout le monde, à aider mes patrons dans leurs projets et à planifier ce que je désirais faire de ma vie uniquement durant les vacances qui devaient souvent être planifiées des mois à l\u0026rsquo;avance.\nJ\u0026rsquo;ai besoin de cesser de servir et d\u0026rsquo;avoir un projet qui est le mien et qui n\u0026rsquo;a de répercussions que pour moi-même.\nMais plus important encore, cette fois, je désire que ce projet n\u0026rsquo;ait aucun rapport avec la carrière ou à l\u0026rsquo;argent.\nJ\u0026rsquo;ai le goût de me lever chaque matin et de n\u0026rsquo;avoir qu\u0026rsquo;à penser à une chose : conduire vers le sud et découvrir tout ce qu\u0026rsquo;il y a entre ici et la fin de la route en Patagonie. Ceci est la goutte qui me pousse aujourd\u0026rsquo;hui à passer par dessus mes craintes et me lancer dans cette aventure.\nCar oui, il y en a des craintes !\nVais-je avoir des problèmes mécaniques, des chutes, vais-je être malade, vais-je me faire voler, vais-je manquer d\u0026rsquo;argent, vais-je avoir froid, ou chaud, vais-je me perdre, vais-je m\u0026rsquo;ennuyer de ma copine, ma mère, et mes amis ? Probablement que oui est la réponse à la majorité de ces questions, mais c\u0026rsquo;est justement de défi d\u0026rsquo;attaquer les possibles embuches, les unes après les autres, qui vont faire de ce périple un souvenir impérissable et je l\u0026rsquo;espère, m\u0026rsquo;aidera à devenir une meilleure personne.\nLes prochains posts aborderons justement comment planifier et se préparer pour diminuer au maximum celles-ci !\n","date":"1 mai 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/02_why-am-i-doing-this-trip/","section":"Journal","summary":"La question revient continuellement : ‘Pourquoi ?’. C’est une question qui me hante quotidiennement et la réponse n’est pas si simple.","title":"Pourquoi donc un tel voyage ?","type":"post"},{"content":"La préparation d\u0026rsquo;un voyage de moto qui risque de durer plus de 6 mois sur une distance de plus de 20 000 km ne se fait pas à la légère. Ce n\u0026rsquo;est pas un exercice d\u0026rsquo;improvisation et nécessite une planification rigoureuse et méticuleuse afin de réduire au maximum les risques afin de s\u0026rsquo;assurer que le temps passé à voyager soit pour l\u0026rsquo;aventure et le moins possible pour gérer les problèmes !\nJe me prépare de différentes façons depuis près de 10 ans !\nLa première étape fut de choisir la bonne moto. Tout cela est une question de préférence et de goût et les choix sont multiples. Le mien s\u0026rsquo;est arrêté sur une BMW R1200GS Aventure. Petit historique du pourquoi de cette décision\u0026hellip;\nEn 2007, j\u0026rsquo;ai acheté une R1200GS.\nCette année-là, j\u0026rsquo;ai parcouru 20 000 km et j\u0026rsquo;ai adoré mon expérience mais certaines lacunes observées m\u0026rsquo;ont poussé à me tourner vers le modèle Adventure de la même série, qui offrait les avantages suivants :\nAugmentation substantielle de l’autonomie grâce à un réservoir permettant de faire 600 km Transmission Enduro pour une conduite plus facile hors route ou quand la moto est chargée de lourds bagages avec une 1re vitesse plus courte Meilleure protection avant avec un pare-brise plus grand Meilleure protection des jambes contre le vent via un réservoir à essence plus gros Suspension électronique permettant des ajustements de conduite pour les diverses conditions routière, tel les routes cahoteuses, le hors-route ou avec passager et bagages Un système électrique plus puissant pour les accessoires tels une veste chauffante, gants chauffants, GPS, recharge de cellulaire Position de conduite plus haute, un avantage dans les sentiers ou les routes accidentées Valise de rangement en métal (plus solide, plus d’espace, plus sécuritaire) Meilleur éclairage (phares d’appoint) Prises électriques pour accessoires Roues à rayons (plus solide) En 2008, je me suis donc procuré une R1200GS mais cette fois, version Aventure. J\u0026rsquo;ai parcouru le Canada et me suis rendu à Inuvik, au nord cercle polaire canadien.\nVoici ce que j\u0026rsquo;ai retenu de positif de cette aventure :\nLes points forts de ma préparation :\nGPS : obligatoire ! Et le modèle choisi (GARMIN Zumo 550) fut parfait. Je n’ai pas de temps à perdre à me perdre. Support GPS Touratech verrouillable : permet une tranquillité d’esprit quand on quitte la moto quelques minutes. Veste chauffante : Indispensable. J\u0026rsquo;ai maintenant le modèle de marque Powerlet, permettant l\u0026rsquo;ajout de gants. Suspension électronique ASC : Procure de nets avantages lors de la conduite hors route chargé lourdement. Throttle Lock : Permet de bloquer la poignée de l’accélérateur et de reposer le bras. Mécanique de base : Le fait d’avoir pratiqué les changements de pneus et d’avoir fait un démontage sommaire sécurise. Les points faibles à travailler ou à modifier :\nGants BMW AllRound : N’offrent pas suffisamment de protection contre le froid et la pluie. Je porte maintenant des gants chauffants et une coquille Art\u0026rsquo;ericx. Sac de couchage : Mon sac +7 était trop juste. Il faut prévoir un sac de type -7 pour ce genre de voyage. Système de transport de bagage : Ajout d\u0026rsquo;un sac de type Dry bag verrouillé avec un filet Packsafe. Éclairage : Les phares de série ne sont pas suffisants. J\u0026rsquo;ai modifié mon système au HID. Siège : Le siège d’origine n\u0026rsquo;est pas conçu pour de longues journées. J\u0026rsquo;ai fait l’acquisition d’une selle Sargent, toute une différence ! Casque : Le Nolan N102 était trop lourd et bruyant. Je me suis tourné vers le casque BMW System 6 que j\u0026rsquo;adore ! Ces nombreux changements ont été testés en 2011 lors d\u0026rsquo;autres longs voyages (Labrador, Terre-Neuve, Ouest Américain). Rien n\u0026rsquo;est parfait mais j\u0026rsquo;ai confiance que ma préparation sera efficace.\nEn 2010, la moto avait déjà plus de 130 000 km donc je l\u0026rsquo;ai vendue pour acquérir le modèle identique, version 2010. C\u0026rsquo;est sur cette moto que je ferai mon périple en 2016. Elle a maintenant 53 000 km au compteur.\nLa préparation de cette aventure se fait donc en 6 étapes :\nAchat initial de la motocyclette Pratique, pratique, pratique Ajustements et tests Liste des différents équipements et items à apporter Documentation, photos et disposition des bagages Entretien mécanique de la moto avant le départ Les prochains articles porteront sur chacune de ces étapes.\n","date":"10 mai 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/03_preparation-foundation/","section":"Journal","summary":"La préparation d’un voyage de plus de 20 000 km ne se fait pas à la légère. C’est une planification rigoureuse pour s’assurer que le temps passé soit pour l’aventure, pas pour gérer les problèmes.","title":"Préparation - Les bases d'un voyage sécuritaire et réussis","type":"post"},{"content":"Farkle (également orthographié \u0026ldquo;farkel\u0026rdquo;) est un terme commun chez les motocyclistes d\u0026rsquo;aventure. Les amateurs « FARKLE UP » leurs motos avec des accessoires tels que les détecteurs de radar, GPS, grand pare-brise, des stabilisateurs de direction, des morceaux de fibre de carbone, des sièges de rechange, etc.\nLa BMW R1200GSA est livrée de série avec une liste impressionnante d\u0026rsquo;équipement, mais il ne fait aucun doute que plusieurs items, pour la protection ou l\u0026rsquo;ergonomie, doivent être ajoutés.\nComme pour le choix du véhicule, le choix des équipements additionnels est très personnel et la liste de ce qui est disponible pour la GS est presque infinie. Malheureusement, le compte de banque ne l\u0026rsquo;est pas et certains choix doivent être faits.\nVoici la liste de ce que j\u0026rsquo;ai choisi d\u0026rsquo;ajouter à ma moto afin d\u0026rsquo;être plus efficace, confortable et sécuritaire :\nAccessoires Moto Commentaires Prix (CAN$) BMW aluminium case set, panniers BMW 2 000,00 Sargent seat Front and back 800,00 BMW Large Bash plate Part # 77 14 7 724 326 400,00 BMW Power sockets 2X 100,00 Kaoko Throttle Lock Kaoto 125,00 BMW Aluminum Luggage Carry Handle BMW 3X 150,00 Throttle potentiometer cover Touratech 50,00 Lockable Cradle GPS Zumo 550 Touratech 150,00 Brake/Clutch reservoir guards Touratech (Set) 155,00 Lockable oil plug Touratech 50,00 Unifilter - \u0026ldquo;prefilter\u0026rdquo; Touratech 40,00 Side stand extender Touratech 40,00 Adjustable Folding Shift Lever Touratech 85,00 GPS Zumo 550 Garmin 2X 1 200,00 SPOT GPS gen3 Tracking 200,00 Micro-Start PPS XP-5 Jump Starter Antigravity 120,00 HID lights DDM 100,00 Security net for backpack Pacsafe 85L 95,00 TOTAL 6 695,00 Les dépenses majeures # Les caisses en aluminium de BMW sont un choix logique : esthétiques, solides, sécuritaires et elles se verrouillent avec la même clé que la moto. Elles offrent aussi une surface idéale pour tous les petits autocollants que je pourrai collectionner durant mon voyage !\nLe deuxième accessoire essentiel est une selle adaptée. Comme vécu lors de mon périple à Inuvik en 2008, souffrir de cette partie du corps peut rendre les longues journées misérables. Mon choix s\u0026rsquo;est arrêté sur la selle Sargent Cycle : ultra confortable et solide.\nJ\u0026rsquo;ai aussi ajouté plusieurs accessoires de protection provenant de Touratech. J\u0026rsquo;ai tenté de me limiter à l\u0026rsquo;essentiel pour protéger les réservoirs de fluides, le potentiomètre et le moteur.\nInstruments de navigation # J\u0026rsquo;utilise un vieux Garmin Zumo 550 installé dans un support Touratech verrouillable. Bien que ce modèle soit ancien, je ne suis pas prêt à investir 1000$ pour une mise à jour alors que j\u0026rsquo;ai une alternative plus puissante en poche.\nMa navigation se fera donc en priorité via Google Maps avec mon iPhone 6 Plus. J\u0026rsquo;ai installé un connecteur USB pour l\u0026rsquo;alimentation et deux supports sur le guidon :\nUn support de type RAM Mount (primaire). Un support Quadlock (secondaire/étanche). L\u0026rsquo;avantage du Quadlock est que l\u0026rsquo;iPhone est dans un étui qui offre un couvert étanche en cas de pluie tout en restant très solide. En zones sans signal cellulaire, le vieux Zumo prendra le relais avec ses cartes embarquées.\nProchain post : Le nécessaire pour l\u0026rsquo;entretien de la moto en déplacement.\n","date":"15 mai 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/04_motorcycle-equipment-farkle/","section":"Journal","summary":"Farkle Up! Découvrez la liste des accessoires et modifications ajoutés à la BMW R1200GSA pour affronter 20 000 km de route et de sentiers.","title":"Préparation - Équipement pour la moto (farkle!)","type":"post"},{"content":"Un grand jour pour moi aujourd\u0026rsquo;hui (un autre !). J\u0026rsquo;ai sécurisé mon passage entre le Panama et la Colombie sur le grand voilier Stahlratte.\nCette étape en est une qui officialise encore un peu plus mon voyage. Ce sera aussi ma seule réservation majeure pour toute la durée du périple.\nPour ceux qui ne sont possiblement pas au courant, ces pays sont séparés par une zone appelée le Darién GAP (ou la Région du Darién en français). C\u0026rsquo;est ni plus ni moins qu\u0026rsquo;un trou impassible de la route panaméricaine, une zone de 160 km de long qui complique sévèrement ce voyage.\nJ\u0026rsquo;ai envisagé 2 solutions pour traverser le Darién GAP : par bateau ou par avion.\nNe pas oublier que moi-même ET la moto doivent se rendre en Colombie. Les coûts sont relativement similaires.\nJe me suis finalement tourné vers le Stahlratte car les témoignages sont pour la plupart éloquents, il s\u0026rsquo;agira d\u0026rsquo;une toute nouvelle expérience et finalement, la procédure d\u0026rsquo;exportation et d\u0026rsquo;importation de la moto est prise en charge par l\u0026rsquo;équipage, ce qui facilite les choses grandement.\nLudwig, le capitaine du vaisseau, a répondu clairement à toutes mes questions rapidement par courriel et mon dépôt est versé pour la traversée (la dernière de la saison) du 14 novembre.\nIl est donc officiel que je serai à Cartagena le 19 novembre. Je prévois de quitter le 11 septembre, donc ça va me donner un mois pour profiter du Mexique et un autre pour le reste de l\u0026rsquo;Amérique centrale ! Il faut maintenant que je convainque ma copine de venir me rejoindre pour une tournée de la Colombie !\nChargement d\u0026rsquo;une moto sur le Stahlratte\nLe Stahlratte\n","date":"10 juillet 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/05_the-darien-gap/","section":"Journal","summary":"Comment traverser l’infranchissable ? J’ai sécurisé mon passage entre le Panama et la Colombie à bord du voilier Stahlratte pour contourner le célèbre Darién Gap.","title":"Préparation - Le Darién Gap","type":"post"},{"content":"Un voyage de 6 mois en Amérique Centrale et du Sud comporte certains risques pour la santé. Les règles d\u0026rsquo;hygiène et la qualité de l\u0026rsquo;eau et des denrées alimentaires sont très variables.\nCertaines précautions doivent être prises avant le départ.\nAu Québec, nous avons la chance d\u0026rsquo;avoir des cliniques du voyage et je suis passé rencontrer une infirmière et un médecin hier. Ce dernier m\u0026rsquo;a recommandé un très bon site web qui détaille les risques, les zones de risque et les mesures à prendre pour chaque pays : Guide d\u0026rsquo;intervention en santé-voyage (INSPQ).\nLes grandes préoccupations pour mon voyage :\nVaccins # Fièvre jaune Rage Hépatites (A + B) Tétanos Typhoïde Médication # Paludisme (Malaria) : Malarone (pour la Colombie, l\u0026rsquo;Équateur, le Pérou et la Bolivie) Altitude : Diamox Choléra : Dukoral Un autre bon petit truc que le médecin m\u0026rsquo;a mentionné est de traîner mes propres aiguilles et seringues en cas de nécessité de prise de sang hors des grands centres. Il arrive encore que celles-ci soient nettoyées et réutilisées.\nNote importante : Il faut s\u0026rsquo;y prendre à l\u0026rsquo;avance, car certains vaccins (rage et hépatite) nécessitent plusieurs doses et des prises de sang pour vérifier la présence d\u0026rsquo;anticorps.\nTraitement de l\u0026rsquo;eau # Pour ce qui est de l\u0026rsquo;eau, je vais traîner deux filtres :\nKatadyn Hicker Pro : Pour filtrer les particules solides. Steripen (UV Water Purifier) : Pour éliminer les bactéries par rayons UV. En espérant que ces précautions ne restent que des précautions !\n","date":"15 juillet 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/06_vaccines-and-preventive-medication/","section":"Journal","summary":"Un voyage de 6 mois comporte certains risques pour la santé. Voici les précautions, vaccins et médicaments retenus pour traverser l’Amérique latine.","title":"Préparation - Vaccins et médication","type":"post"},{"content":"Mon compagnon pour ce voyage sera un assemblage mécanique de pièces complexes (ma moto !) et nécessitera probablement un peu d\u0026rsquo;amour, beaucoup d\u0026rsquo;entretien et quelques réparations durant les prochains mois.\nJe ne suis pas mécanicien, mais je désire être le plus autonome possible afin de réduire les coûts et me permettre de gérer les problèmes dans les régions éloignées.\nJ\u0026rsquo;ai effectué l\u0026rsquo;entretien de ma moto depuis 10 ans donc je suis en mesure de réaliser ces travaux sans trop de difficulté :\nChangement d\u0026rsquo;huile moteur, différentiel et transmission Changement du liquide de frein et des plaquettes Démontage du différentiel Réparation de crevaison et changement de pneus Changement de la courroie de l\u0026rsquo;alternateur et des bougies Ajustement des valves et nettoyage du filtre à air Je vais aussi avoir un GS911 pour me connecter à l\u0026rsquo;ordinateur de bord et me permettre de lire les codes d\u0026rsquo;erreur si présents.\nQuelques outils qui m\u0026rsquo;aideront à me rendre en Patagonie !\nListe des outils (Workshop) # Outils Commentaires Prix (CAN$) Toolboxes 12\u0026quot;X9\u0026quot; Doskogill 50,00 Tire iron bars 8\u0026quot; (3X) 30,00 Oil filter tool BMW 30,00 Multi-function knife Victorinox 50,00 Kit Allen Key (Hex) 1.27mm to 10mm 25,00 Torx socket set 1/4\u0026quot; and 5/8\u0026quot; (Full range) 50,00 Hex adaptor For front wheel removal 25,00 Sockets set 1/4\u0026quot; and 5/8\u0026quot; (5mm to 17mm) 50,00 Spark plug tools Cap remover \u0026amp; 14mm socket 20,00 Tire puncture kit Genuine Innovations 10,00 GS911 Diagnostic tool 300,00 Tire pump CyclePump 100,00 BeadPro Tire Bead Breaker 100,00 Wrench set 12 X (6mm to 17mm) 75,00 Miscellaneous Pliers, hammer, screwdrivers 57,00 TOTAL 872,00 Je vais aussi avoir quelques petites pièces de rechange et fournitures d\u0026rsquo;entretien. Ceci sera l\u0026rsquo;objet de ma prochaine publication !\n","date":"20 juillet 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/07_preparation-tools/","section":"Journal","summary":"Je ne suis pas mécanicien, mais je désire être autonome. Voici la liste complète des outils que j’emporte pour entretenir et réparer la moto en régions éloignées.","title":"Préparation - Outils","type":"post"},{"content":"Une moto n\u0026rsquo;est pas un entrepôt ! Mais il faut quand même prévoir quelques petites fournitures qui me permettront de pallier à d\u0026rsquo;éventuels problèmes mécaniques et d\u0026rsquo;assurer l\u0026rsquo;entretien de base tous les 5 000 km.\nComme mentionné dans le post précédent, je vais avoir avec moi tous les outils que j\u0026rsquo;utilise normalement pour faire la maintenance à la maison.\nJe me suis fait un devoir de n\u0026rsquo;utiliser que ce qui est dans mon petit coffre portable justement afin d\u0026rsquo;être en mesure de reproduire ces tâches sur la route.\nLe défi est de garder une quantité acceptable : ne pas être trop lourd tout en conservant l\u0026rsquo;essentiel. Bien que j\u0026rsquo;aurai accès à des concessionnaires BMW dans les grandes villes, les inventaires y sont parfois très limités.\nPièces critiques de rechange # J\u0026rsquo;ai pris la décision de traîner un Antenna Ring en cas de bris. Cette défaillance est très documentée sur le web et, loin des grands centres, ce petit bidule peut rendre la machine totalement inopérante.\nMême chose pour le contrôleur de pompe à essence (fuel pump controller), une autre pièce dont la défaillance est fréquente sur ce modèle.\nEntretien et Pneumatiques # Filtre à air : J\u0026rsquo;utilise un filtre K\u0026amp;N. Je transporte donc des petits contenants de nettoyant et d\u0026rsquo;huile (suffisant pour 8 à 10 nettoyages). Pneus : Je vais traîner un pneu arrière extra (Heidenau K60) pour un changement au Panama, juste avant le Darién Gap. Je traîne aussi un tube (chambre à air) 18\u0026quot; en cas de crevaison majeure impossible à boucher avec des mèches. Documentation : J\u0026rsquo;ai une copie du DVD de maintenance BMW et des vidéos d\u0026rsquo;instruction sur mon portable pour les tâches moins courantes. Liste des fournitures # Item d\u0026rsquo;entretien Commentaires Prix (CAN$) Filtres à huile et joints BMW (2X) 40,00 Kit K\u0026amp;N (99-5050) Nettoyant, huile, graisse 20,00 Octane booster Pour l\u0026rsquo;essence de mauvaise qualité 10,00 Pièces électriques Ampoules HID, balast, fusibles 50,00 Batteries de rechange Alarme (CR123A) et télécommande 20,00 Antenna Ring Pièce critique BMW 55,00 Fuel Pump Controller Pièce critique BMW 160,00 Pneu arrière extra Heidenau K60 200,00 Réparation JB Weld, Duck tape, Epoxy, Gasket liquide 42,00 Divers Gants, huile de secours, DVD Workshop 335,00 TOTAL 932,00 Le prochain post couvrira mes choix en ce qui touche les vêtements de protection afin d\u0026rsquo;affronter la chaleur, le froid et la pluie !\n","date":"21 août 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/08_preparation-maintenance-supplies/","section":"Journal","summary":"Une moto n’est pas un entrepôt, mais il faut prévoir l’essentiel pour pallier aux problèmes mécaniques loin des grands centres. Voici mon kit de survie technique.","title":"Préparation - Fournitures d'Entretien","type":"post"},{"content":"Un des défis d’un long voyage de moto est de faire face aux éléments. Dans la même journée, il peut faire parfois très chaud, quelques heures plus tard, très froid et si on est très chanceux, recevoir une belle averse pour nous récompenser pour nos efforts.\nLors de mes voyages précédents, j’ai énormément souffert du froid et de la pluie. Je me suis promis de mieux me préparer à ce niveau pour ce long périple.\nEn 2008, j’ai traversé le Canada en plein été sans veste chauffante. Grosse erreur ! J’ai rapidement appris à mes dépens qu’une belle matinée ensoleillée peut se transformer en un après-midi glacial.\nLa stratégie du \u0026ldquo;Tout-en-un\u0026rdquo; # Auparavant, j\u0026rsquo;utilisais un ensemble BMW Rally 2 Pro. Le problème ? Il fallait s\u0026rsquo;arrêter pour enfiler une doublure intérieure sous la pluie. Enlever les bottes, le pantalon, mettre la doublure\u0026hellip; une galère sur le bord de la route. De plus, la paroi extérieure s\u0026rsquo;imbibait d\u0026rsquo;eau et devenait extrêmement lourde.\nJ’ai donc opté pour une solution imperméable native : l’ensemble BMW GS Dry suit.\nMes impressions :\nPoints forts : Totalement étanche, plus léger et mieux ajusté. Points faibles : Moins aéré que le Rally Pro. Pour compenser la chaleur, j\u0026rsquo;ai ajouté une veste BMW Cool Down (qui utilise l\u0026rsquo;évaporation pour rafraîchir). Chaleur et Protection # Pour le froid, je ne jure que par ma veste chauffante Powerlet avec contrôleur sans fil. Je l\u0026rsquo;active dès que la température descend sous les 16°C.\nCôté casque, le BMW System 6 est mon choix pour son côté modulaire. Pouvoir relever la mentonnière lors des passages lents ou pour discuter aux douanes est essentiel.\nLes gants (4 paires) # BMW AllRound : Pour le temps frais. BMW GS : Pour le temps chaud et le hors-route. Doublures chauffantes Powerlet : Pour le froid intense. Coquille Arc’Teryx : Protection ultime contre les pluies diluviennes. Le choix des bottes : Une approche non-conventionnelle # Je porte uniquement des bottes de randonnée : les Bora² Mid GTX d\u0026rsquo;Arc’teryx.\nPourquoi ? Parce que l\u0026rsquo;aventure m\u0026rsquo;amène souvent à marcher en montagne. Je n\u0026rsquo;ai pas l\u0026rsquo;espace pour traîner deux paires de chaussures. Ces bottes sont une révélation : légères, Gore-Tex, et dotées d\u0026rsquo;un chausson amovible qui élimine toute friction. Adieu les ampoules !\nBudget Équipement # Vêtements Commentaires Prix (CAN$) Casque BMW System 6 + Intercom Avec pièces de rechange 1 500,00 Ensemble BMW GS Dry Veste et Pantalon 1 500,00 Bottes Arc\u0026rsquo;teryx Bora² Gore-Tex 400,00 Système chauffant Powerlet Veste et gants (liners) 400,00 Gants divers GS, AllRound, Été 300,00 Divers Plexus, bouchons, Nanotips 75,00 TOTAL 4 175,00 Le prochain post portera sur l’équipement de camping et de randonnée.\n","date":"22 août 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/09_riding-gear/","section":"Journal","summary":"Affronter la chaleur, le froid intense et les averses tropicales demande une stratégie rigoureuse. Voici mon choix d’équipements pour rester au sec et au chaud pendant 20 000 km.","title":"Préparation – Équipements de protection pour la conduite","type":"post"},{"content":"Je me souviens de mon voyage à Inuvik en 2008. L\u0026rsquo;un des plus grands plaisirs était d\u0026rsquo;installer ma tente dans un site isolé et de profiter du calme de la nature après une longue journée de route.\nLa facette moins plaisante de camper est d\u0026rsquo;avoir à traîner tout ce volume et ce poids supplémentaire sur 25 000 km !\nIl était donc crucial de choisir un équipement de qualité optimale : confortable, léger et capable de me garder au sec. Comme j\u0026rsquo;ai aussi l\u0026rsquo;intention de faire des randonnées de plusieurs jours en montagne, mon système de bagages doit être polyvalent.\nStratégie de chargement # Il est impossible de tout loger dans les valises latérales. Je vais donc attacher des sacs sur le dessus des valises BMW. La valise centrale (top case) restera vide pour y ranger mon casque ou un petit sac de messager lors des arrêts.\nNote sur l\u0026rsquo;étanchéité : Les paniers BMW laissant parfois entrer l\u0026rsquo;eau, tout ce qui se trouve à l\u0026rsquo;intérieur sera protégé par des sacs étanches. Pour mon sac à dos de randonnée fixé à l\u0026rsquo;extérieur, j\u0026rsquo;utilise une housse de pluie et une imperméabilisation par l\u0026rsquo;intérieur.\nLe kit de bivouac # La tente : J\u0026rsquo;ai choisi la MSR Elixir 2. Elle offre un excellent compromis entre solidité et poids, avec deux portes et deux vestibules. Un conseil : prévoyez toujours de la corde supplémentaire pour arrimer la tente aux pierres lorsque le sol est trop dur pour les piquets. Le couchage : Un sac The North Face -9°C en duvet pour le confort et la compacité, couplé à un matelas Therm-A-Rest 3/4 (plus court pour gagner de l\u0026rsquo;espace). Le confort : J\u0026rsquo;ajoute un kit Trekker Chair de Therm-A-Rest qui transforme mon matelas en siège de camping pour les soirées pluvieuses. Tente MSR Elixir 2\nCuisine et Autonomie # Pour cuisiner, j\u0026rsquo;utilise le réchaud Primus Omnifuel II. Sa grande force est d\u0026rsquo;accepter pratiquement n\u0026rsquo;importe quel carburant (essence, diesel, pétrole). Je vais traîner trois bouteilles de combustible. Pour la popote, j\u0026rsquo;utilise l\u0026rsquo;ensemble Optimus Terra.\nRéchaud Primus Omnifuel II\nListe de l\u0026rsquo;équipement de plein air # Item Modèle / Détails Prix (CAN$) Tente MSR Elixir 2 300,00 Sac de couchage The North Face (-9°C) 300,00 Matelas + Siège Therm-A-Rest 3/4 + Kit Chair 160,00 Sac à dos Deuter 45+ 175,00 Sac de messager Cocotte Equipement 130,00 Réchaud Primus Omnifuel II 175,00 Popote Optimus Terra 70,00 Traitement de l\u0026rsquo;eau Katadyn Hicker Pro + Steripen 230,00 Éclairage Black Diamond (Frontale) 75,00 Couteaux Laguiole + Opinel 220,00 Accessoires Nalgene, Vaisselle Titane, Cordes, etc. 569,00 TOTAL 2 404,00 Le prochain post portera sur les vêtements que je vais apporter. Je dois faire vite, car je quitte dans deux semaines !\n","date":"29 août 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/10_camping-and-hiking-equipment/","section":"Journal","summary":"Camper offre une liberté inégalée, mais impose un défi de volume. Voici comment j’ai optimisé mon équipement de bivouac et de randonnée pour 6 mois d’aventure.","title":"Préparation - Équipement de Camping et de Randonnée","type":"post"},{"content":"Voyager, peu importe le moyen de transport, implique indéniablement des choix difficiles au niveau des vêtements.\nIl faut trouver le juste équilibre entre ce que l\u0026rsquo;on désire amener versus ce qui est nécessaire, le tout conditionné par l\u0026rsquo;espace disponible dans les bagages.\nPour ce voyage, je prévois quatre grandes familles de vêtements : décontractés, sports (randonnée/jogging), habillés (pour les restos) et pour le temps frais ou pluvieux. Mes critères sont simples : qualité, efficacité, solidité et polyvalence.\nLa polyvalence avant tout # Prenons l\u0026rsquo;exemple de la veste Arenite d’Arc\u0026rsquo;teryx. Elle est utile autant pour la marche en montagne que pour les soirées fraîches ou une sortie plus formelle au restaurant. Sa confection technique est soignée et solide.\nVeste Arenite de Arc\u0026rsquo;teryx\nUn autre critère majeur : des vêtements qui ne se froissent pas. Les t-shirts en \u0026ldquo;Polyester knit\u0026rdquo; de The North Face sont parfaits pour cela : faciles à laver, solides et toujours prêts à être portés, que ce soit pour visiter une ville ou gravir un sommet.\nLe défi des chaussures # C\u0026rsquo;est mon point faible ! Comme mentionné précédemment, je conduis avec mes bottes de randonnée Arc\u0026rsquo;teryx pour sauver de l\u0026rsquo;espace. J\u0026rsquo;emporte tout de même :\nUne paire d\u0026rsquo;espadrilles Asic\u0026rsquo;s pour le jogging. Des souliers en cuir sport Frye, très résistants, pour les soirées plus habillées. Des sandales Reef pour la plage et la ville. Souliers sports de Frye\nProtection contre les éléments # Pour les journées pluvieuses ou froides en randonnée, je compte sur un système de couches : une coquille (veste et pantalon) et un manteau isolé très compact une fois replié.\nListe des vêtements et accessoires # Item Marque / Commentaires Prix (CAN$) Veste Arenite Arc\u0026rsquo;teryx 200,00 Manteau isolé (Down) The North Face 200,00 Coquille (Veste \u0026amp; Pantalon) North Face / Arc\u0026rsquo;teryx 1 200,00 Shorts \u0026amp; Pantalons North Face / Levis 475,00 T-shirts \u0026amp; Chandails North Face / Icebreaker 660,00 Sous-vêtements \u0026amp; Bas Arc\u0026rsquo;teryx / Liner moto 120,00 Lunettes de soleil Marc Jacobs / MEC (avec lentilles) 227,00 Souliers \u0026amp; Sandales Frye / Asic\u0026rsquo;s / Reef 355,00 Accessoires divers Gants, tuque, parapluie mini 785,00 TOTAL 4 222,00 Le prochain article portera sur l\u0026rsquo;équipement électronique.\n","date":"1 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/11_preparation-clothing/","section":"Journal","summary":"Trouver le juste équilibre entre désir, nécessité et espace restreint : voici ma stratégie vestimentaire pour rester polyvalent durant 6 mois en Amérique latine.","title":"Préparation - Vêtements","type":"post"},{"content":"Je ne m\u0026rsquo;en cache pas, je suis un amateur de gadgets électroniques ! iPhone, caméra, GPS et ordinateur portable seront des outils essentiels pour moi durant ce voyage.\nLe défi est d\u0026rsquo;apporter uniquement ce qui est absolument nécessaire pour communiquer, s\u0026rsquo;orienter, photographier, sauvegarder et partager tous ces souvenirs !\nCommunications et Navigation # Mon iPhone 6s Plus sera mon centre de communication principal. Installé et alimenté sur le guidon, il me servira aussi de GPS secondaire avec des applications comme Google Maps et Maps.me.\nCôté forfait, j\u0026rsquo;ai opté pour l\u0026rsquo;itinérance de Rogers (100$/mois max) pour conserver mon numéro et éviter la chasse aux cartes SIM locales à chaque frontière. La navigation principale, elle, reste confiée à mon fidèle Garmin Zumo 550. Pour la sécurité et permettre à mes proches de me suivre en temps réel, j\u0026rsquo;emporte également un traqueur GPS Spot.\nPhotographie et Vidéo # J\u0026rsquo;ai dû faire de gros sacrifices ici. Transporter mon Canon 5D et ses lentilles était trop risqué et lourd. Je me suis tourné vers une petite caméra \u0026ldquo;point and shoot\u0026rdquo; : la Canon SX610HS. Bien que modeste, elle offre un zoom puissant et une qualité d\u0026rsquo;image surprenante par bon éclairage.\nBureau Mobile # Pour alimenter ce blogue et gérer mes fichiers, j\u0026rsquo;emporte un MacBook Air 13\u0026quot;. La sauvegarde est critique : je traîne deux disques durs externes Western Digital pour archiver mes photos et vidéos en double. Le tout est rangé dans des sacs Aqua-Quest totalement imperméables\u0026hellip; on ne sait jamais quand la moto pourrait décider de prendre un bain dans une rivière !\nListe du matériel électronique # Item Modèle / Détails Prix (CAN$) Ordinateur MacBook Air 13\u0026quot; + Housse Aqua-Quest 1 700,00 Stockage 2X Disques durs Western Digital (2 TB) 250,00 Téléphones iPhone 6s Plus + iPhone 5 (Backup) 2 200,00 Tablettes iPad Mini 4 1 000,00 Caméra Canon SX610H + 5 batteries 325,00 Supports Fixations Quad Lock (Moto, bras, trépied) 350,00 Énergie Battery Pack Koar + Piles AAA 65,00 Audio Écouteurs Bose Sport 90,00 Accessoires Trépied Manfrotto, Adaptateurs, Souris 180,00 TOTAL 6 160,00 Prochain article : les documents de voyage.\n","date":"7 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/12_preparation-electronics/","section":"Journal","summary":"iPhone, caméras, GPS, laptop… Je ne cache pas mon amour pour les gadgets ! Voici l’arsenal technologique qui me permettra de rester connecté et de documenter mon périple.","title":"Préparation - Électroniques","type":"post"},{"content":"Seulement 3 jours avant le grand départ ! Je couvre aujourd\u0026rsquo;hui la documentation, les cartes, mon itinéraire et le budget en une seule mise à jour.\nPaperasse et Frontières # Les passages frontaliers en Amérique centrale sont réputés complexes. J\u0026rsquo;ai prévu plusieurs photocopies de mon passeport, permis de conduire et immatriculation.\nJ\u0026rsquo;ai déjà planifié l\u0026rsquo;importation temporaire de mon véhicule au Mexique en ligne pour simplifier mon entrée.\nMexique : Pré-autorisation via INM et permis d\u0026rsquo;importation via Banjercito. Coût : ~75$ US + 500$ US de dépôt remboursable. Assurances : J\u0026rsquo;ai choisi MexInsurance pour une couverture complète de 6 mois au Mexique. Argentine : Taxe de réciprocité payée à l\u0026rsquo;avance sur Provincia NET. Sécurité des documents # Pour éviter les problèmes de corruption ou de perte, j\u0026rsquo;ai adopté une stratégie de redondance :\nCopies : Je remettrai uniquement des copies aux policiers lors des contrôles de routine. Trois portefeuilles : Mes originaux (permis, cartes bancaires, argent) sont séparés à trois endroits différents sur la moto. Si un policier tente de \u0026ldquo;confisquer\u0026rdquo; mon permis contre un pot-de-vin, il gardera la copie. Cartes bancaires : Ma banque m\u0026rsquo;a émis trois cartes de guichet distinctes pour parer à toute éventualité. Navigation (GPS et Papier) # Ma navigation principale se fera sur le Garmin Zumo 550 avec des cartes gratuites :\nAmérique Centrale : Cenrut Amérique du Sud : Proyecto Mapear et Perut Alternative : OpenStreetMap (OSM) Sur mon iPhone, j\u0026rsquo;utiliserai Maps.me et Google Maps (en mode hors-ligne). J\u0026rsquo;ai déjà identifié des centaines de points d\u0026rsquo;intérêt (POI) dans Google Maps que j\u0026rsquo;ai exportés vers mon Garmin.\nChaque étoile représente un point d\u0026rsquo;intérêt : ville, hôtel, garage, etc.\nItinéraire et État d\u0026rsquo;esprit # L\u0026rsquo;itinéraire est flexible :\nSeptembre/Octobre : Mexique et Amérique Centrale. 14 Novembre : Traversée Panama vers la Colombie. Décembre/Janvier : Équateur, Pérou, Bolivie. Février : Patagonie (Chili/Argentine). Mars : Buenos Aires et retour. Je ne veux pas de chemin tracé d\u0026rsquo;avance. La météo, les rencontres et mon envie dicteront la route. Comme le disent les blogues de référence (South on a bike, RideDOT, MotoLara), l\u0026rsquo;important est la latitude quotidienne.\nBudget # Trois grandes dépenses incontournables sont déjà prévues (~6 200$) :\nAssurances santé et véhicule Mexique : 1 000$ Traversée Panama-Colombie (moto + avion) : 1 700$ Retour de la moto et avion vers le Canada : 3 500$ Au quotidien : Je vise une moyenne de 85$ par jour pour l\u0026rsquo;essence, la nourriture et l\u0026rsquo;hébergement. C\u0026rsquo;est le voyage d\u0026rsquo;une vie, je ne veux pas que l\u0026rsquo;aspect financier assombrisse le plaisir, mais je resterai vigilant.\nEt voilà, la préparation est terminée. Départ le 11 septembre !\n","date":"9 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/13_documentation-gps-itinerary-budget/","section":"Journal","summary":"À 3 jours du départ, je fais le point sur la paperasse frontalière, la stratégie de navigation GPS et le budget de ce périple de 6 mois.","title":"Préparation - Documentation, Cartes, Itinéraire et Budget","type":"post"},{"content":"2016-09-12 au 2016-09-14\nJour 1 : Montréal à Louisville, KY (1 486 km - 16h00) Jour 2 : Louisville, KY à Austin, TX (1 640 km - 16h00) Jour 3 : Austin, TX (Maintenance et repos) Enfin sur la route ! Après des années de préparation, l\u0026rsquo;aventure commence officiellement.\nAvant de quitter, j\u0026rsquo;ai eu la chance d\u0026rsquo;être entouré par ma famille et mes amis pour célébrer mes 50 ans et mon départ. Ce fut un moment crucial pour moi : saluer physiquement ceux que j\u0026rsquo;aime avant ce long périple. Les réseaux sociaux créent un faux sentiment de proximité ; rien ne remplace le contact humain.\nLe départ # Lundi matin, 7h30. La nervosité est palpable. Laisser Nadine derrière pour 6 mois est l\u0026rsquo;une des décisions les plus difficiles de ma vie. Mes amis Geoffrey et son frère Peter me font l\u0026rsquo;honneur de m\u0026rsquo;escorter jusqu\u0026rsquo;à la frontière américaine.\nSurprise de dernière minute : J\u0026rsquo;ai reçu une GoPro en cadeau ! Je commence l\u0026rsquo;apprentissage du tournage en roulant, tout en affrontant mon premier défi : sortir de Montréal à l\u0026rsquo;heure de pointe.\nLa solitude du ruban d\u0026rsquo;asphalte # Geoffrey et Peter me laissent aux Thousand Islands. C\u0026rsquo;est à ce moment que la réalité me frappe : je suis seul, face à 30 000 km de route. Je me sens soudainement très petit. Si l\u0026rsquo;excitation est là, la solitude s\u0026rsquo;installe aussi rapidement. Ce voyage est une quête pour me retrouver, mais surtout pour découvrir de nouveaux visages.\nJ\u0026rsquo;ai choisi de traverser les États-Unis au pas de course pour deux raisons : le coût de la vie élevé ici et le fait que ce pays est facilement accessible plus tard. Mon véritable objectif, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;Amérique latine.\nBilan des deux premiers jours : 3 200 km de Montréal à Austin. Le mot d\u0026rsquo;ordre ? Souffrance. Seize heures de selle par jour sur l\u0026rsquo;autoroute, c\u0026rsquo;est un calvaire pour le dos et les jambes. Heureusement, je prévois quatre semaines pour parcourir la même distance au Mexique !\n\u0026ldquo;Glitch\u0026rdquo; mécanique et maintenance # À 4h au sud de Louisville, le voyant d\u0026rsquo;urgence s\u0026rsquo;allume : ABS en panne et aiguille de vitesse à zéro. Panique.\nGrâce à mon GS911 (lecteur de codes OBD), je diagnostique un simple problème de capteur de vitesse arrière. Soulagement : ce n\u0026rsquo;est pas la pompe ABS à 2 000 $. Après un redémarrage, le code disparaît. Un simple \u0026ldquo;glitch\u0026rdquo; électronique.\nEscale à Austin # Mercredi, j\u0026rsquo;en profite pour faire une maintenance complète avant l\u0026rsquo;entrée au Mexique.\nCourse à pied : 15 km au bord de la rivière Colorado pour évacuer le stress des jours passés. Shopping : Achat d\u0026rsquo;huiles chez le concessionnaire BMW local (très jaloux de mon casque System 6, non disponible aux USA). Mécanique de trottoir : Changement des huiles moteur, transmission et différentiel à l\u0026rsquo;ombre de l\u0026rsquo;hôtel. Point d\u0026rsquo;attention : L\u0026rsquo;huile du différentiel est sortie blanche (émulsifiée), signe d\u0026rsquo;une possible infiltration d\u0026rsquo;eau. À surveiller de près.\nCe soir, je finalise mon itinéraire chez Irene\u0026rsquo;s en ville. Demain, c\u0026rsquo;est la grande traversée vers le Mexique !\n","date":"14 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/14_days-1-2-3-united-states/","section":"Journal","summary":"Enfin sur la route ! De Montréal à Austin, Texas : 3 200 km en deux jours pour rejoindre les portes de l’Amérique latine, entre émotions, solitude et premiers pépins mécaniques.","title":"Jour 1, 2 et 3 - États-Unis : La grande traversée","type":"post"},{"content":"2016-09-15 et 2016-09-16\nJour 4 : Austin, TX à Santiago, NL (690 km - 9h00) Jour 5 : Santiago, NL à Linares, NL (130 km - 2h45) Pouvez-vous croire que je me suis rendu en moto au Mexique !\nLa frontière : Laredo-Columbia Solidarity # J\u0026rsquo;ai quitté Austin vers 6h00 pour éviter le trafic. Sur les conseils de voyageurs, j\u0026rsquo;ai choisi le poste frontière de Laredo-Columbia Solidarity.\nNote technique : La route 255 menant au poste est à péage électronique uniquement. Sans puce, j\u0026rsquo;ai dû m\u0026rsquo;arrêter pour créer un compte par téléphone afin d\u0026rsquo;éviter une amende. Une fois aux lignes, le passage a été un charme : 15 minutes pour valider mon permis d\u0026rsquo;importation (déjà acheté en ligne) et payer mon permis de touriste (28 $ US).\nBienvenue sur une autre planète # Dès les premiers kilomètres, le contraste est frappant. Sur la route nationale, des camions roulent à 130 km/h dans des zones de 80, frôlant des piétons qui marchent sur le bord de la route sans accotement. Personne ne bronche. Tout semble, et finalement est, normal.\nJ\u0026rsquo;ai décidé de délaisser les autoroutes payantes pour les routes locales. C’est la meilleure façon de s’imprégner de la culture et de ralentir la cadence.\nLe chaos de Monterrey # Toute bonne chose a une fin : pour atteindre le village de Santiago, je devais traverser Monterrey. Une ville de quelques millions d\u0026rsquo;habitants où la conduite est un sport de combat.\nÀ Monterrey, \u0026ldquo;3 voies\u0026rdquo; ne signifie absolument rien. On se fait dépasser par la droite dans le terre-plein par des camions, par la gauche par des vieilles voitures bondées, tout en évitant des autobus arrêtés et des piétons qui slaloment entre les véhicules à 100 km/h. Montréalais d\u0026rsquo;origine, j\u0026rsquo;ai l\u0026rsquo;habitude du trafic, mais ici, c\u0026rsquo;est multiplié par dix. Je m\u0026rsquo;en suis sorti vivant, mais avec une bonne dose d\u0026rsquo;adrénaline.\nSantiago et la Fiesta de l\u0026rsquo;Indépendance # J\u0026rsquo;arrive enfin à Santiago, un Pueblo Mágico. Mauvaise surprise : c\u0026rsquo;est la fête de l\u0026rsquo;Indépendance et tout est complet. Épuisé, je finis par trouver un lit en dortoir pour 15 $. Coup de chance : je suis seul dans la chambre ! La propriétaire me laisse même entrer la moto dans l\u0026rsquo;atelier pour la nuit.\nLe soir, le village s\u0026rsquo;enflamme. Musique, feux d\u0026rsquo;artifice, parades et une foule joyeuse. Malgré le vacarme et un orage monumental, j\u0026rsquo;ai dormi comme un bébé.\nEn route vers Linares # Le lendemain, après avoir assisté à une parade de chevaux, je prends la route vers Linares. J\u0026rsquo;ai fait un détour par la campagne via le village de San Miguel.\nLa route était dans un état piteux (gravier, inondations), ce qui m\u0026rsquo;a forcé à me réhabituer rapidement au poids de la moto après 4 000 km de lignes droites. Les sourires des locaux à mon passage sur mon \u0026ldquo;cheval de métal\u0026rdquo; valaient bien quelques sueurs froides.\nArrivé à Linares, je m\u0026rsquo;installe à l\u0026rsquo;hôtel Guidi. Je termine la journée avec un burger, des frites maison et deux bières dans un petit resto local. Le tout pour 3,50 $. Bienvenue au Mexique !\n","date":"16 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/15_mexico-the-real-adventure-begins/","section":"Journal","summary":"Traversée de la frontière à Laredo, immersion dans le chaos organisé de Monterrey et célébrations de la fête de l’Indépendance à Santiago. Le Mexique m’accueille à bras ouverts et à 100 km/h !","title":"Jour 4 et 5 - Mexico ! L'aventure commence","type":"post"},{"content":"2016-09-17 au 2016-09-19\nJour 6 : Linares, NL à Galeana, NL (70 km - 1h30) Jour 7 : Galeana, NL à Real de Catorce, SLP (241 km - 6h30) Jour 8 : Real de Catorce, SLP (Repos et randonnée) Tout se bouscule rapidement et je veux être certain de ne rien oublier. Le Mexique commence à me tester, pour mon plus grand plaisir !\nJour 6 : L\u0026rsquo;appel de la montagne à Galeana # J\u0026rsquo;ai quitté Linares vers 11h00 en choisissant la route des montagnes plutôt que l\u0026rsquo;autoroute. Quelle décision ! Des courbes superbes, peu de trafic et des paysages à couper le souffle. J\u0026rsquo;ai même eu un petit regain d\u0026rsquo;adrénaline en suivant trois BMW locales sur quelques dizaines de kilomètres, malgré mes 40 kg de bagages.\nArrivé à Galeana, j\u0026rsquo;ai décidé de m\u0026rsquo;arrêter sur un coup de tête. J\u0026rsquo;y ai trouvé un petit hôtel pour 13 $. Je suis la seule personne qui ne vient pas du Mexique ici. Le \u0026ldquo;pueblo\u0026rdquo; est modeste mais les gens y semblent incroyablement heureux.\nNote sur le Mexique : Les frigos ici sont d\u0026rsquo;une efficacité redoutable. Que ce soit une bière ou mon lait au chocolat, tout est toujours \u0026ldquo;muy fresca\u0026rdquo;, parfaitement froid !\nJour 7 : Le défi du gravier et la mule salvatrice # Le plan était simple : 300 km pour rejoindre Real de Catorce. La réalité fut tout autre. J\u0026rsquo;ai choisi de passer par San José de Las Joyas. Résultat : 3 heures pour faire 75 km sur un chemin de gravier défoncé, à travailler physiquement pour garder la moto debout.\nL\u0026rsquo;impasse du tunnel Ogarrio # Arrivé à l\u0026rsquo;entrée du tunnel menant à Real de Catorce (2 500 m d\u0026rsquo;altitude), on m\u0026rsquo;annonce qu\u0026rsquo;il est fermé aux véhicules moteurs pour la journée à cause de la fête nationale. Les touristes sont évacués par calèches et les chevaux n\u0026rsquo;aiment pas le bruit des moteurs. Pas de plan B.\nJ\u0026rsquo;ai donc usé de diplomatie (et de 200 pesos). Un jeune Mexicain a accepté de faire tracter ma moto par sa mule à travers les 2,3 km du tunnel !\nImaginez la scène : une mule chétive, une vieille corde jaune attachée au cadre de la moto, et moi, essayant de garder l\u0026rsquo;équilibre sur une chaussée glissante dans le noir total, éclairé par de petites ampoules.\nÀ la sortie du tunnel, le défi continue : des rues escarpées faites de pierres lisses et glissantes, bondées de monde. J\u0026rsquo;ai fini par trouver une superbe chambre à moitié prix après avoir négocié ferme.\nJour 8 : Le calme après la tempête # Lundi matin, le village a retrouvé son calme. J\u0026rsquo;en ai profité pour faire une randonnée de 10 km dans les montagnes environnantes. La vue sur le plateau est une juste récompense pour les efforts de la veille.\nReal de Catorce est un endroit magique qui me rappelle exactement pourquoi j\u0026rsquo;ai entrepris ce voyage. C\u0026rsquo;est un village chargé d\u0026rsquo;histoire (ancienne cité minière) qui semble figé dans le temps.\nPour en savoir plus sur ce lieu unique : Wikipedia - Real de Catorce\n","date":"19 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/16_days-6-7-8-mexico-the-first-challenges/","section":"Journal","summary":"Routes de montagne épiques, chemins de gravier défoncés et une entrée mémorable à Real de Catorce… tracté par une mule à travers un tunnel de 2,3 km !","title":"Jour 6, 7 et 8 - Mexico : Les premiers défis","type":"post"},{"content":"2016-09-20 et 2016-09-21\nJour 9 : Real de Catorce, SLP à Zacatecas, ZA (314 km - 4h00) Jour 10 : Zacatecas, ZA à Durango, DU (292 km - 2h30) Mardi matin, je quitte Real de Catorce dans une ambiance bien plus calme qu\u0026rsquo;à mon arrivée. Le \u0026ldquo;tunnel de la mort\u0026rdquo; est vide et je retrouve enfin l\u0026rsquo;immensité de l\u0026rsquo;Altiplano : 300 km de lignes droites quasi parfaites vers l\u0026rsquo;ouest.\nLa surprise de Zacatecas # La vie réserve de belles surprises. Je me dirigeais vers Durango, mais la silhouette de Zacatecas au loin m\u0026rsquo;a poussé à faire un détour. Quelle trouvaille !\nPerchée à 2 400 mètres d\u0026rsquo;altitude, cette cité coloniale est propre, facile à explorer et dotée d\u0026rsquo;une architecture splendide. Je m\u0026rsquo;installe à l\u0026rsquo;Hotel Posada Tolosa (Google Maps) dans le centre historique. Les rues s\u0026rsquo;entremêlent sans ordre, débouchant sur des places bondées ou des petits parcs tranquilles.\nJ\u0026rsquo;ai passé la soirée sur la terrasse du restaurant argentin Garufa (Google Maps), sans doute la plus belle de la ville. J\u0026rsquo;y ai partagé mes anecdotes de voyage avec une Mexicaine et un Allemand, tous deux intrigués par mon périple. Un moment hors budget, mais sans aucun regret.\nDurango : Contraste et déception # Le lendemain, la route vers Durango commence sous un soleil parfait. Les paysages de collines verdoyantes sont un paradis pour motard. Cependant, l\u0026rsquo;arrivée en ville est une douche froide. Après la splendeur de Zacatecas, Durango me semble bruyante, polluée et désorganisée.\nJe trouve tout de même un hôtel à 15 $ avec un luxe inattendu : une fontaine d\u0026rsquo;eau froide ! Voyageant avec un filtre ultra-violet pour éviter d\u0026rsquo;acheter des bouteilles de plastique, boire de l\u0026rsquo;eau glacée me rappelle instantanément le Canada.\nL\u0026rsquo;énigme des commerces mexicains # En explorant Durango, je suis à nouveau frappé par le nombre phénoménal de petites boutiques vendant exactement la même chose. Des milliers de zapaterias (magasins de chaussures), des boutiques d\u0026rsquo;électronique et de vêtements s\u0026rsquo;alignent sur des kilomètres. Je me demande encore comment tous ces commerces arrivent à survivre !\nHeureusement, ma soirée se termine sur une note positive au The Beer Company Durango (Google Maps), une petite cerveseria authentique avec de la bière bien froide et un burger à 2 $.\nLe Mystère des Zapaterías # Durango Gallery # Je suis sans cesse étonné par le nombre impressionnant de magasins spécialisés dans les villes mexicaines. À Durango, j’ai perdu le compte des zapaterías (magasins de chaussures) sur le chemin du centre-ville. Je commence à me demander si les Mexicains ne naissent pas avec plus de deux pieds ! Électronique, linge de maison, articles de mariage — des milliers de petites boutiques bordent les rues sur des kilomètres.\nDemain m\u0026rsquo;attend la célèbre Route 40, la \u0026ldquo;Espinazo del Diablo\u0026rdquo;, qui doit me mener jusqu\u0026rsquo;au Pacifique à Mazatlán.\n","date":"21 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/17_days-9-10-mexico-en-route-to-the-ocean/","section":"Journal","summary":"De la solitude de l’Altiplano à la découverte improvisée de Zacatecas. Entre lignes droites infinies, cités coloniales magnifiques et déceptions urbaines à Durango.","title":"Jour 9 et 10 - Mexico : En route vers l'Océan","type":"post"},{"content":"2016-09-22 et 2016-09-23\nJour 11 : Durango à Mazatlán (320 km - 5h00) Jour 12 : Mazatlán Une des routes recommandées sur divers blogues que j\u0026rsquo;ai lu ces derniers mois est la 40, entre Durango et Mazatlán. Normalement, en empruntant l\u0026rsquo;autoroute payante (40D), le voyage prend 3 heures. Par la route secondaire, le trajet est de près de 5 heures, car il passe dans les montagnes en culminant à près de 3 000 mètres.\nJe ne fus pas déçu ! Cet itinéraire m\u0026rsquo;a fait passer à travers un spectacle grandiose et d\u0026rsquo;enchaînements de courbes, de montées, de descentes et de canyons. Ce fut un grand plaisir de conduite.\nEn altitude, la température est descendue à 10 degrés Celsius et j\u0026rsquo;ai dû sortir la veste chauffante. Cette route sinueuse me rappelle de belles promenades dans les Pyrénées, les Alpes et même un peu en Corse, mais avec une grande différence : la route était totalement déserte ! Jamais je n’ai eu à attendre derrière des voitures plus lentes. En fait, je devais faire attention aux vaches, chevaux et ânes qui étaient sur leur territoire !\nLa végétation était très similaire au début des Rocheuses dans l’Ouest canadien, avec de grandes forêts de pins. J’aurais aimé compter le nombre de courbes, mais c’était trop palpitant ! Voici quelques photos prises avec ma GoPro :\nCette photo représente, à mes yeux, le contraste qui est si présent dans mes pensées quand je voyage en Amérique Latine.\nArrivée à Mazatlán # Je suis arrivé à Mazatlán vers 14h00, un peu fatigué mais surtout totalement dépaysé par le chaos urbain et les 37 degrés Celsius ! Pas évident après le calme des montagnes.\nL’hôtel dans le centre historique m\u0026rsquo;a laissé stationner ma moto dans la cour intérieure. La chambre est spacieuse avec salon et cuisine. Je m\u0026rsquo;y installe pour 2 jours.\nMazatlán est une ville portuaire. J\u0026rsquo;ai opté pour la partie historique, plus vivante que les grandes zones hôtelières. Bien que le quartier soit un peu vieillot, avec des bâtiments abandonnés côtoyant des maisons restaurées, l\u0026rsquo;ambiance y est unique.\nVendredi matin, j\u0026rsquo;ai fait une course de 16 km jusqu\u0026rsquo;au quartier Lomas de Mazatlán. J\u0026rsquo;y ai trouvé un grand marché MEGA : quel bonheur de retrouver de la nourriture familière !\nJe découvre même qu\u0026rsquo;après seulement 2 jours ici, je suis reconnu pour mon œuvre ! (Même si l\u0026rsquo;artiste s\u0026rsquo;est trompé de modèle de moto\u0026hellip;)\nJe profite de ma cuisine pour me faire un souper tranquille avec une bouteille de vin. Je réalise que je préfère grandement le Mexique le soir que le jour.\nVie de voyageur et mécanique # Comment gérer le séchage des vêtements en voyage : Et pour les motocyclistes, mon pneu arrière Heidenau après 5 000 km. Je suis à environ 50% d\u0026rsquo;usure, ce qui est inquiétant car je pensais me rendre à Lima (20 000 km).\nDois-je commencer à regarder une option en Amérique Centrale ?\nLe Mexique est définitivement plus agréable le soir, lorsque les artisans sortent et que la chaleur diminue. Cela me donne hâte de sortir enfin mon équipement de camping!\n","date":"23 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/18_days-11-12-mexico-motorcyclists-paradise/","section":"Journal","summary":"La mythique Route 40 entre Durango et Mazatlán : 320 km de courbes pures, des sommets à 3000 mètres et l’arrivée sur le Pacifique.","title":"Jour 11 et 12 - Mexico : Un Paradis pour Motocycliste !","type":"post"},{"content":" 2016-09-24 - Jour 13 - Mazatlàn (SI) à Tequila (JA) (468 km - 7:00 hrs) 2016-09-25 - Jour 14 - Tequila (JA) à Guadalajara (JA) (65 km - 1:00 hrs) 2016-09-26 - Jour 15 - Guadalajara (JA) à Leon (GT) (244 km - 3:45 hrs) Aujourd’hui (24 septembre) était une longue journée de conduite, planifiée depuis déjà un bout. Malgré les 7 heures sur la soute et près de 500 km, tout s’est bien déroulé et fut très plaisant pour la simple et bonne raison que j’ai choisi la route secondaire et non l’autoroute!\nJ’aurais possiblement sauvé 2 heures, mais au lieu de rouler à 130 km/h et ne rien voir de ce qui m’entourais, je me suis imprégné totalement dans tous les petits villages que j’ai croisés ainsi que dans les belles montagnes que j’ai pu observer au loin et même les traverser juste avant d’arriver à Tequila.\nC\u0026rsquo;est fascinant comment les routes sont quasi désertes et en très bonne état, pour la majorité du temps. Cela a comme conséquence qu’il est possible de garder une bonne cadence, rarement il y a des véhicules lents qui nous retardent et quand il y en a, c’est très facile de les dépasser.\nÉvidemment, ici, comme au Canada, il y a des zones de dépassements avec une ligne pointillée, et des zones de dépassement interdit, avec des lignes continues. La seule différence c’est l’indifférence des conducteurs par rapport à ces zones! Quand il est possible de dépasser, les gens le font, sans trop se soucier de la ligne sur le sol. Qui suis-je pour ne pas m’adapter aux coutumes!\nEn aucun temps, je ne me suis senti en danger sur la route. En fait, à ce jour, uniquement l’arrivée et la conduite dans les grandes ou moyennes villes sont plus délicates. Cela étant dit, il faut rester éveiller en tout temps, car il n’est pas rare de se faire dépasser même si on roule à 130 km/h, et les gros nids de poules sont quand même une possibilité, sans oublier les « topes » afin de ralentir le trafic en entrant en zone urbaine.\nPour revenir à la route, l’image que je me fais de la journée est la verdure, que ce soit par les terres agricoles, les forêts ou les régions montagneuses, tout était très vert. Cela allait parfaitement avec le ciel bleu et la belle température de 27 degrés Celcius!\nTequila : Au cœur de la production # Tequila est une ville très touristique à cause des « bodégas » qui produisent de la téquila! En fait, les maisons de productions sont vraiment impressionnantes et génèrent des revenus incroyables, si on se fit aux bâtiments et à l’aménagement des terrains.\nLe centre historique est sympathique et il fait bon y marcher tranquillement pour échanger avec les artistes et les autres touristes!\nMon hôtel avec une belle cour intérieure m\u0026rsquo;a permis de relaxer et de faire le tri de mes photos.\nPetite note humoristique : regardez ces voitures tonneaux ! Est-ce que Tequila est un endroit touristique d\u0026rsquo;après vous ?\nGuadalajara : Le coup de foudre # Une des choses que j\u0026rsquo;ai apprises est qu\u0026rsquo;il est parfois souhaitable d\u0026rsquo;arriver dans les grandes villes le dimanche vers midi. Les rues étaient presque désertes à Guadalajara, ce qui a facilité mon arrivée.\nCette journée marque aussi la célébration de mes 2 premières semaines sur la route. Voyager et conduire ici est relativement facile pour l\u0026rsquo;instant, mais je sais que ce qui m\u0026rsquo;attend dans quelques semaines sera totalement différent (moins de couverture cellulaire, pas de Google Street View au Pérou).\nGuadalajara m\u0026rsquo;a laissé bouche bée ! La ville est animée, vibrante, bondée d\u0026rsquo;immeubles historiques et de places piétonnières. Regardez la première chose que je vois en sortant de mon hôtel : des Bixis ! Ces vélos conçus au Québec sont partout ici.\nVoici quelques images de la ville :\nVerdict : Guadalajara est un coup de cœur pour son architecture et son ambiance.\nLeon : La ville du soulier # Lundi matin, route vers Leon. La route n\u0026rsquo;était pas très belle, avec des portions affreuses et pas mal de trafic. Leon offre de belles places, mais le centre est moins raffiné que Guadalajara. Par contre, personne n\u0026rsquo;a d\u0026rsquo;excuse pour marcher nu-pieds ici, il y a des souliers à vendre partout !\nLogistique et pneus # Volet moto, tout va bien. Je m\u0026rsquo;habitue au style de conduite latino-américain. Ma grosse interrogation concerne mon pneu arrière. Il me reste au moins 6000 km à faire avant Bogota. Avec les 8600 km déjà parcourus, cela porterait le total à 14 600 km.\nJ\u0026rsquo;étudie les options pour un changement à Panama City ou Cartagena :\nDes pneus Mitas via Daniel Calza de motorourpanama.com. Un Heidenau chez Touratech Costa Rica. Ou encore, que ma copine m\u0026rsquo;apporte un pneu en soute d\u0026rsquo;avion à Cartagena. Commentaires? Est-ce que quelqu\u0026rsquo;un a déjà apporté un pneu en soute d\u0026rsquo;avion?\n","date":"26 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/19_days-13-15-mexico-hey-tequila/","section":"Journal","summary":"Longue route vers Tequila, immersion dans les montagnes, coup de cœur pour Guadalajara et réflexions logistiques sur l’usure des pneus à Leon.","title":"Jour 13, 14 et 15 - Mexico - Hey, Téquila?!","type":"post"},{"content":"2016-09-27 - Jour 16 - Leon, GT à Guanajuato, GT (64 km - 1:30 hrs)\nJe me permets une entrée unique pour la ville de Guanajuato. Un seul mot pour décrire l\u0026rsquo;endroit : Wow, Wow, Wow, Wow ! (OK, ce sont 4 mots, mais ça ne compte pas, car c\u0026rsquo;est le même !)\nComme vous pouvez comprendre, cet endroit m\u0026rsquo;a grandement impressionné et je suis un fan de l\u0026rsquo;endroit qui offre un réel spectacle dès l\u0026rsquo;arrivée jusqu\u0026rsquo;à la tombée de la nuit.\nJe dois vous admettre quelque chose. Je commence à trouver la visite de toutes ces villes parfois répétitive et routinière. Leon, bien qu\u0026rsquo;un bel endroit, ne m\u0026rsquo;a pas enjoué. Mais Guanajuato est arrivée et restera marquée à jamais dans ma mémoire.\nL\u0026rsquo;entrée dans le labyrinthe # Tout commence par l\u0026rsquo;entrée dans la ville. Je découvre que la ville est perchée dans les montagnes et qu\u0026rsquo;une multitude de tunnels, certains modernes, mais la majorité un peu angoissants, la traversent. Ils sont à peine éclairés, longs de plusieurs centaines de mètres, et passent sous des quartiers entiers. On y trouve des intersections souterraines, des piétons dans la quasi-obscurité et la fumée des vieux camions. Quel bordel !\nLa quête de l\u0026rsquo;hôtel # La ville est un chaos incroyablement organisé de camions, autos, piétons et motos grimpant des rues plus croches les unes que les autres. J\u0026rsquo;avais réservé à l\u0026rsquo;Hotel Independencia, mais en arrivant, j\u0026rsquo;ai vu la ruelle de briques ultra escarpée qu\u0026rsquo;il fallait monter.\nMême le petit scooter n\u0026rsquo;a pas osé monter ! J\u0026rsquo;ai donc cherché un plan B. J\u0026rsquo;ai trouvé un petit hôtel sans prétention au même prix, mais avec une surprise de taille : un garage avec un plancher de tuiles si propres qu\u0026rsquo;on pourrait y manger !\nExploration photographique # Je suis ensuite parti marcher dans ces rues pleines de vie, de couleurs et de textures. Un paradis pour le photographe amateur que je suis.\nIl y a des entrées de tunnels partout, même pour les piétons. Le travail derrière ces infrastructures du début du siècle est colossal.\nLa récompense au sommet # Je décide de m\u0026rsquo;aventurer dans les ruelles vers la statue Al Pipila. Même ces petits passages sont cartographiés dans Google Maps, c\u0026rsquo;est impressionnant.\nLe spectacle une fois rendu à la statue est indescriptible. Je laisse les photos parler d\u0026rsquo;elles-mêmes. Verdict : 10 sur 10 pour cette ville. À ne pas manquer !\n","date":"27 septembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/20_day-16-mexico-photographers-paradise/","section":"Journal","summary":"Coup de foudre absolu pour Guanajuato : ses tunnels mystérieux, ses ruelles colorées et un garage de rêve pour la moto.","title":"Jour 16 - Mexico : Un Paradis pour Photographe !","type":"post"},{"content":" 2016-09-28 - Jour 17 - Guanajuato, GT à San Miguel de Allende, GT (95 km - 1:30 hrs) 2016-09-29 - Jour 18 - San Miguel de Allende, GT 2016-09-30 - Jour 19 - San Miguel de Allende, GT à Puebla, PU (423 km - 5:45 hrs) 2016-10-01 - Jour 20 - Puebla, PU to Oaxaca, OA (341 km - 4:00 hrs) 2016-10-02 - Jour 21 - Oaxaca, OA à San Cristobal de las Casas, CH (617 km - 9:00 hrs) 2016-10-03 - Jour 22 - San Cristobal de la Casa, CH Une autre courte journée de conduite pour me rendre de Guanajuato à San Miguel et j\u0026rsquo;ai décidé de prendre l\u0026rsquo;option la plus longue, qui coupe à travers les montagnes via la route 110. Une belle traversée, presque seul, à près de 2600 mètres d\u0026rsquo;altitude.\nSan Miguel de Allende : Un microclimat particulier # L\u0026rsquo;arrivée à San Miguel de Allende est rapide, la moto est stationnée en moins de deux, et le voyageur est déjà en train de visiter quelques minutes plus tard.\nPremière constatation, cette ville est une sorte de microclimat, bondée d\u0026rsquo;Américains (et probablement de Canadiens), créant une dynamique toute particulière qui saute rapidement aux yeux.\nJe me fais saluer en anglais, ce qui sonne un peu drôle à mes oreilles\u0026hellip; Ensuite, je constate que la ville est bondée de beaux restaurants, de chics hôtels, et surtout, de belles boutiques d\u0026rsquo;œuvres d\u0026rsquo;art de toute sorte, tout cela côtoyant agréablement les commerces et édifices traditionnels.\nContrairement à mes habitudes, je commence ma visite par les petites rues et non la place centrale. Après seulement quelques minutes de marche, je me retrouve dans un quartier perché dans des collines avec d\u0026rsquo;extraordinaires demeures, souvent situées derrière des entrées verrouillées. Je me permets même la visite d\u0026rsquo;une maison à vendre!\nJe fais même la rencontre d\u0026rsquo;une dame très agréable qui réside ici depuis quelques années. Elle me fait un petit tour de ville rapide et m\u0026rsquo;invite même à prendre un verre de vin dans son impressionnante résidence. Regardez-moi cette vue !\nMes deux sorties nocturnes au restaurant m\u0026rsquo;ont fait constater la présence d\u0026rsquo;une forte communauté nord-américaine qui se connaît bien. J\u0026rsquo;ai eu la chance de discuter avec un homme du Texas en écoutant de bons vieux classiques américains. C\u0026rsquo;était juste assez d\u0026rsquo;anglais pour moi et je décide que deux nuits ici sont suffisantes.\nDétails et ambiance # Voici un petit atelier de moto juste à l\u0026rsquo;extérieur du centre-ville. Regardez ce bijou !\nUne décision importante # Je prends aussi une décision importante pour la continuité de mon voyage.\nDepuis quelques jours, je ressens un peu de stagnation dans ma progression. Je découvre de beaux endroits et fais de belles rencontres, mais j\u0026rsquo;ai des fourmis dans les jambes. Je désire aller vers le sud.\nJe regarde l\u0026rsquo;itinéraire que je m\u0026rsquo;étais planifié et je constate que le rythme actuel est trop lent pour mes envies. Je débute donc des démarches auprès du capitaine du Stahlratte afin de devancer ma date de traversée vers la Colombie, initialement prévue le 14 novembre.\nLa seule autre option offerte est le 25 octobre, ce qui me laisse un peu plus de trois semaines pour atteindre Panama City. Après calculs et consultations (ma copine, Geoffrey et Chantal), je confirme le changement à Ludwig.\nConséquence : je n\u0026rsquo;irai pas à Mexico City (que j\u0026rsquo;ai déjà visitée), afin de privilégier Puebla, Oaxaca et une entrée rapide au Guatemala dans 3 ou 4 jours !\nCe ne fut pas le cas aujourd\u0026rsquo;hui, mais ce fut toute une aventure de conduite !\nJ\u0026rsquo;ai décidé de prendre la route avec paysage, car l\u0026rsquo;alternative doublait mon temps de voyage. Trente minutes après être sorti de San Miguel, la route se dessine comme un réel désastre visuel et le trafic devient rapidement lourd. Les camions y sont omniprésents.\nLe chaos routier vers Puebla # J\u0026rsquo;emprunte initialement la 57, puis la M4D. Désastre ! Après l\u0026rsquo;échangeur, je vois un ralentissement qui devient un arrêt total. Le signal cellulaire est faible, impossible de vérifier Google Maps.\nAprès quelques minutes d\u0026rsquo;attente, je décide de m\u0026rsquo;engager entre les véhicules, soit au centre ou sur l\u0026rsquo;accotement et parcours tranquillement quelques kilomètres.\nUn conducteur de poids lourd me dit qu\u0026rsquo;il attend depuis 90 minutes. Un autre, plus loin, est arrêté depuis plus de 3 heures ! Quelle chance d\u0026rsquo;être à moto. En voiture, j\u0026rsquo;y serais encore.\nVoici une courte vidéo de la situation :\nPuebla : La fourmilière # J\u0026rsquo;arrive à Puebla avec 90 minutes de retard. À chaque visite, je suis sidéré par la densité de cette ville. Les rues sont bondées, on dirait une fourmilière !\nJe termine la soirée dans un petit resto-bar simple, El Microbito, avec de la bonne musique house. Ventre plein pour seulement quelques dollars.\nEn route vers Oaxaca # Samedi matin, la route 135C est un pur bonheur : montagnes, villages, circulation inexistante et chaussée parfaite. C\u0026rsquo;est en parlant à ma copine que je réalise que nous sommes samedi ! Quel bonheur d\u0026rsquo;oublier la notion du temps en vacances.\nArrivée à Oaxaca, une ville toujours aussi agréable avec sa rue piétonnière menant au Temple de Santo Domingo et son Zocàlo animé.\nLe défi de San Cristobal de las Casas # Dimanche, départ à 6h45 pour 500 km vers San Cristobal. Le GPS annonce 8 heures de route. La raison ? Les montagnes !\nJ\u0026rsquo;ai conduit 6 heures sur 9 dans les courbes, passant de 35 à 10 degrés Celsius en 20 minutes. Je suis arrivé épuisé, mais j\u0026rsquo;ai trouvé un hôtel propre où la moto dort\u0026hellip; dans le salon !\nLa ville est un coup de cœur immédiat. Ambiance relaxe, accueillante et très colorée.\nIncroyable, j\u0026rsquo;ai croisé cette camionnette que j\u0026rsquo;avais vue au Panama il y a 3 ans !\nEntretien de la machine # La moto se comporte à merveille. Les pneus : l\u0026rsquo;avant est usé à 15%, l\u0026rsquo;arrière à 60%. J\u0026rsquo;ai profité du garage pour changer mes plaquettes de frein avant sous l\u0026rsquo;œil curieux de la famille du propriétaire.\nConcernant le poids, la moto est lourde, mais gérable. Seul mon équipement de camping n\u0026rsquo;a pas encore servi, mais je ne peux me résoudre à le laisser.\nCompte rendu du Mexique # Le Mexique est un pays de contrastes, entre pauvreté et joie de vivre, pollution et débrouillardise incroyable. C\u0026rsquo;est un pays construit à la sueur de citoyens qui travaillent dur, souvent avec des outils rudimentaires.\nBilan en chiffres :\nNombre de jours : 20 Distance parcourue : 4436 km Mes impressions :\nCoup de cœur : Guanajuato Déception : Léon Ville la plus accueillante / Meilleure ambiance : San Cristobal de las Casas Où passer un mois en hiver : San Miguel de Allende Où je ne retournerai pas : Mazatlan La surprise : Guanajuato La plus belle route : 40, entre Durango et Mazatlan La plus laide : Routes entre San Miguel de Allende et Mexico City Si c\u0026rsquo;était à refaire : Une ou deux nuits de plus à Zacatecas La prochaine publication vous viendra du Guatemala !\n","date":"3 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/21_day-17-22-mexico-final-thoughts/","section":"Journal","summary":"Traversée des montagnes vers San Miguel de Allende, immersion dans une communauté d’expatriés et décision majeure de devancer la traversée vers la Colombie.","title":"Jour 17 à 22 - Mexico - Suite et Fin ! (Partie 1)","type":"post"},{"content":" 2016-10-04 - Jour 23 - San Cristobal de las Casa, CH à Antigua, Guatemala (483 km - 9:00 hrs) 2016-10-05 - Jour 24 - Antigua, Guatemala 2016-10-06 - Jour 25 - Antigua, Guatemala 2016-10-07 - Jour 26 - Antigua, Guatemala (271 km - 5:30 hrs) C\u0026rsquo;est avec enthousiasme que je quitte San Cristobal de las Casas afin de franchir une étape importante de mon voyage : l\u0026rsquo;accès à l\u0026rsquo;Amérique Centrale.\nJe quitte mon Amérique du Nord vers des terres inconnues qui seront, j\u0026rsquo;en suis certain, captivantes, mais aussi, qui représentent un défi de logistique et d\u0026rsquo;adaptation.\nUne sortie du Mexique\u0026hellip; particulière # Le trajet vers la frontière se fait sous le signe de l\u0026rsquo;excitation. Juste avant de franchir la ligne, je tente de faire le plein. Mes cartes de crédit sont refusées par une machine récalcitrante. Le préposé tente de me faire payer le double du prix en dollars américains.\n\u0026ldquo;No señor, no voy a darte el doble.\u0026rdquo;\nAprès quelques minutes de négociation serrée, je règle le montant juste et quitte vers le Guatemala, non sans une légère appréhension en croisant un point de contrôle militaire peu après.\nLe passage frontalier : Bienvenue dans le chaos # Contrairement à la fluidité des frontières nord-américaines, ici, le processus est une épopée.\nÉtape 1 : Mexique (Sortie) Il faut annuler le visa de touriste et procéder à la sortie du véhicule auprès de El Banjercito. Le responsable prend d\u0026rsquo;innombrables photos de La Gorda (le surnom officiel de ma moto pour ce voyage).\nÉtape 2 : Guatemala (Entrée) Après 4 km de \u0026ldquo;no man\u0026rsquo;s land\u0026rdquo; transformé en marché à ciel ouvert, j\u0026rsquo;arrive aux contrôles guatémaltèques.\nFumigation : 11 quetzals. Immigration : 10 quetzals (un petit pot-de-vin exigé sans facture, mais on ne s\u0026rsquo;obstine pas pour 2$). Importation temporaire : 45 minutes de paperasse. Documents requis : passeport, immatriculation, permis de conduire, preuve de sortie du Mexique et reçu de fumigation. Frais de 160 quetzals plus tard, l\u0026rsquo;autocollant est apposé sur le pare-brise. La Gorda et moi sommes officiellement au Guatemala !\nLa route vers Antigua # Le paysage change radicalement : une chaîne de montagnes impressionnante marque la frontière. La densité de population explose. La route est un défi constant : courbes serrées, \u0026ldquo;chicken bus\u0026rdquo; ultra-polluants, animaux et nids-de-poule.\nMalgré le chaos, je m\u0026rsquo;amuse comme un gamin. Les sections de montagne à quatre voies sont un paradis pour le pilotage.\nAntigua : Charme historique et défis techniques # J\u0026rsquo;arrive à Antigua vers 15h00. Les rues en pierres inégales mettent les suspensions à rude épreuve. Je trouve finalement logis à La Posada San Vicente. Problème : la moto, chargée, est trop large pour la porte !\nSous 31 degrés, je dois tout démonter sur le trottoir sous les klaxons des automobilistes impatients pour pouvoir entrer La Gorda dans la cour intérieure.\nLa ville est magnifique, très touristique et nettement plus chère que le Mexique.\nAprès une longue sortie de jogging le lendemain pour explorer les villages périphériques, je consacre mon temps à la planification de l\u0026rsquo;ascension d\u0026rsquo;un volcan.\nL\u0026rsquo;ascension de l\u0026rsquo;Acatenango # Le clou du séjour : un trek de deux jours sur le volcan Acatenango. L\u0026rsquo;objectif est d\u0026rsquo;observer son voisin, le Fuego, qui est extrêmement actif.\nLa montée de 5 heures traverse des terres agricoles, des forêts de pins et des zones tropicales avant d\u0026rsquo;atteindre la haute montagne. J\u0026rsquo;utilise ma tente pour la première fois du voyage !\nLe spectacle est sonore avant d\u0026rsquo;être visuel. Caché par les nuages, le Fuego gronde. Des explosions sourdes suivies du bruit des roches qui dévalent les pentes. Une fois la nuit tombée et le ciel dégagé, la lave incandescente devient visible.\nLe lendemain, réveil à 3h45 pour atteindre le sommet au lever du soleil.\n[Image of volcano eruption layers]\nLe Guatemala ne fut qu\u0026rsquo;effleuré, mais cette étape restera gravée dans ma mémoire. Demain, la route continue vers le sud : direction le Salvador.\nÀ suivre !\n","date":"7 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/22_day-23-26-guatemala-antigua-volcano/","section":"Journal","summary":"Entrée mouvementée au Guatemala, découverte de la cité historique d’Antigua et ascension mémorable du volcan Acatenango face au Fuego en éruption.","title":"Jour 23 à 26 - Guatemala - Antigua et une rencontre... Explosive !","type":"post"},{"content":" 2016-10-09 - Jour 23 - Antigua, Guatemala à El Tunco, Salvador (271 km - 5:30 hrs) 2016-10-10 - Jour 24 - El Tunco, Salvador à Léon, Nicaragua (495 km - 9:30 hrs) 2016-10-11 - Jour 25 - Léon, Nicaragua à Granada, Nicaragua (140 km - 3:00 hrs) 2016-10-12 - Jour 26 - Granada, Nicaragua à San Juan del Sur, Nicaragua (99 km - 1:45 hrs) L\u0026rsquo;objectif du 9 octobre était de traverser la frontière entre le Guatemala et le Salvador pour rejoindre El Tunco, sur la côte pacifique.\nCe qui me frappe le plus est une différence entre une grande partie de la route que j\u0026rsquo;ai parcourue aux É.-U. et au Mexique. Ici, tout est vert ! Pas de problème de sécheresse et les rivières coulent à flot.\nEntrée au Salvador : Sous le signe de l\u0026rsquo;entraide # La sortie du Guatemala s\u0026rsquo;est faite sans trop de heurts, malgré une douane un peu cachée dans la voie opposée. Au Salvador, un arrêt du système informatique a ralenti la procédure, mais après une heure, je pouvais enfin rouler.\nÀ El Tunco, j\u0026rsquo;ai été accueilli par deux motards locaux passionnés. L\u0026rsquo;un d\u0026rsquo;eux a même payé mon péage d\u0026rsquo;entrée au village ! Nous avons fini par partager plusieurs bières et discuter voyage. Leur conseil : filer directement vers le Nicaragua.\nLogement à l\u0026rsquo;hôtel Mopelia pour la nuit.\nLe marathon des frontières : Honduras et Nicaragua # Le 10 au matin, départ à 5:30. Traverser le Honduras au complet en 3 heures est une mission tactique. La bureaucratie y est reine : documents oubliés par le préposé, signatures manquantes et chaleur accablante.\nMais le pire restait à venir à l\u0026rsquo;entrée du Nicaragua :\nChaleur : Plus de 40 degrés dans des bureaux sans climatisation. Files d\u0026rsquo;attente : 90 minutes pour sortir du Honduras, puis une éternité pour entrer au Nicaragua. Papiers : Inspection, formulaires, pré-vérification, assurance obligatoire\u0026hellip; Le clou de la journée : devoir payer 20 cordobas (monnaie locale) sans en posséder. Un jeune local m\u0026rsquo;a aidé en échange d\u0026rsquo;un dollar US, ravi de sa transaction.\nLéon et Granada # Léon fut une petite déception, avec des rues en piteux état. J\u0026rsquo;ai logé chez \u0026ldquo;Leo y Pinita\u0026rdquo;, un B\u0026amp;B simple mais accueillant.\nEn route vers Granada, je remarque que les conducteurs ici roulent phares éteints, même sous l\u0026rsquo;orage. Mes lumières Xenon les intriguent et me valent d\u0026rsquo;innombrables appels de phares !\nGranada offre une bien meilleure impression : coloniale, restaurée et chaleureuse. J\u0026rsquo;y trouve refuge à l\u0026rsquo;Hôtel de Sonrisas, tenu par une Albertaine.\nSan Juan del Sur # Dernière étape nicaraguayenne : San Juan del Sur. Première nuit en auberge de jeunesse (Hostel Esperanza) pour ménager le budget. La ville ne m\u0026rsquo;emballe pas particulièrement, mais La Gorda a une belle vue pour la nuit.\nDemain, direction le Costa Rica. Les frontières sont absurdes, mais j\u0026rsquo;ai décidé d\u0026rsquo;en rire !\nÀ suivre !\n","date":"12 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/23_day-26-30-salvador-honduras-nicaragua/","section":"Journal","summary":"Une épopée bureaucratique à travers trois pays : la chaleur étouffante des postes frontaliers, les rencontres motardes au Salvador et la découverte du Nicaragua.","title":"Jours 26 à 30 - Salvador - Honduras - Nicaragua - Migracion, Adouana, Adouana, Migracion (bis) !","type":"post"},{"content":" 2016-10-12 - Jour 31 - San Juan del Sur, Nicaragua à La Fortuna, CR (275 km - 6:00 hrs) 2016-10-13 - Jour 32 - La Fortuna, CR 2016-10-14 - Jour 33 - La Fortuna, CR à Monte Verde, CR (118 km - 3:30 hrs) 2016-10-15 - Jour 34 - Monte Verde, CR à San Jose, CR (152 km - 2:40 hrs) 2016-10-16 - Jour 35 - San Jose, CR Après une nuit courte en auberge de jeunesse, j’ai quitté tôt pour éviter les files à la frontière. La sortie du Nicaragua est une danse bureaucratique : taxes municipales, frais de sortie, annulation de permis et multiples inspections (douane puis police) avant de pouvoir enfin atteindre le côté costaricain.\nL\u0026rsquo;accueil au Costa Rica est nettement plus chaleureux. Après l\u0026rsquo;immigration et l\u0026rsquo;assurance obligatoire (12$ pour 3 mois), me voilà enfin sur la route, prêt à découvrir la célèbre Pura Vida.\nLe choc : La saison des pluies # Mais je vais vivre, en l’instant de quelques minutes, le plus gros changement depuis mon départ du Canada : la pluie !\nAprès un mois de temps sec, je plonge littéralement dans la saison des pluies. Rouler sous l\u0026rsquo;eau est un supplice : visibilité réduite, buée dans le casque et routes qui deviennent des patinoires, surtout en Amérique Latine où le bitume est parfois incertain.\nLa Fortuna et le Volcan Arenal # À La Fortuna, j\u0026rsquo;ai déniché une petite \u0026ldquo;cabana\u0026rdquo; aux Villas Vista Arenal. Quel bonheur d\u0026rsquo;avoir enfin mon espace pour étendre mon linge trempé et cuisiner mes propres pâtes sur mon brûleur de camping !\nLe lendemain, malgré la pluie persistante, j\u0026rsquo;ai pu apercevoir le volcan Arenal lors d\u0026rsquo;une éclaircie. Le Costa Rica est magnifique, mais il coûte une fortune : les denrées alimentaires y sont plus chères qu\u0026rsquo;au Canada !\nMonte Verde : Nature et vertige # La route vers Monte Verde est un régal de courbes autour du lac Arenal, suivi de sections de gravier et de terre plus exigeantes pour La Gorda.\nJ\u0026rsquo;ai séjourné au Monteverde Inn / Valle Escondido, une propriété immense avec ses propres sentiers de randonnée. Le propriétaire, Jona, un motard de Boston, a fait un travail colossal. Les plateformes d\u0026rsquo;observation au-dessus des chutes donnent littéralement le vertige. Par temps clair, on peut même voir l\u0026rsquo;océan !\nLa forêt de nuages # San José : Le chaos urbain # La descente vers la capitale s\u0026rsquo;est faite sur des routes de gravier très endommagées, offrant des vues plongeantes sur l\u0026rsquo;océan. Mais dès qu\u0026rsquo;on rejoint l\u0026rsquo;axe principal, le calme de la nature est remplacé par un trafic chaotique et agressif.\nSan José est une ville bruyante, sale et surpeuplée\u0026hellip; et bizarrement, en tant que citadin, j\u0026rsquo;aime ça ! J\u0026rsquo;ai trouvé mon \u0026ldquo;oasis\u0026rdquo; dans le quartier Barrio Escalante (Calle 33), rempli de bars et restos branchés.\nLe dimanche, la ville se vide et devient fantomatique, un moment idéal pour déambuler avant la prochaine étape.\n","date":"16 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/24_day-31-35-costa-rica-pura-vida/","section":"Journal","summary":"L’entrée au Costa Rica marque un tournant : la découverte de la nature luxuriante d’Arenal et Monte Verde, mais aussi l’arrivée massive de la saison des pluies et des prix élevés.","title":"Jour 31 à 35 - Costa Rica - Pura Vida et... Pluie !","type":"post"},{"content":" 2016-10-17 - Jour 36 - San José, CR à David, Panama (429 km - 7:45 hrs) 2016-10-18 - Jour 37 - David, PA à Las Tablas, PA (306 km - 5:00 hrs) 2016-10-19 - Jour 38 - Las Tablas, PA 2016-10-20 - Jour 39 - Las Tablas, PA 2016-10-21 - Jour 40 - Las Tablas, PA à Anton Valley, PA (188 km - 3:20 hrs) 2016-10-22 - Jour 41 - Anton Valley, PA à Panama City, PA 2016-10-23 - Jour 42 - Panama City, PA 2016-10-24 - Jour 43 - Panama City, PA à Puerto de Carti, PA (150 km - 2:30 hrs) Mon passage au Costa Rica s\u0026rsquo;est terminé sur une note sociale malgré la pluie, mais mon objectif de visiter le parc Manuel Antonio a été balayé par les averses. Direction : le Panama.\nLa bureaucratie sous l\u0026rsquo;eau # Le passage de frontière entre le Costa Rica et le Panama est une épreuve de patience, surtout quand on est trempé. Entre la taxe de sortie (12$), l\u0026rsquo;assurance panaméenne (12$) et la fumigation de la moto (1$), chaque étape demande un formulaire papier\u0026hellip; un vrai défi avec des gants mouillés !\nDès l\u0026rsquo;entrée, les routes sont superbes (4 voies), mais limitées à 80 km/h et truffées de radars. J\u0026rsquo;ai d\u0026rsquo;ailleurs eu ma première interception, qui s\u0026rsquo;est transformée en une discussion amicale sur mon voyage avec le policier motard. Pas d\u0026rsquo;amende cette fois !\nDavid et les premiers doutes # Arrivé à David sous un déluge, je me résous à un hôtel trop cher pour faire sécher mes affaires grâce au ventilateur prêté par la réceptionniste.\nGrâce au forum ADVRider, un lecteur m\u0026rsquo;a généreusement offert sa maison en bord de mer à Las Tablas. L\u0026rsquo;arrivée fut tumultueuse : fuite d\u0026rsquo;eau, route transformée en patinoire de boue et de goudron, conduite de nuit\u0026hellip; Pour la première fois du voyage, j\u0026rsquo;ai douté.\n\u0026ldquo;Quelle brillante idée m’a motivée à venir me faire pleuvoir sur le coco pendant des jours entiers ?\u0026rdquo;\nMais c\u0026rsquo;est là le cœur du défi. J\u0026rsquo;ai mangé des pâtes trop cuites, j\u0026rsquo;ai ri seul de l\u0026rsquo;absurdité de la situation alors que l\u0026rsquo;eau débordait sur le plancher, et j\u0026rsquo;ai réalisé que c\u0026rsquo;est précisément ce que je suis venu chercher : l\u0026rsquo;imprévu et la résilience.\nEl Valle de Anton : Vertige et Paresseux # Pour rejoindre El Valle de Anton, j\u0026rsquo;ai emprunté des routes secondaires aux pentes les plus abruptes jamais vues, même en Corse ! J\u0026rsquo;ai séjourné à la Casa Mariposa, tenue par une Suissesse passionnée. Le clou du spectacle : observer des paresseux de très près dans son jardin.\nPanama City : Entre luxe et passion moto # L\u0026rsquo;entrée dans la capitale est impressionnante. Avant de profiter du confort du DoubleTree (mon petit luxe avant le voilier), j\u0026rsquo;ai rendu visite à Touratech Panama. J\u0026rsquo;y ai rencontré des passionnés, partagé une parrillada et répondu à des tonnes de questions sur ma traversée vers la Colombie. La Gorda a même eu droit à un lavage VIP !\nJ\u0026rsquo;ai également exploré le Casco Viejo, le quartier colonial en pleine rénovation. Un contraste frappant avec les gratte-ciels modernes.\nBilan Amérique Centrale # Ces 21 jours marquent la fin de mon étape en Amérique Centrale. Si le Guatemala a été un coup de cœur absolu (Antigua !), le Costa Rica et le Panama m\u0026rsquo;ont un peu déçu par leurs prix et leur météo.\nCoup de cœur : Antigua, Guatemala Surprise : Le trek à Antigua La plus belle route : Sortie de Santa Helena, Costa Rica Distance parcourue : 3100 km en 21 jours Demain, je monte sur le Stahlratte. Pas de signal pour 5 jours. On se retrouve en Amérique du Sud !\n","date":"24 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/25_day-36-43-panama-darien-gap/","section":"Journal","summary":"Traversée du Panama sous un déluge constant, moments de doute en solitude, et préparatifs pour la grande traversée vers la Colombie à bord du voilier Stahlratte.","title":"Jours 36 à 43 - Panama - Réflexions sous la pluie et Darién Gap","type":"post"},{"content":" 2016-10-24 - Jour 43 - Puerto de Carti, PA à El Porvenir, PA (4:15 hrs - 124 km) 2016-10-25 - Jour 44 - El Porvenir, PA à San Blas Islas, PA (4:30 hrs - 44 km) 2016-10-26 - Jour 45 - San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie 2016-10-27 - Jour 46 - San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie 2016-10-28 - Jour 47 - San Blas Islas, PA à Cartagena, Colombie (32 hrs - 390 km) Le passage entre le Panama et la Colombie par voie terrestre est virtuellement impossible. Pour franchir le célèbre \u0026ldquo;Darien Gap\u0026rdquo; avec une moto, le choix du Stahlratte s\u0026rsquo;est imposé. Ce vaisseau allemand de 1903, long de 60 mètres et pesant 235 tonnes, est une véritable institution pour les voyageurs.\nEn route vers Kuna Yala # Le 24 octobre, nous avons formé un convoi de motocyclistes pour quitter Panama City. Se faufiler dans le trafic dense en formation était un joyeux bordel, mais terriblement excitant. Nous avons ensuite attaqué une route sinueuse vers la réserve indigène de Kuna Yala.\nLe baptême de l\u0026rsquo;air de La Gorda # Arrivés au port de Carti, le moment de vérité : voir nos motos être hissées à bord. Bien que l\u0026rsquo;équipage soit rodé, voir sa moto suspendue par des cordages au-dessus de la mer donne quelques papillons au ventre !\nEscales et paradis perdu # La première nuit à El Porvenir fut\u0026hellip; spartiate. Un hôtel minable rempli de bestioles qui nous a fait apprécier le luxe relatif du dortoir commun sur le voilier dès le lendemain.\nNous avons ensuite passé 24 heures de pur bonheur dans les îles San Blas : eaux limpides, baignade, rencontres avec les pêcheurs indigènes et récits de voyage épiques entre passagers.\nLa haute mer vers Cartagena # Le 26 au soir, nous avons levé l\u0026rsquo;ancre pour 30 heures de traversée. Un moment inoubliable : une baignade en plein océan, par 3000 mètres de fond, dans une eau d\u0026rsquo;un bleu d\u0026rsquo;une pureté absolue.\nBonjour l\u0026rsquo;Amérique du Sud ! # Arrivée à Cartagena le 28 octobre au matin. Les procédures d\u0026rsquo;immigration et d\u0026rsquo;importation, gérées de main de maître par l\u0026rsquo;équipage, ont été d\u0026rsquo;une efficacité redoutable. À midi, j\u0026rsquo;étais officiellement sur les routes colombiennes.\nNote aux voyageurs : * Taxe de réciprocité pour les Canadiens : 60$\nAssurance moto (30 jours) : 50$ C\u0026rsquo;est incroyable : je conduis maintenant ma moto en Amérique du Sud !\n","date":"28 octobre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/26_day-43-47-stahlratte-crossing/","section":"Journal","summary":"L’épopée du passage du Darien Gap à bord du Stahlratte, un voilier historique. Chargement des motos par treuil, escale paradisiaque aux îles San Blas et arrivée en Amérique du Sud.","title":"Jours 43 à 47 - Le Voilier Stahlratte et la traversée vers la Colombie","type":"post"},{"content":" 2016-10-29 - Jour 48 - Cartagena, CO 2016-10-30 - Jour 49 - Cartagena, CO 2016-10-31 - Jour 50 - Cartagena, CO 2016-11-01 - Jour 51 - Cartagena, CO à Mompos, CO (314 km - 4:45 hrs) 2016-11-02 - Jour 52 - Mompos, CO à Margarita, CO, et retour (51 km - 2:30 hrs) 2016-11-03 - Jour 53 - Mompos, CO à Barichara, CO (477 km - 8:00 hrs) La Colombie fut une belle surprise, bien que je l’aie déjà visitée il y a quelques années. Je me rends de plus en plus compte de la perspective différente que le voyage à moto offre, ainsi que de la difficulté supplémentaire que représente, dans ce pays rempli de motos, le simple fait de se faire une place sur la route pour survivre à une folie totale sur deux roues !\nJ’ai eu le privilège d’être accompagné pendant la plus grande partie de mon séjour en Colombie par ma copine qui m’a rejoint pour deux semaines. Nous avons traversé presque tout le pays ensemble : de Cartagena, nous sommes allés à Mompos, Villa de Leyva, avons traversé des montagnes, roulé sous de fortes pluies, dans la boue profonde, vu toutes sortes d’animaux, affronté un trafic infernal, atteint la grande ville de Medellín et avons terminé notre aventure à Cali.\nAvant son arrivée, j’étais un peu inquiet d’ajouter du poids à la moto, mais finalement, à part avancer lentement dans les embouteillages, sa présence derrière moi était presque imperceptible. Son sac pesait environ 8 kilos, donc elle a fait un excellent travail pour limiter la quantité de bagages ! La grande GS est parfaitement adaptée pour accueillir un passager et la puissance de son moteur m’a permis de faire à peu près tout ce que je faisais seul. Évidemment, il s’agit de rouler sur la route et non sur des pistes.\nComme vous pouvez le voir, je n’ai pas mis à jour le site depuis un moment. Il est un peu plus difficile de trouver le temps d’écrire avec de la compagnie ! Je ferai de mon mieux pour rattraper le temps perdu dans les prochains jours.\nCommençons par Cartagena, qui possède un superbe quartier historique, largement entouré d’une muraille en pierre. Les petites rues s’entrecroisent et offrent des perspectives et des couleurs de plus en plus belles.\nBien que très touristique, j’ai apprécié y rester trois jours en attendant l’arrivée de ma passagère. Comme je voulais qu’elle séjourne dans un endroit confortable, propre, calme et accueillant, j’ai un peu explosé mon budget en réservant au Casa Bustamante Hotel Boutique. J’en ai donc profité pour me reposer, me détendre à la piscine et faire le plein d’énergie pour les prochaines aventures.\nJ’ai également beaucoup marché en ville, fait du jogging dans le quartier de Bocagrande et même dîné dans la rue ! C’est incroyable, le bon bœuf et le poulet offerts partout par des cuisiniers itinérants pour seulement 2 ou 3 dollars. Accompagné d’une (ou deux) bonne(s) bière(s) froide(s) et des rires des enfants qui s’amusent autour de vous, c’est la recette parfaite pour de belles soirées simples, agréables et bon marché.\nMa copine est arrivée très tard dimanche après une longue journée de voyage, nous avons donc attendu lundi matin pour que je joue le rôle de guide et lui fasse faire un tour rapide (mais complet !) de la vieille ville.\nRegardez comme les gens sont ingénieux. Pas de terrain de baseball fourni par la ville ? Pas de problème, on en fabrique un ! Uniformes, arbitres, marqueurs, tout le nécessaire pour un vrai match !\nMardi 1er novembre, nous avons pris la moto et roulé vers Mompos (également connue sous le nom de Mompox ou San Cruz de Mompox).\nCette petite ville est populaire auprès des touristes, mais y accéder reste un défi. Pour les routards, il faut prendre plusieurs bus. Pour les personnes à moto comme nous, il faut emprunter des routes pas toujours faciles à trouver, pas très bien entretenues et parfois un ferry.\nGoogle Maps m’indiquait un endroit, mon GPS un autre et l’application maps.me générait un autre itinéraire.\nJ’ai pris le temps de visiter le site d’une agence de location de motos et les ai contactés car ils vont à Mompos lors d’un de leurs circuits.\nMotolombia - Tours et locations de motos\nIls ont été très sympathiques pour répondre à toutes mes questions et ont suggéré un itinéraire adapté à une grosse moto avec 2 passagers et leurs bagages.\nSortir de Cartagena fut assez sportif ! Des centaines de motos, camions, voitures, vélos et piétons vous coupent la route devant, derrière ou sur les côtés, comme si c’était normal et sûr. Évidemment, c’est normal pour eux, mais pas pour nous et certainement pas sûr ! Mais c’est fou et en même temps excitant, et l’adrénaline fait son travail pour nous aider à enfin sortir de la ville et emprunter de multiples routes nationales jusqu’à Mompos.\nLes routes 25 et 80 étaient assez mauvaises à cause de nombreux chantiers pour passer de 2 à 4 voies. Il y a également beaucoup plus de trafic qu’au Mexique ou en Amérique Centrale, surtout des camions. Une fois sur la route de Santa Ana, on peut enfin se détendre et profiter du paysage.\nMalgré tout, je dois avouer que même si les premières minutes de conduite étaient un peu difficiles, car il fallait m’habituer à rouler avec ma nouvelle passagère, c’était vraiment agréable de retrouver le guidon après presque 10 jours de pause !\nParmi les 3 itinéraires proposés par mes différents outils de navigation, Google a été le gagnant, car ses cartes tenaient compte d’un nouveau pont permettant de traverser le fleuve Brazo de Mompos, ce qui était un petit soulagement, car autrement il aurait fallu mettre la moto sur un petit bateau, ce qui n’était pas très rassurant.\nMompos est relativement isolée et il y a peu de véhicules, mais la ville a été envahie par des centaines de motos juste après notre entrée dans ses rues, comme des moustiques au printemps !\nLes rues longeant le fleuve sont paisibles et bordées de belles maisons anciennes bien entretenues. Mais ce n’est pas le cas en sortant de ces rues touristiques ! Il y a tellement de motos qu’il est difficile de traverser les intersections ! Il faut avoir les yeux partout !\nLe ferry que j’ai mentionné plus tôt ! Ouf, heureux que le nouveau pont soit construit.\nNous avons décidé de rester deux nuits dans ce village, car un collègue aventurier m’avait contacté quelques semaines auparavant via le site advrider.com pour me donner des conseils pour la portion colombienne de mon voyage. Il se trouvait également dans le pays au moment de notre passage et en a profité pour venir nous rejoindre depuis Medellín avec son épouse.\nJ’en ai donc profité pour me détendre et faire une petite course sur la petite route de terre longeant le fleuve. Même si je sens que ma forme physique décline lentement depuis le début du voyage, c’était encore une sortie très agréable qui m’a conduit à quitter rapidement le village pour courir dans les champs, entouré d’un côté par le fleuve et de l’autre par des poules, chevaux, vaches de toutes les couleurs possibles, cochons de toutes tailles et une belle verdure et tranquillité bien appréciées.\nJ’ai l’impression d’être un peu observé !\nDe retour à l’hôtel, j’ai proposé à ma copine d’enlever les valises de la moto et de repartir sur cette petite route pour apprécier la région plus rurale juste à l’extérieur de la ville.\nElle a un peu hésité, mais dès que je lui ai montré une petite vidéo d’un troupeau de vaches que j’avais croisé lors de mon jogging, elle a accepté ! (C’est une amoureuse des animaux !)\nNous sommes donc partis avec une moto beaucoup plus légère, par une matinée chaude et ensoleillée.\nLes premiers kilomètres étaient spectaculaires et relativement faciles à parcourir, mais après quelques villages rudimentaires et isolés, la route a commencé à se dégrader. Elle était uniquement composée de terre, ce qui entraîne, pendant la saison des pluies actuelle, de nombreuses zones de boue profonde.\nDans la plupart des cas, il est possible de passer en ralentissant un peu et en accélérant pour alléger la roue avant, le tout sans trop d’effort. Mais plus nous avancions, plus la boue et les accumulations d’eau devenaient profondes, obligeant ma passagère à descendre de la moto plusieurs fois pour faciliter le passage.\nÀ un moment, nous croisons une moto arrêtée évaluant ses options pour passer dans un des trous d’eau. Le conducteur très sympathique nous avertit d’une portion de route un peu plus loin où le soleil ne peut pas sécher le chemin. Son passager, tenant 2 poules vivantes par les pattes, visiblement destinées à un bon Pollo a la Plancha frais, nous dit que nous devrions faire demi-tour, mais ce n’est pas vraiment une option, car nous venions de passer une douzaine de passages boueux difficiles et mon GPS indique que le branchement vers la route principale est beaucoup plus proche que de faire demi-tour.\nNous prenons donc le risque et nous nous lançons dans l’aventure !\nÀ quelques centaines de mètres, un passage est couvert par de grands arbres feuillus et la route est boueuse, accompagnée de petits lacs (!) qui me semblent très profonds. Nous prenons le temps d’observer une petite 125 cc basculant d’un côté à l’autre dans la boue profonde pour finalement s’aventurer sur les 200 mètres du chemin qui semblait le plus stable. Évidemment, ma passagère passe à pied.\nJ’ai reçu quelques jurons dans l’intercom, car même à pied, c’est difficile et un peu… salissant !\nJe règle ma suspension ESA au niveau le plus bas afin de pouvoir poser les pieds au sol si nécessaire, et je m’assure que le système de contrôle de traction est désactivé.\nJe progresse ensuite lentement dans le défi qui se présente. Ai-je mentionné que la journée était ensoleillée et… chaude !\nJe dois travailler très dur pour que la moto ne tombe pas car c’est glissant, comme sur de la glace. La roue arrière tourne sans beaucoup d’adhérence et je finis par glisser dans un trou d’eau. Je parviens à m’en sortir et cela se répète plusieurs fois jusqu’à ce que la moto décide de traverser la route, la roue arrière dans un trou profond, tournant mais ne avançant pas.\nJe demande à ma partenaire de venir m’aider, car je suis incapable d’avancer ou de reculer. Il faut savoir qu’il s’agit ici de revenir sur ses pas, dans la boue qu’elle venait de traverser pour venir pousser la moto en éclaboussant une belle boue collante avec la roue arrière. Elle n’était pas très contente, c’est le moins que l’on puisse dire.\nHeureusement, un homme également sur une petite moto s’est arrêté pour nous aider. Après quelques mouvements avant-arrière, je parviens à sortir du lac de boue et à franchir l’autre côté de ce passage difficile, complètement trempé de sueur, mais terriblement heureux de ne pas être tombé dans ce mélange collant. Mes bottes pèsent maintenant 2 kilos chacune, grâce à la boue accumulée jusqu’au bord de mon pantalon. La moto est également complètement recouverte d’une épaisse couche qui lui donne un look de soldat de tranchée.\nMême sans bagages, une grosse GS dans la boue n’est pas idéale, et l’embrayage me l’a bien fait comprendre, produisant une surchauffe peu agréable. Les kilomètres suivants furent un peu moins difficiles et beaucoup plus agréables.\nNous avons finalement mis 3 heures pour parcourir les 50 km de cette petite promenade improvisée. Mais elle restera gravée comme un merveilleux souvenir !\nPetite séance de lavage improvisée.\nEn début de soirée, mon contact ADVRider est arrivé avec son épouse et nous avons profité de la belle soirée pour nous promener le long du fleuve et partager un bon repas rempli d’histoires de voyage et de moto !\nNous partons tôt le lendemain pour une visite rapide de Barichara, un superbe village perché dans les montagnes !\nCertaines sections de la route sont encore très humides et difficiles à traverser.\nLa route vers Barichara nous a rappelé une réalité colombienne : les montagnes sont omniprésentes et les temps de trajet explosent. Mais quel plaisir de ne pas payer de péage (gratuit pour les motos !) et de voir défiler ces paysages grandioses.\nUne chose très appréciable en Colombie : les motos n’ont pas à s’arrêter (ni payer !) aux postes\n","date":"3 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/27_day-48-53-colombia-cartagena-mompos/","section":"Journal","summary":"La Colombie fut une belle surprise, offrant une perspective différente du voyage à moto et de la folie de survivre sur deux roues !","title":"Jours 48 à 53 - Colombie - Cartagena, Mompos et un peu d'adrénaline à deux roues !","type":"post"},{"content":" 2016-11-04 - Jour 54 - Barichara, CO à Villa de Leyva, CO (198 km - 3:40 hrs) 2016-11-05 - Jour 55 - Villa de Leyva, CO à Medellín, CO (419 km - 8:40 hrs) 2016-11-06 - Jour 56 - Medellín, CO 2016-11-07 - Jour 57 - Medellín, CO à Jardin, CO (129 km - 3:00 hrs) 2016-11-08 - Jour 58 - Jardin, CO à Salento, CO (188 km - 4:00 hrs) 2016-11-09 - Jour 59 - Salento, CO 2016-11-10 - Jour 60 - Salento, CO à Cali, CO (292 km - 7:40 hrs) 2016-11-11 - Jour 61 - Cali, CO 2016-11-12 - Jour 62 - Cali, CO à Popayan, CO (143 km - 2:30 hrs) À Barichara, nous avons eu la chance d\u0026rsquo;avoir un petit hostel juste pour nous et en avons profité pour se coucher tôt afin de bien nous reposer pour la route du lendemain menant à Villa de Leyva. Bien qu’aussi perché dans les montagnes, ce ne sont pas les mêmes chaines et nous devrons franchir plusieurs montées et descentes avant de l\u0026rsquo;atteindre.\nNous avons finalement pris près de 3 heures à parcourir une superbe route, presque toujours entourée de belles montagnes. Malheureusement, la présence de poids lourd rend la conduite un peu pénible, sans compter que l’odeur du diesel finit par être très désagréable.\nLa dernière portion du trajet nous amène sur une route plus rurale et vraiment jolie.\nL’arrivée dans le village est carrément spectaculaire, avec des maisons toutes blanches, les rues en pierres et les montagnes qui entourent le tout.\nNous nous rendons directement à l’hôtel car malgré leur beauté, les rues sont un défi à parcourir avec une grosse moto. Les pierres placées à la main ne sont pas très uniformes et à basse vitesse, c’est plus La Gorda qui décide où elle va que le conducteur !\nLa ville est simplement superbe. Nichée entre une série de sommets verdoyants, sa grande place centrale est impressionnante et plaisante. On y retrouve aussi plusieurs restaurants et hôtels pour tous les budgets.\nLa traversée vers Medellín # Notre plan est de se rendre à Medellín le lendemain afin de passer une dernière soirée avec mon contact de AVDRider.com. Nous quittons avec regret ce beau petit village. Nous prenons la route très tôt le 5 novembre pour la plus longue journée de moto du voyage : 8 heures pour seulement 400 km. La raison : les montagnes !\nNous avons choisi la route 60, pittoresque mais isolée, avec des portions de terre et des chantiers majeurs.\nCe fut carrément une journée de conduite de moto d’aventure incroyable ! Nous avons croisé des passages en altitude d’une beauté extraordinaire, des villages isolés, des animaux de toute sorte pour finalement arriver dans une énorme cité qu’est Medellín.\nMalheureusement, le spectacle a été quelque peu gâché par un énorme orage au moment d’entrer dans la ville et, en plus du ciel qui nous tombait littéralement sur la tête, nous avons dû faire face à des centaines de conducteurs audacieux (lire ici : complètement fous) qui, au guidon de leurs petites motos beaucoup plus agiles, nous suivaient et nous dépassaient d’un peu trop près pour être rassurant, malgré la tempête.\nNous avons ensuite dû composer avec des excès d’eau, car les précipitations étaient beaucoup trop importantes pour le réseau d’aqueducs. Traverser une belle flaque d’eau n’est pas si grave, même si elle est profonde. Le problème survient lorsqu’on la traverse en même temps que des dizaines d’autres voitures et camions qui, eux, ne ralentissent pas le moins du monde. Les éclaboussures produites sont si violentes qu’elles passent par-dessus la moto ! Pas très agréable…\nLa circulation est extrêmement dense et je dois effectuer plusieurs changements de voie pour atteindre ma destination. Tout le défi consiste à éviter les innombrables quasi-collisions avec des véhicules arrivant de tous les angles possibles !\nNous arrivons finalement à destination en même temps que mon ami, lui aussi complètement trempé, mais qui arbore, malgré cette longue journée de conduite, un large sourire de satisfaction.\nAprès une bonne douche chaude, nous nous rendons dans le quartier d’El Poblado pour un bon repas et une courte visite des rues environnantes. Comme c’est un samedi soir, l’endroit est en pleine effervescence et bondé de jeunes qui profitent des nombreux bars du secteur !\nLe dimanche fut consacré au repos et à la célébration de l\u0026rsquo;anniversaire de ma copine.\nJardin : Un saut dans le temps # Nous quittons Medellín le lundi 7 novembre en direction de Jardín. Comme c’est un jour férié, sortir de la grande ville est relativement facile. Une fois rendus dans la région montagneuse, la circulation redevient dense. Ce n’est qu’après deux heures de conduite plutôt sportive que nous pouvons enfin nous détendre un peu, sans avoir de conducteurs agressifs qui nous collent ou devoir dépasser de lourds camions, toujours très lents sur ce type de routes vallonnées.\nNous arrivons dans un village tout droit sorti d’un autre siècle ! Les maisons sont peintes de couleurs vives et plusieurs chevaux se promènent près de la place principale, très animée. Comme nous n’avions pas réservé d’hôtel, nous commençons à chercher et, bien sûr, vous l’aurez deviné, la pluie se met à tomber abondamment !\nAprès quelques jurons et plusieurs tentatives, nous trouvons un petit hôtel presque vide, juste à côté de la place centrale, pour 15 $ par personne. Nous avons droit à une grande chambre avec trois lits (ce qui sera très utile pour faire sécher nos affaires), mais sans stationnement.\nAprès avoir regardé un peu autour, je décide de laisser la moto dans la rue, près de la porte et juste sous la fenêtre de notre chambre, en activant l’alarme et en installant la housse. Dans un village de ce type, pour être honnête, cela ne m’inquiète pas trop.\nLa route vers Riosucio et Salento # Belle surprise : quelques minutes après notre arrivée, je tombe sur Drew, en train d’examiner ma moto. Il était sur le même bateau que moi pour la traversée vers la Colombie ! Nous discutons un peu des différentes options pour continuer vers le sud.\nNous pouvons faire demi-tour et prendre la route vers Pereira, ou emprunter une petite piste qui traverse les montagnes en direction du village de Riosucio. J’avais pris la peine de me renseigner auprès de policiers sur l’état de cette route, et on m’avait prévenu qu’elle était très détrempée à cause des fortes pluies des derniers jours. J’hésitais donc un peu à parcourir ces 50 km seul.\nQuel bonheur d’avoir un partenaire ! Nous décidons donc de tenter l’aventure le lendemain matin.\nL’offre de restaurants est un peu limitée dans le village. Il y a une multitude d’endroits qui servent d’excellents cafés (nous sommes tout de même dans la région du café), mais nous finissons par trouver un petit restaurant proposant de bonnes pâtes et de succulentes pizzas. Après avoir fait quelques tours de la ville à pied, nous passons une soirée tranquille autour d’une bonne (!) bouteille de vin et d’un bon repas chaud.\nLe lendemain matin, nous retournons sur la place principale pour savourer un excellent café et de délicieuses pâtisseries avec Drew et sa copine qui l’accompagne pour quelques jours en Colombie. Nous attaquons ensuite la mystérieuse route isolée vers Riosucio.\nLa route est effectivement très étroite, peu large, et composée de gravier concassé, ce qui la rend relativement facile à parcourir, même dans les sections humides. Nous mettons environ deux heures pour franchir les 50 km. Les paysages ruraux et montagneux sont incroyables ! Quelle excellente décision ! Merci à Drew d’avoir joué le rôle d’éclaireur pour nous !\nDL’objectif de la journée est de rejoindre Salento, un autre village de montagne situé entre Pereira et Arménia, où nous avons réservé deux nuits au Salento Pequeño Hotel.\nDès que nous dépassons Riosucio, la route devient moderne et rapide, malgré les nombreuses montées et descentes.\nSalento est également un endroit très touristique et son charme est un peu plus difficile à dénicher. L’attraction principale est la Valle del Cocora, située à quelques kilomètres, qui offre une panoplie d’activités de plein air.\nNotre hôtel est situé un peu à l’extérieur du centre du village, mais il offre une belle vue et est équipé d’une petite cuisinette. Nous en profitons donc pour préparer nos repas durant nos deux nuits sur place. Nous avons également revu Drew et son ami. Nous avons partagé une bière bien froide et échangé nos histoires de voyage ! Très sympa !\nValle Del Cocora : Chevaux et Palmiers Géants # Le matin du 9 novembre, nous prenons un taxi — en réalité une Jeep dans laquelle on entasse le plus de touristes possible — pour parcourir les 10 kilomètres qui nous séparent de la Valle del Cocora afin de faire un peu d’équitation et de randonnée. Nous aurions pu y aller en moto, mais nous voulions faire une pause et profiter pleinement de l’expérience.\nCe fut une excellente décision, car au retour nous avons rencontré une Française et un Argentin, puis partagé un bon repas dans un petit restaurant du village.\nLa randonnée en montagne était incroyable. Nous avons parcouru les premiers kilomètres à cheval, sur un sentier très abrupt, humide et difficile. Les chevaux sont vraiment agiles et connaissent parfaitement le chemin !\nNous avons ensuite marché au milieu des palmiers de cire, les plus hauts du monde. Impressionnant !\nFin du voyage à deux à Cali # Le 10 novembre, nous avons tenté de visiter des exploitations de café au sud d\u0026rsquo;Armenia, mais la région nous a moins emballés. Nous avons finalement décidé de filer vers Cali pour passer nos deux dernières journées ensemble.\nPetite note, ma copine quitte de Bogota, mais comme nous aurions été obligé de nous retaper les montagnes et faire 8 heures de route (et que j’aurais dû refaire en sens contraire pour continuer vers le sud), nous avons fait l’achat d’un billet pour un vol interne de Cali à Bogota tôt le matin du 12, ce qui lui permettra de prendre son vol de retour dans la même matinée. Pour 70$, c’est vraiment une décision qui a été facile à prendre!\nLa route entre Bellavista et Cali s’est faite sous… la pluie encore une fois. Mais comme nous avions réservé dans probablement le meilleur hôtel de la ville pour nos 2 dernières nuits ensemble, nous avions un petit velours qui nous attendait à la fin du calvaire donc ça n’a pas été si mal, en plus du fait que nous sommes rapidement tombés sur une autoroute à 4 voies.\nL’entrée dans Cali est une vraie caricature sortie tout droit des annales des voyages en moto. Malgré le fait que nous commencions à avoir l’habitude depuis les dernières semaines, d’avoir des motos qui nous suivent à quelques pouces, ou qui nous coupent pour nous dépasser presque en nous renversant sur le côté, ici, c’est le summum ! C’est une infestation sur 2 roues ! Les 40 minutes prises dans un intense trafic pour nous rendre à l’hôtel ont vraiment été folles et j’ai même éclaté de rire à un certain moment tellement c’était invraisemblable et dangereux !\nPendant ma visite à Cali, j’en ai profité pour laisser ma moto au concessionnaire BMW pour un entretien.\nHabituellement, je fais le travail moi-même, mais je dois admettre que j’ai été un peu paresseux et j’ai profité de leur présence pour me faciliter la vie. Je l’ai regretté un peu quand la facture est arrivée, mais bon, j’en suis quitte pour savoir que la prochaine inspection sera faite de mes propres mains ! En parlant de mains, je n\u0026rsquo;ai pas pu résister de me payer un petit cadeau de noël avant le temps !\nCali est une grande ville assez plaisante. On y retrouve plusieurs quartiers et celui que nous avons choisi, Granada, offre plusieurs restaurants et boutiques. Notre hôtel, le Marriott, offre lui aussi un superbe restaurant qui s’avère être un des meilleurs de la ville donc, fait rare, nous en avons profité pour déguster un bon steak (ça faisait tellement longtemps !) et relaxer un peu. Petite note si vous visitez cette ville, notre hôtel offre aussi probablement le meilleur déjeuner que j’ai vu de tous mes voyages ! Je ne peux que le recommander !\nMa copine me quitte donc très tôt le matin du 12 novembre, le cœur un peu gros. Il est fort probable que nous ne serons pas en mesure de nous revoir en 2016, et même d’ici la fin du voyage. Ses obligations professionnelles ne lui permettent malheureusement pas de faire ce genre de voyage à répétition.\nPas évident de revenir à la chambre seul et surtout de continuer vers le sud sans ma passagère ! Nous avons eu un superbe voyage et j’espère qu’elle a apprécié l’expérience de vivre une portion de mon aventure à moto.\nJe la trouve d’ailleurs très courageuse d’avoir parcouru tous ces kilomètres de route assise derrière, dans des conditions pas toujours faciles, dans la pluie, la boue, le trafic…\nJe me lève donc un peu tard et quitte vers ma dernière destination en Colombie, Popayan, une ville avec un centre tout blanc et… pluvieux !\nHeureusement, le responsable de l\u0026rsquo;hôtel ne veut pas que La Gorda se fasse mouiller !\nVoici quelques images de la belle ville de Popayan.\nC\u0026rsquo;est aussi ici que se termine mon aventure en Colombie. Il y aurait beaucoup d’autres endroits à voir, à visiter, mais la pluie est malheureusement trop présente et j’ai pris la décision de poursuivre ma route vers le sud.\nLe 13 novembre, je vais donc quitter Popayan et tenter de me rendre en Équateur où une nouvelle page de mon voyage va s’ouvrir !\nBilan de la Colombie # J’ai beaucoup apprécié la Colombie pour sa nature verdoyante impressionnante, ses paysages pittoresques, ses montagnes, la gentillesse des gens. Plusieurs personnes la considèrent comme le paradis de la moto. Ce n’est pas mon opinion.\nPrenez ces mêmes personnes et donnez-leur un volant ou un guidon de moto, et ils deviennent complètement fous et carrément dangereux ! Malheureusement, la conduite ici n’est ni facile ni plaisante, et ce, sur plusieurs des routes importantes que j’ai empruntées et dans les villes, grandes comme petites, que j’ai visitées. Comme mon voyage est un roadtrip, c’est difficile de ne pas en tenir compte.\nIl y a certaines petites routes isolées qui ont été d’une grande beauté et un plaisir à parcourir, mais la plupart du temps, j’ai été stressé par les innombrables motos, autos et camions avec qui j’ai dû non seulement partager la route, mais aussi me battre pour ne pas avoir d’accident (surtout les motos !). La densité de la circulation est vraiment plus importante que lors de mon passage au Mexique et en Amérique Centrale.\nMa prochaine visite dans le pays se fera en avion et en autobus. Je pourrai mieux apprécier le paysage et relaxer un peu plus !\nIl y a aussi eu la pluie qui est venue gâcher un peu la fête… Mais bon, ça fait partie d’un voyage de moto et je dois m’y habituer même si ce n’est pas facile !!!\nCoup de cœur : Villa de Leyva Déception : La région de Arménia Ville la plus accueillante : Villa de Leyva Meilleure ambiance : Carthagène Où j’irais passer un mois complet en hiver : Vieille ville de Carthagène Où je ne retournerai pas : Armenia La surprise : La forte densité de la circulation sur toutes les routes et le nombre de gros camions, même le dimanche La plus belle route : Route 60 entre Villa de Leyva et Medellín La plus laide : La 80, entre Carthagène et Mompos Si c’était à refaire : Quelques jours de plus à Villa de Leyva, un itinéraire un peu différent afin de pouvoir visiter Bogota La prochaine fois : Visiter dans la période estivale et non la saison des pluies Ce qui m’a manqué le plus : Le Mexique, pour ses routes tranquilles ! Nombre de jours : 16\nDistance parcourue : 2300 km\n","date":"12 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/28_day-54-62-colombia-cities-final-thoughs/","section":"Journal","summary":"Traversée des Andes colombiennes vers Villa de Leyva, Medellín et la région du café. Une fin de séjour intense entre montagnes russes, orages tropicaux et paysages grandioses.","title":"Jours 54 à 62 - Colombie - Suite et fin","type":"post"},{"content":" 2016-11-13 - Jour 63 - Popoyan, CO à Otavalo, EC (493 km - 10:00 hrs) 2016-11-14 - Jour 64 - Otavalo, EC à Quito, EC (101 km - 2:00 hrs) 2016-11-15 - Jour 65 - Quito, EC 2016-11-16 - Jour 66 - Quito, EC Mes dernières heures en Colombie ont été passées sur une route absolument magnifique ! Évidemment, il y avait un fort débit de circulation, mais la beauté des montagnes, souvent très escarpées, m’a fait finir en beauté la visite de ce pays.\nJ’ai quitté tôt le matin du 13 novembre afin de tenter de me rendre en Équateur, plus précisément dans la ville de Otavalo. Cela signifiait un trajet d’au moins 9 heures, plus le temps de passage à la frontière.\nJ’ai eu la chance d’avoir une température relativement favorable, avec juste quelques averses ici et là.\nJ’ai quand même dû faire quelques arrêts, dont un pour sortir mes gants plus chauds qui étaient cachés dans le fond d’un sac depuis des semaines !\nEn effet, le mercure est descendu à moins de 10 degrés en haute altitude. Les montagnes étaient impressionnantes et j’ai franchi un des sommets, sur une route que je considérais quand même secondaire ; une grande ville, Pasto, s’est affichée devant moi à ma grande surprise et éblouissement ! Je ne m’attendais tellement pas à voir une cité de cette envergure à cet endroit.\nLe passage à la frontière de l’Équateur fut possiblement le plus simple depuis le début de mon voyage. 10 minutes pour sortir de la Colombie, et 30 minutes pour entrer en Équateur. Aucun frais, aucun document à remplir et de beaux sourires pour agrémenter le tout ! J’ai même eu droit à une carte touristique du pays… Incroyable !\nQuel contraste avec ce que j’ai vécu depuis mon départ. Mais le mot contraste allait prendre une tout autre envergure à peine entrée dans le pays.\nAprès avoir travaillé fort pendant des semaines sur les routes de la Colombie, je suis maintenant devant une autoroute qui souvent a 3 voies de chaque sens, avec un bitume en parfait état et je peux rapidement constater deux choses : il n’y a plus de motos et les conducteurs démontrent un minimum de courtoisie, me semblant beaucoup moins téméraires et dangereux.\nLa route monte sans cesse jusqu’à une région incroyablement impressionnante en haute altitude. La route est moderne et me laisse carrément bouche bée ! Wow, quel contraste incroyable.\nLe meilleur mot pour décrire mes sentiments après quelques heures de conduite est soulagement. Je suis enfin capable de relaxer un peu sur la route, regarder le paysage, ralentir sans me faire klaxonner ou dépasser à quelques centimètres de distance. Je vois de plus, le long de la route, un endroit aménagé pour s’arrêter et prendre des photos ! Je suis aussi un peu ébahi par le contraste de paysage entre les deux pays. Ici, c\u0026rsquo;est vraiment de la haute montagne. Je passe même par des endroits à plus de 3500 mètres d\u0026rsquo;altitude.\nÀ un certain moment, je prends un embranchement pour la ville de Otavalo et me retrouve sur un boulevard urbain qui a parfois 4 voies de chaque côté !!!\nOtavalo est une sorte de banlieue de Cotacachi. Son centre-ville est modeste, mais bien aménagé. Je réussis, avec un peu de chance, à me trouver rapidement une chambre d’hôtel dans un endroit potable, qui offre un grand stationnement pour la moto et qui est directement dans le centre (Hotel Coraza). Un gros 18$ pour une chambre avec internet et eau chaude !\nJe me promène dans les rues pendant quelques heures et je remarque immédiatement que la population est beaucoup plus indigène, arborant une peau très foncée et les vêtements traditionnels. Les femmes portent les enfants dans des tissus en bandoulière et leurs beaux grands chapeaux me rappellent la Bolivie.\nLes gens sont un peu plus froids, moins souriants, ça se sent dès mon contact avec le responsable de l’hôtel. Quand je croise les gens dans la rue, pas de sourire ni de salutation.\nL’autre chose que j’ai remarquée, c’est que c’est beaucoup, mais beaucoup plus calme que la Colombie. Il y a une bonne présence sur les rues, mais pas de klaxons, pas de motos qui passent à deux cheveux du trottoir, personne ne passe sur les feux rouges. Il serait mentir de dire que je n’ai pas apprécié cette simili quiétude.\nLe lendemain, je quitte vers Quito où j’ai réservé (la veille) un appartement sur airbnb.com. Une première pour moi. C\u0026rsquo;est un peu dépasser mon budget quotidien, mais je tirerai avantage de la cuisine pour faire mes repas. Cela me donnera aussi la chance de regarder mes options pour les prochains jours en Équateur, car je n\u0026rsquo;ai pas vraiment d\u0026rsquo;itinéraire de planifié.\nLa route vers la capitale est tout aussi impressionnante et parfaite dans tous les sens. La seule chose à mentionner, je dois m’habituer de nouveau à m’arrêter aux péages ! Un gros 0,20 $ à chaque fois ! En fait, ce n’est pas tellement le fait de payer, mais le trouble de sortir l’argent du manteau à chaque fois. Pas évident en moto.\nL’entrée à Quito se déroule bien plus facilement que pour Cali ou Medellín. Les nombreux automobilistes (très peu de motos) sont beaucoup plus tranquilles. Je rencontre Maria à 13h00 et elle me remet les clés de l’appartement qui se situe au 7e étage d’un immeuble relativement moderne dans un quartier appelé La Zona, plein de bars et restaurants. Il y a aussi beaucoup d’écoles ce qui le rend très dynamique.\nJ’ai profité de ces journées pour faire le tour de ce quartier, mais aussi du centre, situé à une heure de marche environ. J\u0026rsquo;ai aussi accumulé une vingtaine de kilomètres de marche chaque jour, ce qui fait beaucoup de bien, car je sens que les kilos commencent à s\u0026rsquo;accumuler, vu le manque d\u0026rsquo;exercice !\nLa ville est immense et possède certains traits européens. Le vieux centre me rappelle étrangement certaines villes d’Italie.\nC’est aussi un plaisir de marcher toutes ces rues dans une grande ville sans le vacarme des klaxons quasi continuels présent en Colombie. Ici, encore une fois, c’est beaucoup plus calme et ordonné. Quand même bizarre non ?\nVoici quelques images de la ville qui fut certainement une grande et belle surprise. Je ne m’attendais pas à ce niveau de qualité des structures historiques et de l’atmosphère qui y règne. Un des beaux centres que j’ai vus en Amérique latine.\nUn volontaire pour conduire cet autobus dans les petites rues de Quito ?!\nComme vous avez pu le constater, j\u0026rsquo;ai aussi eu droit à du soleil !!! Finalement !\nJe suis aussi arrêté chez Euromoto pour voir si des pneus sont disponibles. Il y a le modèle que je cherchais dans la bonne taille pour ma moto, mais pour 750$ US… Ouf, on repassera ! J’ai d’ailleurs réservé les mêmes pneus chez Touratech Lima, au Pérou, pour 370$ US. On comprend maintenant comment les belles routes sont financées !\n","date":"13 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/29_day-63-to-66-ecuador-contrasts-and-great-surprises/","section":"Journal","summary":"L’arrivée en Équateur me plonge dans un monde de contrastes : des autoroutes modernes et lisses succèdent au chaos colombien, tandis que le calme de Quito et les traditions indigènes d’Otavalo m’offrent un répit inattendu à 3500 mètres d’altitude.","title":"Jours 63 à 66 - Équateur - Contrastes et Belles Surprises!","type":"post"},{"content":" Jour 67 à 70 - Ecuador - Randonnées, Cités, Suite et Fin # 2016-11-17 - Jour 67 - Quito, EC à Quilotoa, EC (166 km - 3:30 hrs) 2016-11-18 - Jour 68 - Quilotoa, EC à Baños, EC (157 km - 3:30 hrs) 2016-11-19 - Jour 69 - Baños, EC à Cuenca, EX (336 km - 5:30 hrs) 2017-11-20 - Jour 70 - Cuenca, EC En quittant Quito, je suis encore une fois agréablement surpris de la qualité de la route et malgré le trafic intense de l\u0026rsquo;heure de pointe, la sortie de la grande ville se déroule sans trop de stress.\nMalgré la facilité de circuler sur les belles grandes routes de l\u0026rsquo;équateur, je ne suis quand me pas venu jusqu\u0026rsquo;ici pour visiter les autoroutes donc je planifie emprunter une route secondaire afin de me rendre jusqu\u0026rsquo;à Quilotoa, où on retrouve une belle opportunité de randonnée autour d\u0026rsquo;un lac dans un cratère.\nDès la sortie de Quito, voici le spectacle qui s\u0026rsquo;offre à mes yeux. Le volcan Cotopaxi.\nLa petite route se nomme Via Sigchos - Quilotoa. Quelle excellente décision. Même si le trajet ajoute une heure de conduite, les paysages sont incroyables avec de hautes collines verdoyantes, passant de la haute montagne à des terres agricoles, offrant des enchaînements de courbes incessants et une certaine solitude qui ne s\u0026rsquo;était pas présentée depuis quelque temps. Je croise plus de fermiers à pied ou à cheval que de véhicules.\nLa route est parfaite, aucun trou, des inclinaisons de chaussées toujours biens calibrés ce qui me permet de m\u0026rsquo;amuser un peu, et de belles surprises à chaque sortie de courbe.\nComme tout n\u0026rsquo;est jamais parfait en Amérique latine, je suis ralenti par des chantiers de construction majeurs pendant quelques kilomètres avant d\u0026rsquo;arriver à destination. Je suis impressionné par la magnitude des travaux effectués sur une route somme toute très secondaire.\nNos élus devraient venir passer quelque temps ici! Les ingénieurs et ouvriers ont un talent évident pour construire des infrastructures de haute qualité dans des conditions très difficiles.\nEn arrivant dans le village qui est un peu, disons, piteux, je visite un premier hostel pour lequel je pourrais utiliser le même qualificatif pour finalement déposer mes sacs dans le second endroit qui est un peu moins de ce même adjectif!\nLa raison pourquoi je reste dans le village est que je désire faire une randonnée dans un sentier qui fait le tour d\u0026rsquo;un cratère remplis d\u0026rsquo;eau. J\u0026rsquo;ai besoin de faire un peu de sport et ce trajet ne me décevra pas!\nVoici la vue que j\u0026rsquo;ai en m\u0026rsquo;engageant dans le sentier\u0026hellip;\nJe pensais pouvoir faire le tour en une heure, mais il s\u0026rsquo;agit finalement d\u0026rsquo;un trek assez rigoureux et l\u0026rsquo;illusion d\u0026rsquo;une tournée facile se change rapidement en plusieurs montées à près de 4000 mètres d\u0026rsquo;altitude, presque constamment sur une crête étroite qui donne le vertige!\nLe spectacle est mémorable et j\u0026rsquo;ai dû prendre la même photo du trou d\u0026rsquo;eau des centaines de fois!\nÀ un moment, j\u0026rsquo;ai été surpris par la présence d\u0026rsquo;un petit kiosque de fortune tenu par un jeune de 12 ans à 3900 mètres d\u0026rsquo;altitude. Il grimpe de son village chaque matin de la semaine afin de vendre les œuvres de sa famille et autre nécessitée habituelles.\nIl m\u0026rsquo;explique qui fait cela depuis 2 ans. Il fréquente l\u0026rsquo;école les samedis et dimanches et passe le reste de la semaine ici. Je ne peux que respecter l\u0026rsquo;effort, mais je me questionne aussi sur les perspectives de futur de jeunes comme lui qui sont appelés à jouer ce genre de rôle dans leur famille, et ce, partout en Amérique latine.\nJe dine avec un couple hybride (une fille de l\u0026rsquo;Équateur et un allemand) dans le petit hostel qui m\u0026rsquo;héberge pour la nuit. Nous échangerons de bonnes histoires et je me replis en fin de soirée dans ma chambre en tentant du mieux que je pouvais de me réchauffer, car il fait 5 degrés et la chambre n\u0026rsquo;est ni isolée ni chauffée! La petite tique que je dois tuer avant de m\u0026rsquo;insérer dans les couvertures épaisses ne me met pas du tout en confiance, mais je n\u0026rsquo;ai pas vraiment le choix d\u0026rsquo;accommodation rendu à cette heure du soir dans tel endroit perdu dans les montagnes.\nJ\u0026rsquo;espère que la maladie de Lyme ne me prendra pas comme client cette nuit!\nLe déjeuner était aussi inclus dans le prix de la chambre, mais comme toutes les assiettes de la veille étaient encore sur la table, j\u0026rsquo;ai passé mon tour et quitté rapidement vers un autre village de montagne, Baños.\nJe dois sortir la veste chauffante, car il fait 5 degrés! Quel bonheur cette chaleur artificielle!\nLes premiers kilomètres sont spectaculaires, mais le reste de la route est plutôt moche.\nJ\u0026rsquo;ai un peu de temps devant moi et j\u0026rsquo;en profite pour rouler lentement (et personne ne me pousse dans le derrière!) et je m\u0026rsquo;arrête même aider un confrère en moto BMW arrêté sur le bord de la route. Il avait surestimé la capacité de son réservoir d\u0026rsquo;essence et je lui ai donné un peu du précieux liquide en utilisant un petit outil que je traîne toujours, soit un tube qui s\u0026rsquo;attache au connecteur de mon réservoir. En actionnant le démarreur, l\u0026rsquo;essence se transvide sans aucun autre effort! Cool!\nLa ville de Baños est apparemment un endroit de rêve pour les amateurs de plein air, mais je dois avoir trop souvent visité Mont-Tremblant ou Whistler et il n\u0026rsquo;y a rien de trop impressionnant ici pour moi. Je vais faire une belle randonnée en montagne, mais quitter le lendemain.\nLe petit centre est quand même actif et j\u0026rsquo;ai eu la chance de passer une belle soirée avec un (jeune!) couple de Paris. Que c\u0026rsquo;est plaisant de pourvoir parler dans sa langue, si ce n\u0026rsquo;est que pour quelques heures! J\u0026rsquo;ai même enseigné quelques petites expressions québécoises à nos cousins! On s\u0026rsquo;est fait cro\u0026hellip;. solide n\u0026rsquo;est pas Thierry?!\nCertaines portions de la route pour se rendre à Cuenca sont banales, mais pour la grande majorité du temps, je suis comblé par des paysages montagneux et très peu de présence d\u0026rsquo;autres véhicules.\nCuenca (salut Daniel!) et une ville importante et apparemment très belle et avec un aspect colonial. Je choisis d\u0026rsquo;y passer 2 jours et de me payer un peu de luxe. Je reste dans un des beaux hotel de la ville et me traite à un restaurant extraordinaire lors de la première soirée.\nSan Blas Hotel \u0026amp; Suites Mariscal Sucre \u0026amp; Manuel Vega, Cuenca, Équateur https://goo.gl/maps/m1B78QKHGqz\nEl Mercado 8-27, Calle Larga, Cuenca, Équateur https://goo.gl/maps/AtyefXfEXBJ2\nLa ville est très belle effectivement, mais ce que j\u0026rsquo;apprécie beaucoup est le calme qui y règne malgré sa taille. La cathédrale est immense, les rues sont possiblement les plus propres que j\u0026rsquo;ai vu depuis le début du voyage et l\u0026rsquo;offre de resto est appréciable.\nJe passe mes 2 journées à jogger, marcher, visiter, mais aussi à planifier mon entrée et mes premiers jours au Pérou.\nQuand je lis plusieurs des blogueurs qui ont fait ce périple, je me rends compte que ce que je traverse présentement est de la petite bière comparé à ce qui m\u0026rsquo;attend dans le prochain pays.\nJ\u0026rsquo;apprécie la beauté des routes en Équateur et la facilité des déplacements, mais il me semble de plus en plus évident que le Peru sera un réel défi logistique de navigation et de conduite.\nMike de ADVRider.com me suggère fortement de ne pas prendre la Panamericana, qui longe la côte, mais de me concentrer sur la route 3N qui passe dans les montagnes. Je suis en accord avec cette suggestion, mais je suis un peu hésitant quant à certains tronçons qui risquent d\u0026rsquo;être difficiles, voir impossibles en moto, ou devrais-je dire, en solo avec ma moto. Le fait que je sois seul m\u0026rsquo;oblige à éviter certains endroits et bien que je sois bien à l\u0026rsquo;aise avec cela, je suis quand même obligé de faire mes devoirs!\nLa Gorda se comporte encore parfaitement. Aucun problème mécanique à souligner si ce n\u0026rsquo;est que d\u0026rsquo;une petite infiltration d\u0026rsquo;eau dans le final drive. J\u0026rsquo;ai consulté mon mécanicien en chef à Montréal (merci, Geoffrey) ainsi que sur le site ADVRider et en suis venu à la conclusion que c\u0026rsquo;est un mineur. J\u0026rsquo;ai nettoyé une petite pièce (breather) et replacée adéquatement. Je verrais si le problème est réglé lors des prochaines vidanges d\u0026rsquo;huile à Santiago.\nC\u0026rsquo;est quand même bizarre mentionner une ville au Chili.\nQuand je regarde l\u0026rsquo;itinéraire des prochaines semaines, je réalise à quel point j\u0026rsquo;ai beaucoup parcouru de distance, mais que ce qui est devant moi me semble tellement plus complexe, immense, et loin! Avec tous les détours, j\u0026rsquo;estime à près de 8000 km la distance entre l\u0026rsquo;équateur et Santiago, au Chili. Et chaque kilomètre en Amérique latine demande beaucoup plus de travail que dans le nord.\nPas question ici de traverser 3500 (les États-Unis) en 2 jours comme au début de mon aventure. En ligne directe, ce ne serait pas trop complexe. Il serait possible de le faire en quelques semaines, mais je désire passer par les montagnes, Cusco, la Bolivie, le nord de l\u0026rsquo;Argentine, le désert d\u0026rsquo;Atacama, les vignobles de Cafayate et plus que tout, me rendre à Ushuaia, à la fin du monde, en Patagonie. Un autre 4000 km\u0026hellip; Minimum!\nC\u0026rsquo;est énorme! Et jusqu\u0026rsquo;à un certain point, intimidant.\nJe travaille donc fort afin de me concentrer sur une étape à la fois et tenter de découper l\u0026rsquo;itinéraire en petits morceaux plus faciles à gérer.\nJe dois aussi faire la paix avec le fait que je ne verrai pas tout.\nJe prends le pays dans lequel je suis présentement. Tous les gens que je rencontre me disent que je dois tout faire pour ne pas manquer les îles Galapagos.\nMalheureusement, ce détour ne se fera pas durant ce voyage pour deux raisons.\nLa première est que je me suis rendu ici en moto.\nJ\u0026rsquo;ai la chance d\u0026rsquo;avoir une autonomie totale et de me déplacer rapidement et facilement.\nLa deuxième est qu’il est facile de revenir en Équateur et les Iles seront toujours là lors de ma prochaine visite.\nTout cela pour dire que je n\u0026rsquo;ai pas l\u0026rsquo;intention de stationner La Gorda pour 2 semaines et faire une croisière en bateau. Quand je vais visiter cet endroit, je me concentrerai sur cet endroit.\nPour le moment, chaque matin où j\u0026rsquo;ai la chance et le privilège d\u0026rsquo;enfourcher ma moto, je suis totalement motivé à continuer vers le sud, et à découvrir les horizons que ce moyen de transport, avec ses avantages et désavantages, me permettre de voir et vivre. Et ce, même si je dois admettre que le soir venu, ma copine, famille, amis et ma vie professionnelle chez Solo me manquent beaucoup.\nÀ suivre, et la prochaine entrée vous viendra, je l\u0026rsquo;espère, du Pérou!\nCoup de cœur: Quito\nDéception: La pluspart des petits villages croisés n\u0026rsquo;ont pas de charme\nVille la plus accueillante: Quito\nMeilleure ambiance: Quito, quartier de La Zona\nOù j’irais passer un mois complet en hiver: Aucun\nOù je ne retournerai pas: Baños\nLa surprise: La qualité des routes et la facilité de conduire dans le pays (beaucoup plus calme!)\nLa plus belle route: Les 2 premières heures en entrant dans le pays et allant vers Otavalo.\nLa plus laide: La première partie entre Baños et Cuenca\nSi c’était à refaire: Quelques jours de plus pour aller à la plage mais comme mon pneu arrière commence à être usé, je ne veux pas ajouter plus de 1000 km à mon périple\nLa prochaine fois: Visiter les Iles Galapagos\nCe qui m’a manqué le plus: Ma copine qui m\u0026rsquo;a quitté à Cali!\nNombre de jours: 9\nDistance parcourue: 1300 km\n","date":"17 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/30_day-67-to-70-ecuador-hiking-and-driving-and-final-thoughts/","section":"Journal","summary":"Je quitte l’Équateur sur une note spectaculaire entre les cratères volcaniques et les cités coloniales, tout en préparant nerveusement mon entrée au Pérou : un défi logistique de 8000 km qui s’annonce aussi immense qu’intimidant.","title":"Jour 67 à 70 - Ecuador - Randonnées, Cités, Suite et Fin","type":"post"},{"content":" 2016-11-21 - Jour 71 - Cuenca, EC à Piura, PE (529 km - 9:30 hrs) 2016-11-22 - Jour 72 - Piura, PE à Cajamarca, PE (472 km - 7:30 hrs) 2016-11-23 - Jour 73 - Cajamarca, PE à Huamachuco, PE (222 km - 7:30 hrs) Quand je parlais de contraste relativement au passage entre la Colombie et l\u0026rsquo;Équateur, et bien, multipliez le tout par 10 et vous obtiendrez maintenant la transition entre l\u0026rsquo;Équateur et le Pérou!\nAprès avoir passé 2 belles journées à Cuenca, je me sentais prêt à continuer vers le sud et me suis donné comme mission de franchir une autre frontière, soit celle du Pérou, situé quand même à 8 heures de route. Le réveil devait donc se faire très tôt et j\u0026rsquo;ai pris la route à 6:00, avec une température d\u0026rsquo;à peine 2 degrés!\nJ\u0026rsquo;ai rapidement enfilé ma veste chauffante, mais après 30 minutes, la température a baissé d\u0026rsquo;un cran pour se retrouver à -3. Avec les mains complètement gelées, j\u0026rsquo;ai aussi dû enfiler les gants chauffants, une première depuis le départ.\nUne fois bien habillé adéquatement, je peux confortablement conduire bien au chaud. Le seul petit problème est que la batterie de mon iPhone, même si branché et en recharge, tombe morte maintenant à cette température et le téléphone, qui est mon GPS principal (Google Map), s\u0026rsquo;éteint. Je ne peux pas croire que mon iPhone 6s commence déjà à se faire vieux!\nJe dois donc revoir mon parcours et le reprogrammer dans mon GPS Garmin, ce qui n\u0026rsquo;est pas optimal, car les cartes d’OSM ne sont pas très bonnes dans cette région.\nAprès quelques heures de conduite dans les montagnes vertes, le paysage passe tranquillement de la forêt au désert. En fait, pas vraiment au désert, mais a une végétation sèche, avec de gros arbres qui semblent morts.\nJ\u0026rsquo;arrive donc à la frontière du Pérou sous un soleil de plomb et un beau 36 degrés, soit 40 de plus que ce matin!\nLe poste frontalier est complètement désorganisé, comme s\u0026rsquo;il avait été improvisé à cet endroit il y a 50 ans et qu\u0026rsquo;on ne l\u0026rsquo;avait jamais rénové.\nLe passage est facile et rapide. Les gens sont courtois. Je dois payer 35$ US pour un mois d\u0026rsquo;assurance au Pérou (SOAT).\nDès les premiers kilomètres, je constate rapidement une grande pauvreté, la plus sévère depuis le début de mon voyage.\nJe me dirige vers Piura, une grande ville située à une distance raisonnable et où je compte passer la nuit.\nJe dois croiser quelques villes et villages poussiéreuses et totalement sans dessus-dessous.\nÀ un certain moment, la route principale est barrée à cause de la construction et je dois faire des détours dans des rues résidentielles totalement délabrées, très pauvres et en sable. Je suis aussi confronté à des centaines de petits mototaxis sur 3 roues qui s\u0026rsquo;entrecroisent comme des fous! Il est difficile pour moi de décrire ce bordel. Je me sens vraiment loin de la maison!\nhttps://youtu.be/FLGY3vHJMw4\nEn région plus rurale, je dois au autre type de trafic!\nJ\u0026rsquo;arrive à Piura vers 16:00 et débute ma recherche d\u0026rsquo;hôtel. Les prix sont élevés et je me retrouve dans un petit hostal correct pour 35$. Une fortune pour ce que l\u0026rsquo;endroit offre!\nJe marche dans la ville. C\u0026rsquo;est carrément un autre monde, extrêmement bruyant, sale, voir sur certaines rues, dégueulasses.\nVoici les plus belles photos que j\u0026rsquo;ai pu prendre. J\u0026rsquo;ai laissé de côté les scènes moins agréables. Le centre est quand même bien mais\u0026hellip;\n\u0026hellip; à quelques coins de rue de la place principale, on retrouve des rues en sable!\nJe quitte tôt le matin en direction sud et malgré les conseils de multiples sources me disant d\u0026rsquo;éviter la Panamericana, qui longe la mer, je décide de prendre l\u0026rsquo;option facile afin de me rendre à Cajamarca, qui elle, est dans les montagnes.\nLa route commence par une zone désertique et une ligne droite de plus de 200 km. Il serait mentir de ne pas avouer que je ai apprécié ces moments de conduite facile, une première depuis des semaines!\nÉvidemment, cela n\u0026rsquo;allait pas durer et une fois rendu dans la grande ville de Chiclayo, je me retrouve sur un petite route de gravier pour quelques dizaines de kilomètres. Je dois aussi passer dans des villages complètement fous, avec des kiosques de vendeurs ambulants directement sur la rue, ce qui m\u0026rsquo;oblige à me faufiler entre eux, les mototaxis et même de gros camions qui eux aussi, passent dans ce bordel.\nQuelques dizaines de kilomètres plus loin, la montée débute et la route devient de haute qualité, large, propre, avec une chaussée parfaite. Les paysages sont de qualité égale et j\u0026rsquo;en suis unité pour un beau spectacle jusqu\u0026rsquo;à Cajamarca.\nCette ville est beaucoup plus imposante que je le croyais. Je trouve rapidement un hôtel qui me permet de stationner la moto dans la cour intérieure et profite des heures suivantes pour marcher et découvrir un endroit plein de beautés et d\u0026rsquo;effervescence.\nToutefois, elle est aussi très bruyante et cela est causé par tous les véhicules qui klaxonnent constamment. Je tente un peu de comprendre le manège qui, même s\u0026rsquo;il est très désagréable, voir agressant, est une curiosité, car me semble ordonné.\nPremièrement, il n\u0026rsquo;y a habituellement pas de signal d\u0026rsquo;arrêt aux intersections, donc chaque véhicule qui arrive à un coin de rue, et bien, klaxonne!\nEnsuite, chaque conducteur qui trouve qu\u0026rsquo;une autre auto est trop proche klaxonne, si un piéton est sur le coin ou tente de traverser, on klaxonne.\nSi on désire vous saluer, on klaxonne.\nParfois. Quand une voiture me croise, on klaxonne, peut-être pour me saluer ou possiblement parce que mes phares de jours sont allumés?\nEnsuite il y a les taxis. Ceux-ci klaxonnent pour toutes les raisons mentionnées ci-haut, mais il faut ajouter que ceux-ci klaxonnent pour se faire remarquer par les clients potentiels marchants sur les trottoirs. Et je peux vous affirmer que des taxis, il y en a pour les fous et les fins! Et dans les endroits où il y a beaucoup de piétons, ceux-ci klaxonnent au moins à chaque 10 mètres.\nBip bip\u0026hellip; Bip bip\u0026hellip; Bip bip bip\u0026hellip; Tellement agressant! Mais à force de me retrouver dans ce bordel et de ne rien pouvoir y faire, j\u0026rsquo;essais d\u0026rsquo;y trouver une rythme, comme une mélodie un peu imprévisible!\nFinalement, je crois que certaines personnes tentent de fausser ma grande étude de ce comportement, car ils klaxonnent pour\u0026hellip; absolument rien! Je les observe, je tente de m\u0026rsquo;expliquer, mais sans succès. C\u0026rsquo;est à n\u0026rsquo;y rien comprendre.\nEt le gouvernement n\u0026rsquo;aide en rien. Regardez la pancarte!\nEt vous pouvez donc imaginer le concert de klaxons stridents qui est présent dans les rues des grandes villes du Pérou!\nJe quitte Cajamarca tôt encore une fois afin de faire du progrès vers le sud, dans les routes montagneuses.\nJe n\u0026rsquo;ai pas vraiment d\u0026rsquo;objectifs pour la journée, car il est difficile d\u0026rsquo;estimer adéquatement quelle est la meilleure route ainsi que les temps de déplacement.\nJe me dirige tout de même vers Huamachuco, où on retrouve des ruines anciennes qu\u0026rsquo;il est possible de visiter et ce, à seulement quelques kilomètres de la ville.\nLa route est très différente de la veille. Bien que toujours en haute altitude, j\u0026rsquo;ai droit à une série de petits villages et de terres agricoles agréables et passibles. Je conduis lentement et m\u0026rsquo;imprègne de ces paysages bucoliques.\nMes 2 arrêts pour le petit déjeuner.\nMiam! Sans farce, tout d\u0026rsquo;abord de bonnes bananes fraiches, et ensuite, la petite boulangerie, en plein milieu de rien du tout, avait de super bons feuilletés aux pommes. Un délice. Ma technique s\u0026rsquo;est quand même raffinée avec les semaines. Maintenant j\u0026rsquo;en achète un, je goute et si c\u0026rsquo;est bon, j\u0026rsquo;en achète d\u0026rsquo;autres. J\u0026rsquo;en ai pris 4 ici!\nJe rejoins finalement la route 3N, qui est celle que je vais tenter de suivre pour les prochaines journées. Elle vient tout juste d\u0026rsquo;être refaite et est large, moderne et douce pour ma grosse moto.\nC\u0026rsquo;est quand même bizare de voir toutes les maisons délabrées de familles évidemment pauvres longer cette route récente, moderne et parfaite.\nL\u0026rsquo;ironie est encore plus forte quand je pense aux rues de Montréal, la ville où je réside, où c’est tout le contraire. De belles maisons et des taxes ahurissantes pour des rues en état de décomposition!\nBon, revenons à la route 3N, ce qui est aussi bien drôle est que parfois celle-ci doit être rétrécie à une voie, car une maison ou un poteau électrique est présent. Ou parce qu\u0026rsquo;on a simplement oublié de refaire un pont! Maintenant je reconnais mon administration municipale!\nEn milieu de journée, je croise des voyageurs en vélo et je m\u0026rsquo;arrête pour les saluer. Je suis chaleureusement accueilli par un groupe de 5 personnes de l\u0026rsquo;Europe et une personne de Vancouver. Certains d\u0026rsquo;entre eux sont sur la route depuis 2 ans et ont débuté leur périple en Alaska.\nJ\u0026rsquo;ai rarement été aussi impressionné par un tel accomplissement et cela remet un peu en perspective les choses. Ils ont pris depuis leur arrivée au Pérou pour se rendre à l\u0026rsquo;endroit de notre rencontre. J\u0026rsquo;ai pris 3 jours!\nNous échangeons sur nos trajets, leurs vélos, ma moto. Passionnant.\nJe quitte 90 minutes plus tard, revigoré avec une énergie qui me fut transmise par l\u0026rsquo;accomplissement quotidien de ces gens. J\u0026rsquo;ai tout d\u0026rsquo;un coup une envie énorme de camper (ce qu\u0026rsquo;ils font presque en tout temps), et de continuer à découvrir le pays via les petites routes moins touristiques.\nIls me disent aussi qu\u0026rsquo;ils vont se rendre à un petit lac un peu plus loin afin d\u0026rsquo;y passer la nuit et que je suis le bienvenu de les rejoindre.\nLeur site web: www.radko.de\nPour de rendre à cet endroit, il me prendra seulement 30 minutes, mais pour eux, c\u0026rsquo;est plus de 4 heures.\nEn quittant, je réfléchis à mes options. Je passé effectivement devant le lac, mais rien ici ne justifie un arrêt à 14:00, pour donc y a passé le reste de l\u0026rsquo;après-midi.\nComme j\u0026rsquo;ai vraiment une envie de camper, chose que je n\u0026rsquo;ai pas fait depuis le Guatemala, je décide quand même de me rendre à Huamachuco, mais de continuer vers les ruines de Markahuamachocho, y faire une visite et de revenir sur mes pas (30 minutes) et tenter de retrouver le groupe près du lac.\nL\u0026rsquo;entrée dans la ville de Huamachuco est chaotique et pénible. Initialement, mon GPS me dirige adéquatement, mais plusieurs rues sont fermées et Google Maps à du mal à recalculer un itinéraire alternatif. Je me retrouve à quelques reprises dans des culs-de-sac ou des rues qui sont carrément des escaliers pour piétons, donc infranchissables.\nC\u0026rsquo;est quand même divertissant de voir le visage des gens me voyant passer avec ma grosse moto sortie directement de Mars sur leur petite rue sans issue.\nJe réussis à traverser la ville et je me retrouve sur un chemin de terre et de pierre qui se met à monter sérieusement en altitude. Le chemin est très étroit et donne sur des falaises très escarpées! Tout un défi de conduite et de courage.\nJ\u0026rsquo;arrive au ruines, et l\u0026rsquo;agent de sécurité présent à l\u0026rsquo;entrée m\u0026rsquo;offre de surveiller la moto. Super, je change mes vêtements, verrouille toutes mes choses et couvre le tout avec ma toile. Je suis à l\u0026rsquo;aise de la laisser seule et quitte pour un petit trek de 2 heures sur cette montagne abritant les ruines.\nJe suis la seule personne sur le site et j\u0026rsquo;en profite pour visiter tranquillement et prendre plein de photos. À un moment, je croise un groupe qui s\u0026rsquo;affaire à réparer le chemin et parmi ceux-ci, l\u0026rsquo;archéologue en chef du site! Il me fait un petit tour guidé et me permet même d\u0026rsquo;entrer dans l\u0026rsquo;enceinte du bâtiment principal, qui abritait, il y a plus de 1000 ans, la foire commerciale du peuple, estimé à environ 10000 personnes. Le site est situé en flanc de montagne et était tout entouré par une muraille haute de 3 étages.\nUn agent de sécurité bien sympathique! Et bon photographe!\nAprès cette belle visite, je retourne au lac où malheureusement, je ne suis pas en mesure de retrouver les cyclistes. Je décide quand même de m\u0026rsquo;installer sur le bord de l\u0026rsquo;eau, sur le terrain du parc municipal, afin de camper gratuitement pour la nuit.\nJe stationne ma moto et débute l\u0026rsquo;installation de ma tente. Ce n\u0026rsquo;est pas très long que des jeunes du village m\u0026rsquo;entourent et me posent plein de questions sur mon voyage, mais surtout sur la grosse moto qui les intriguent visiblement!\nSession de photo\u0026hellip;\nPendant ce temps, une super surprise, une autre moto arrive, une BMW 650cc, avec à son bord, un gaillard qui a clairement beaucoup de kilomètre dans le corps!\nIl s\u0026rsquo;agit d\u0026rsquo;un Anglais vivant en Belgique et faisant le même trajet que moi, mais vers le nord. Il a débuté en Uruguay et prévoit terminer à Houston. Il a beaucoup d\u0026rsquo;expérience, ayant fait ce périple, et d\u0026rsquo;autres en Europe, dans le passé.\nNous prenons une bonne bouteille de vin ensemble et s\u0026rsquo;échangeons plusieurs histoires de voyage et plein de trucs. Une belle soirée avec un chic type! J\u0026rsquo;en sors encore plus motivé à découvrir le Pérou par les montagnes et ses petites routes.\nCe fut une journée passionnante, probablement une des plus intéressantes du voyage. J\u0026rsquo;ai rencontré de super aventuriers, vu de beaux paysages, de belles ruines, et pratiqué ma conduite hors route en montagne.\nJe suis prêt pour la prochaine étape.\nMais ce qui m\u0026rsquo;attend le lendemain est immensément plus intense que ce que j\u0026rsquo;avais prévu et j\u0026rsquo;ai vécu les journées les plus exigeante de mon voyage, voire de tous mes voyages.\nÀ suivre!\n","date":"21 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/31_day-71-to-73-peru-a-serious-and-dusty-contrast/","section":"Journal","summary":"Le passage au Pérou marque un contraste brutal : entre pauvreté extrême, chaos urbain et cacophonie de klaxons, je découvre la majesté des Andes, des ruines millénaires isolées et la solidarité entre voyageurs au bord d’un lac d’altitude.","title":"Jour 71 à 73 - Pérou - Un Sérieux Contraste Dépoussiérant!","type":"post"},{"content":" Jour 74 à 80 - Pérou - Erreur de Navigation et Isolation en Haute Montagne! # 2016-11-24 - Jour 74 - Huamachuco, PE à Pallasca, PE (176 km - 9:00 hrs) 2016-11-25 - Jour 75 - Pallasca, PE à Huaraz, PE (253 km - 6:00 hrs) 2016-11-26 - Jour 76 - Huaraz, PE à Laguna 69 (et retour) (176 km - 5:00 hrs) 2016-11-27 - Jour 77 - Huaraz, PE à Lima (384 km - 5:20 hrs) 2016-11-28 - Jour 78 - Lima (Touratech) (25 km - 1:00 hrs) 2016-11-29 - Jour 79 - Lima 2016-11-30 - Jour 80 - Lima Paul (l\u0026rsquo;Anglais rencontré la veille) et moi nous réveillons tranquillement au lever du jour et défaisons nos installations respectives sous un soleil radieux.\nMon objectif pour la prochaine étape est de me rendre à Huaraz, situé dans la Cordillera Blanca, une imposante série de pics enneigés de très haute altitude, mais où il est impossible de se rendre en une seule journée de conduite.\nIl y a une manière facile d\u0026rsquo;y arriver, soit en retournant vers la mer et en empruntant la Panamericana, ou une autre qui est plus délicate, en passant par les chemins en montagne. Il est donc certain que j\u0026rsquo;allais choisir la solution complexe!\nL\u0026rsquo;itinéraire précis n\u0026rsquo;est pas évident à élaborer. En fait, il ne faut pas regarder les routes proposées par le GPS aveuglément au Pérou et je dois discuter des options avec mon confrère voyageur avant de me diriger vers la route 119, qui traverse les montagnes comme je le souhaite.\nJe dois repasser par Huamachuco et ses nombreux chantiers de construction. Le premier embranchement que me propose mon GPS est une minuscule route de terre. Pas question de prendre ce chemin! J\u0026rsquo;ai plusieurs centaines de kilomètres à couvrir donc je dois refaire mes devoirs.\nJe finis par trouver une route de terre qui se dirige dans la bonne direction, mais beaucoup plus large et en meilleur état.\nLa journée sera consacrée à me rendre dans le village de Pallasca, situé à 160 km au sud de Huamachuco.\nLes options de routes sont multiples et celle que j\u0026rsquo;ai choisie me semble la plus intéressante. Sur papier (écran!).\nOuf\u0026hellip;\nAprès une heure de conduite sur une route de terre et de pierre difficile, la situation allait prendre une tournure pour le moins critique.\nLa route devient de plus en plus mauvaise et isolée, avec des passages de rivière et des ponts de bois douteux.\nJe me retrouve à un certain moment complètement seul dans une vaste région montagneuse, sur un chemin où il est extrêmement difficile de maintenir la moto verticale. À plusieurs occasions, je frôle la catastrophe.\nLa beauté des lieux me laisse sans mots, mais je réfléchis quand même à mes options. Je roule en première vitesse la majorité du temps et la route se détériore de plus en plus. Je dois conduire sur le bord de hautes falaises intimidantes.\nÀ un certain moment, je pense à rebrousser chemin, mais mes calculs m\u0026rsquo;indiquent qu\u0026rsquo;il me prendrait autant de temps revenir sur mes pas que de me rendre au prochain village.\nJ\u0026rsquo;ai fait une petite vidéo de la première partie du trajet, où la conduite était plus facile.\nPar la suite, les grosses pierres sur la route rendent la conduite très difficile, mais c\u0026rsquo;est surtout le fait de se retrouver fréquemment avec une falaise de plusieurs centaines de mètres d\u0026rsquo;un côté qui est ahurissant. Il n\u0026rsquo;y a évidemment aucune protection.\nJe roule très prudemment et le sable et les pierres me demandent un travail énorme et une concentration incroyable.\nLe pire de tout cela est que plus j\u0026rsquo;avance, plus c\u0026rsquo;est difficile. Plusieurs rivières à franchir, des ponts en très mauvais état, et je suis complètement seul avec encore plus de 75 km à parcourir.\nLa photo ne démontre pas que le trou que ce pont me fait franchir a plusieurs centaines de mètres de profondeur! Les planches ne sont ni solides, ni au niveau, et il n\u0026rsquo;y a aucune protection. La meilleure option est à droite mais il n\u0026rsquo;y a aucune chance que je m\u0026rsquo;y engage! Je réfléchis, je teste, je réfléchis, je teste, je pense aux autres options (hey, il n\u0026rsquo;y en a pas d\u0026rsquo;autres options), je ferme les yeux, je tourne la poignée des gaz\u0026hellip; Ok, je suis de l\u0026rsquo;autre côté, mais j\u0026rsquo;ai aucune idée par où je suis finalement passé!\nÀ un certain moment, je suis tombé en mode survie.\nComme je dois conduire la moto debout, afin de faciliter les passages sur les roches, dans l\u0026rsquo;eau, le sable, et ce, depuis maintenant plus de 4 heures, et que je ne vois pas d\u0026rsquo;amélioration des conditions à l\u0026rsquo;horizon, du moins pour les 3 prochaines heures, je commence à m\u0026rsquo;inquiéter.\nDe plus, je dois aussi admettre que je finis par craindre de rouler à droite du sentier, qui est de la largeur d\u0026rsquo;un seul véhicule, à cause des falaises. Je favorise la trace créée par le passage des camions qui est le long de la montagne par rapport à celle du côté du précipice. Pourtant, ce n\u0026rsquo;est pas toujours la meilleure option.\nÀ un moment, j\u0026rsquo;arrive face à un passage difficile et j\u0026rsquo;hésite une fraction de seconde à prendre la ligne plus facile, qui est sur le bord du précipice, et ce qui devait arriver, arriva\u0026hellip;\nLa photo ne démontre pas à quel point il y avait une falaise à droite du chemin.\nPlus de peur que de mal. Seul un phare auxiliaire est brisé (pas tout à fait, mais à lire plus loin!), mais je dois travailler pas mal fort pour sortir la moto de là.\nJe prends ensuite quelques minutes pour reprendre mes esprits, manger un peu et ensuite, retourner à la difficile tâche de reprendre la route vers le sud.\nLes heures qui ont suivi ont été encore plus difficiles, physiquement, mais aussi mentalement. C\u0026rsquo;est très inquiétant de parcourir un tel chemin, isolé, sans savoir si un obstacle ou les conditions vont carrément t\u0026rsquo;empêcher de continuer. Le fait de savoir qu\u0026rsquo;il n\u0026rsquo;y a personne, possiblement à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, est aussi préoccupant et impossible à oublier.\nVers 15:00, 8 heures après le début de ma journée de conduite, je croise un homme en train de surveiller ses moutons. Quel bonheur!\nJe lui demande comment sortir de cette situation et retrouver une route en asphalte. Il me dirige vers Pampas, où la route de bitume débute. Excellent, sauf qu\u0026rsquo;il me reste encore au moins une heure de conduite afin d\u0026rsquo;atteindre ce village. Mes réserves d\u0026rsquo;essence commencent aussi à se faire de plus en plus limitées.\nJe croise 30 minutes plus tard un petit village et m\u0026rsquo;arrête afin de confirmer ma route. Un homme très sympathique me trace un itinéraire sur un bout de papier jusqu\u0026rsquo;à Huaraz! Et tout en asphalte par surcroît! Il demande à sa fille d\u0026rsquo;aller chercher la caméra de la famille afin de prendre une photo avec moi. Super gentil et aidant comme personnage!\nAi-je l\u0026rsquo;air un peu fatigué?\nJe rejoins finalement Pampas vers 16:00.\nJe tente de faire le plein, mais aucune station d\u0026rsquo;essence est présente dans le petit village. Je dois acheter 3 gallons chez un vendeur de fortune. J\u0026rsquo;ai aussi un peu de difficultés à sortir du village, car les indications de mon GPS sont contraires à celle des gens à qui j\u0026rsquo;ai demandé conseils, et même ces conseils m\u0026rsquo;envoient parfois dans des directions opposées!\nLa route vers Pallasca n\u0026rsquo;est que d\u0026rsquo;une heure et se fera sur une route pavée. Un luxe que j\u0026rsquo;envisage avec beaucoup d\u0026rsquo;enthousiasme!\nMais il était un peu trop tôt pour crier victoire!\nMême si elle est en asphalte, la route est en très mauvais état et étroite (un seul véhicule à la fois). Elle longe aussi une falaise incroyablement haute. C\u0026rsquo;est carrément intimidant, voire épeurant. Les quelques véhicules que j\u0026rsquo;ai croisés m\u0026rsquo;ont parfois forcé vers le précipice pour pouvoir passer à ma gauche, et j\u0026rsquo;en ai encore des frissons en écrivant ces lignes.\nJe rejoins Pallasca vers 17:00 un peu épuisé, autant physiquement que mentalement.\nLe village est sous une panne électrique donc je soupe à la chandelle et me couche très tôt dans une petite chambre bien simple pour 20 Soles (10$).\nCette journée représente bien le défi de la navigation au Pérou, et le risque de voyager seul.\nHumblement, malgré le fait d\u0026rsquo;avoir vécu une expérience unique et d\u0026rsquo;avoir été abasourdi par la beauté et l\u0026rsquo;extrême grandeur des paysages qui m\u0026rsquo;entouraient, j\u0026rsquo;ai fait une erreur de m\u0026rsquo;aventurer sur cette route sans en avoir vérifié sa nature auprès des locaux, et surtout de l\u0026rsquo;avoir fait en solo.\nC\u0026rsquo;est une leçon qui me restera en tête pour le reste du voyage et qui, sans aucun doute, m\u0026rsquo;amènera à réviser certains plans que j\u0026rsquo;avais en tête.\nJ\u0026rsquo;ai le goût de voir plein de choses, mais je ne m\u0026rsquo;isolerai, ni me remettrai à risque de cette façon de nouveau, même si cela signifie mettre de côté certaines destinations dans le futur. Je préfère aller faire une longue randonnée à pied en haute montagne pour vivre et voir de tels paysages.\nLe lendemain matin, je m\u0026rsquo;engage sur la route vers Huaraz.\nJe ne suis pas au bout de mes peines et j\u0026rsquo;en ai encore pour quelques heures de conduite en haute montagne, près de falaises très escarpées.\nÀ un certain moment, je me fais dépasser par un véhicule! Une première depuis si longtemps. Je tire avantage de sa présence pour accélérer, car en le suivant, je suis certain de ne pas voir de véhicule venant en sens inverse m\u0026rsquo;apparaître dans le visage!\nEt c\u0026rsquo;est une bonne idée, car à la vitesse qu\u0026rsquo;il circule, je préfère grandement l\u0026rsquo;avoir en avant que de le croiser dans une courbe avec un précipice d\u0026rsquo;un kilomètre sur le côté!\nPour la première fois de ma vie, je suis heureux de sentir ce bon diesel brulé devant moi! Que de réconfort!\nQuand je quitte finalement les hautes montagnes, je longe une belle rivière avec comme récompense, un spectacle d\u0026rsquo;une beauté remarquable.\nJuste avant d\u0026rsquo;arriver à destination, j\u0026rsquo;en profite pour faire un petit lavage de la moto et une inspection de mes pneus. Il est temps que je les change!\nHuaraz est une ville relativement grande, avec le lot de trafic que cela amène. Il y a énormément de gens (et quelques touristes) dans les rues. Quel contraste avec les 2 derniers jours! Mais c\u0026rsquo;est réconfortant!\nJe décide de rester dans cette région 2 jours, car premièrement, je dois me rendre à Lima et désire y entrer un dimanche, mais plus important encore, il y a plusieurs possibilités de randonnées et il serait fou de passer à côté de cette opportunité.\nLe samedi, je remonte donc sur la moto et retourne sur mes pas afin de me rendre faire un trek au Laguna 69, situé à environ 100 km au nord, haut dans les montagnes.\nAprès le village de Yungay, je me retrouve encore sur\u0026hellip; un chemin de terre. Je ne m\u0026rsquo;y attendais pas du tout!\nBien que beaucoup plus large, moins dangereux et étant au volant d\u0026rsquo;une moto sans bagages, la conduite y est difficile. Il y a énormément de grosses pierres, parfois rondes, parfois très pointues, et du sable. Le trajet est très exigeant sur la suspension de la moto. Ça cogne fort!\nLa récompense est quand même appréciable. Je fais un beau trek de 5 heures et rencontre plein de gens intéressants de partout dans le monde.\n\u0026ldquo;Hey l\u0026rsquo;ami, que penses-tu du paysage?\u0026rdquo;\n\u0026ldquo;Bof, ça ressemble pas mal à hier\u0026hellip;\u0026rdquo;\nJe prend le temps de marcher la ville en fin de soirée. Rien de trop spécial, mais je suis prêt à partager mon repas avec tous mes amis!\nJe quitte pour Lima le 27 novembre. Il fait très froid, mais le spectacle est encore une fois très divertissant!\nAprès quelques heures de route, je me retrouve en région désertique et la pauvreté qui longe l\u0026rsquo;autoroute me laisse bouche bée.\nDepuis des mois, plusieurs personnes me disent d\u0026rsquo;éviter Lima, parce que le trafic y est infernal et que c\u0026rsquo;est une grosse ville polluée sans intérêt. Pourtant, mon arrivée y est, disons, sportive, mais beaucoup plus facile qu\u0026rsquo;à Medellín ou n\u0026rsquo;importe quelles autres grandes villes de la Colombie. Cela surtout parce qu\u0026rsquo;il n\u0026rsquo;y a aucune moto qui vous dépasse simultanément en fou à quelques centimètres de chaque côté.\nJ\u0026rsquo;arrive rapidement à l\u0026rsquo;appartement que j\u0026rsquo;avais réservé pour 4 nuits sur Airbnb. Ali, mon hôte, est super sympathique et m\u0026rsquo;accueille chaleureusement, en me donnant plein de conseils et suggestions. Nous en profitons pour prendre une bonne bière froide. Son appartement, simple et moderne, confortable et accueillant!\nLe lundi matin, je me rends chez Touratech Lima pour un événement que j\u0026rsquo;attends depuis des semaines. La pose de nouveaux pneus!!!\nLe trafic est infernal, mais je m\u0026rsquo;amuse avec ma moto qui, sans les bagages, est tellement légère et agile! Rapidement, on entre La Gorda dans l\u0026rsquo;atelier et débutent les travaux.\nMalheureusement, une très mauvaise nouvelle m\u0026rsquo;attendait ce matin-là. En enlevant la roue arrière, nous constatons ce que je craignais depuis quelques jours, avec toutes ces mauvaises routes. Ma suspension arrière laisse échapper de l\u0026rsquo;huile, ce qui signifie qu\u0026rsquo;elle doit être remplacée rapidement.\nCela me cause 2 gros problèmes. Premièrement, il y a l\u0026rsquo;aspect financier. La pièce est très dispendieuse au Canada.\nIci, c\u0026rsquo;est carrément du vol.\nChez BMW, on parle de plus de 5000$ US! Chez Touratech, on me propose une solution à 2700$ US.\nL\u0026rsquo;autre aspect est que l\u0026rsquo;amortisseur n\u0026rsquo;est pas disponible localement, ni chez Touratech, ni chez BMW. Je devrai donc attendre 2, voir 3 semaines pour une livraison venant d\u0026rsquo;Allemagne, si j\u0026rsquo;y vais avec une de ces alternatives. Ce n\u0026rsquo;est pas nécessairement un scénario qui m\u0026rsquo;emballe, même si être pris à Lima n\u0026rsquo;est pas la pire des choses.\nJe me tourne donc vers les réseaux sociaux (Facebook et ADVRider) et mon assistance technique à Montréal (merci Geoffrey!). Je finis par trouver une solution, en fait, 2 possibilités, à Santiago, au Chili.\nJ\u0026rsquo;ai l\u0026rsquo;option de faire réparer l\u0026rsquo;amortisseur pour 250$ US chez www.pedroschile.cl ou procéder à un remplacement complet, avec une pièce de marque Wilbers, chez www.motouring.cl. À cet endroit, Carlos Ramirez est très rapide à me répondre et me donne toutes les informations par téléphone et ensuite par courriel. C\u0026rsquo;est la solution qui m\u0026rsquo;intéresse le plus.\nCes 2 options viennent toutefois avec un gros risque et une conséquence un peu triste.\nJe dois prendre la chance de parcourir la distance entre Lima et Santiago, un trajet de près de 3500 km, en ligne droite, sans détour, tout en m\u0026rsquo;assurant de ne prendre que les meilleures routes, asphaltées dans la mesure du possible, et de faire attention de ne pas taxer la suspension défectueuse.\nEnsuite, cela veut aussi dire que je dois faire une croix sur les 1000 km qu\u0026rsquo;ajouterait au parcours le détour vers Cusco, et sur la Bolivie au grand complet.\nAprès de longues discussions avec Geoffrey, certains spécialistes aux États-Unis, et la lecture des commentaires des gens en ligne, qui m\u0026rsquo;ont grandement aidé via Horizons Unlimited Motorcycle Adventure Travellers, je me résous donc à me rendre le plus directement possible à Santiago afin de procéder à cette réparation obligatoire. Une fois l\u0026rsquo;amortisseur remplacé, je regarderai de nouveau mes options de route.\nPossiblement que je pourrai revenir un peu dans le nord, du côté de l\u0026rsquo;Argentine, avant de descendre en Patagonie. Peut-être le contraire? À suivre!\nEntre temps, je passe 4 belles journées à Lima. Je marche probablement une centaine de kilomètres à gauche et à droite.\nPoints forts : les quartiers Miraflores et San Isidro. Le centre est aussi impressionnant, mais il faut endurer un trafic infernal et le bruit qui est omniprésent. Klaxons, camions, vieux autobus, vendeurs de rues, prostituées, sifflets des policiers, chiens, et j\u0026rsquo;en oublie certainement plus que ce qui est listé. C\u0026rsquo;est une cacophonie dans laquelle je ne pourrais aucunement vivre. L\u0026rsquo;extrême pauvreté est aussi présente et il est facile de s\u0026rsquo;engager sur une rue moins touristique pour avoir quelques frissons et revenir rapidement sur nos pas!\nHeureusement, dans les quartiers plus huppés de Miraflores et San Isidro, on retrouve certains parcs qui agissent comme oasis de paix. Ces 2 endroits m\u0026rsquo;étonnent quand même beaucoup. Même si j\u0026rsquo;ai visité Lima il y a 5 ans, je suis surpris par la propreté des rues et le fait que certains coins sont très tranquilles.\nJ\u0026rsquo;en profite aussi pour essayer de régler certains problèmes techniques. Le phare auxiliaire que j\u0026rsquo;avais brisé lors de ma chute en montagne est maintenant\u0026hellip; Réparé. :) Ouf\u0026hellip; Pas très beau, mais il est hors de question que je donne 1500$ US à BMW Peru pour une pièce qui coute 250$ au Canada (bande de voleurs!). Merci de ton encouragement Geoffrey, et aux bienfaits de la colle époxy. (Vous aurez tous compris que je ne suis pas un artiste!)\nIl y a aussi le contrôleur de température de ma veste chauffante powerletproducts.com qui a cessé de fonctionner. Avec les vibrations de la moto, un connecteur à l\u0026rsquo;intérieur de la boîte s\u0026rsquo;est brisé. Il y a toujours un bon samaritain pour aider, mais malgré les efforts de mon nouvel ami, impossible de réparer.\nAprès un message sur Facebook, la compagnie me contacte rapidement et offre de m\u0026rsquo;envoyer un nouveau module, mais à Montréal. Ce sera une bonne raison pour ma copine de revenir me voir aux fêtes? Merci à powerletproducts.com.\nFinalement, mon Ami Jean-Paul a vu ma publication et me propose une petite solution avec du papier d\u0026rsquo;aluminium, Et ça fonctionne! Merci JP, un vrai MacGyver. Reste à voir si ça résistera aux vibrations\u0026hellip;\nEt j\u0026rsquo;avais presque oublié. J\u0026rsquo;ai de nouveaux pneus! Quel bonheur! J\u0026rsquo;ai hâte de reprendre la route\u0026hellip;\nJ\u0026rsquo;espère que mon amortisseur arrière est en accord avec moi, du moins pour les prochains\u0026hellip; 3500 kilomètres! Ouch, c\u0026rsquo;est loin Santiago quand tu as besoin de t\u0026rsquo;y rendre rapidement!\n","date":"24 novembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/32_day-74-80-peru-navigation-error-into-isolation/","section":"Journal","summary":"Une erreur de navigation m’entraîne dans une situation critique en haute montagne : ponts délabrés, falaises vertigineuses et une fuite de suspension qui m’oblige à revoir tout mon itinéraire vers le Chili.","title":"Jour 74 à 80 - Pérou - Erreur de Navigation et Isolation en Haute Montagne!","type":"post"},{"content":" Jour 81 à 83 - Pérou - Sable, Préoccupations, Suite et Fin\u0026hellip; # 2016-12-01 - Jour 81 - Lima, PE à Ica, PE (337 km - 6:30 hrs) 2016-12-02 - Jour 82 - Ica, PE à Arequipa, PE (720 km - 9:30 hrs) 2015-12-03 - Jour 83 - Arequipa, PE Cette publication sera courte et je vais laisser parler les images. Le fait de devoir me rendre rapidement à Santiago bousille un peu mes plans et c\u0026rsquo;est avec regret que je quitte le Pérou demain.\nC\u0026rsquo;est un pays parfois sale, pauvre, bruyant, avec un trafic citadin infernal, mais je regrette quand même de ne pas aller à Cusco et en Bolivie.\nJ\u0026rsquo;ai passé les dernières journées à traverser le désert en longeant l\u0026rsquo;océan. C\u0026rsquo;est quand même ironique de voir toute cette eau bleue d\u0026rsquo;un côté, et la sécheresse totale de l\u0026rsquo;autre.\nLa raison de cet empressement vers le sud est que je dois remplacer ma suspension arrière qui laisse échapper de l\u0026rsquo;huile. Ce n\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;une question de temps avant que je ne sois plus en mesure de conduire la moto et comme les solutions proposées à Lima étaient trop coûteuses et me demandaient un arrêt de plusieurs semaines, j\u0026rsquo;ai décidé de tenter ma chance à Santiago, où une pièce de remplacement m\u0026rsquo;attend.\nJe dois quand même garder un œil sur le problème et à la fin de ma journée de déplacement vers Ica, je constate que la fuite s\u0026rsquo;accentue.\nLa route entre Quito et Ica est bien ordinaire, et la ville d’Ica, encore plus.\nLe seul point positif est ma visite au vignoble Tacama, le plus ancien vignoble en Amérique du Sud, qui fut paisible et agréable. J\u0026rsquo;ai passé un bel après-midi à profiter de la belle terrasse fraîche et du bon vin. Une belle surprise !\nMais le retour signifie aussi passer à travers cela parfois pendant des kilomètres. La senteur est difficile à supporter avec cette chaleur.\nDonc, la ville d’Ica représente un peu ce que j\u0026rsquo;aime le moins au Pérou. En plus de la saleté, le trafic y est infernal.\nLe centre est correct, mais sans plus. Il y a un gros effort fait pour se remettre du dernier séisme important de 2007 et les cicatrices sont très visibles.\nJe quitte très tôt, car je désire me rendre à Arequipa pour y passer la fin de semaine. La route est monotone, mais je dois dire que j\u0026rsquo;apprécie quand même le paysage désertique, car je n\u0026rsquo;y suis pas habitué. Les couleurs sont parfois très belles et les oasis que je croise sont impressionnants. Et le fait que je puisse conduire sur les routes parfois droites pendant des dizaines de kilomètres à une vitesse plaisante (120 km/h\u0026hellip; Ok, 130\u0026hellip; Ok\u0026hellip;!!!).\nArequipa ne sera qu\u0026rsquo;un arrêt pour moi. Je connais l\u0026rsquo;endroit pour l\u0026rsquo;avoir visité il y a 5 ans. La ville, la deuxième en importance au Pérou, a de beaux immeubles blancs, mais son attrait principal est son canyon (Canyon del Colca) où je ne peux aller vu l\u0026rsquo;état de la moto. De plus, cette ville devait être mon point de départ pour mon aventure à Cusco, et ensuite en Bolivie.\nMême s\u0026rsquo;il fait beau et chaud, ma tête est ailleurs et j\u0026rsquo;envisage, une fois la moto réparée, de revenir au Canada pour la période des fêtes afin de passer un peu de temps avec ma copine, ma super mère de 80 ans et mes amis\u0026hellip;\nPour le moment, je dois me concentrer à me rendre à Santiago. Demain, une autre frontière à franchir.\nÀ suivre !\nCoup de cœur : Laguna 69\nDéception : La plupart des petits villages croisés sont carrément laids\nVille la plus accueillante : Difficile à dire\u0026hellip; Les gens sont parfois distants et je dois initier les contacts plus souvent qu\u0026rsquo;autrement. Peut-être la petite ville de Pallasca, pour m\u0026rsquo;avoir accueilli après une longue et difficile journée de moto\nMeilleure ambiance : Miraflores, Lima\nOù j’irais passer un mois complet en hiver : Aucun\nOù je ne retournerai pas : Piura\nLa surprise : La taille impressionnante des montagnes et comment des routes y ont été construites\nLa plus belle route : La route au nord de Huaraz, le long de la rivière\nLa plus laide : Autour de Piura\nSi c’était à refaire : Un changement de suspension AVANT de partir afin de ne pas devoir manquer Cusco !\nLa prochaine fois : Planifier les routes isolées avec un partenaire\nCe qui m’a manqué le plus : Vu du Pérou, l\u0026rsquo;Équateur est un endroit tellement ordonné. La simili quiétude de ce pays m\u0026rsquo;a manqué.\nNombre de jours : 12\nDistance parcourue : 2800 km\n","date":"1 décembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/33_day-81-83-peru-sand-concerns-final-thoughts/","section":"Journal","summary":"Contraint de traverser le désert péruvien en un temps record, je lutte contre une fuite de suspension de plus en plus inquiétante. Entre les oasis de calme et le chaos urbain, je quitte le Pérou avec le regret de manquer Cusco, mais avec l’urgence de rallier Santiago pour sauver mon voyage.","title":"Jour 81 à 83 - Pérou - Sable, Préoccupations, Suite et Fin...","type":"post"},{"content":" 2016-12-04 - Jour 84 - Arequipa, PE à Iquique, CL (742 KM - 7:50 hrs) 2016-12-05 - Jour 85 - Iquique, CL à La Serena, CL (1329 KM - 13:50 hrs) 2016-12-06 - Jour 86 - Iquique, CL à Santiago, CL (451 KM - 5:00 hrs) 2016-12-07 - Jour 87 - Santiago, CL 2016-12-08 - Jour 88 - Santiago, CL 2016-12-09 - Jour 89 - Santiago, CL 2016-12-10 - Jour 90 - Santiago, CL Les derniers jours ont été consacrés à me rendre le plus rapidement possible à Santiago, au Chili, où je dois procéder à un remplacement de suspension arrière.\nContrairement aux derniers passages frontaliers, le contraste s\u0026rsquo;est fait un peu plus tard en journée et n\u0026rsquo;a pas été au niveau des paysages, mais plutôt du côté culturel et de la physiologie des gens.\nLa sortie du Pérou s\u0026rsquo;est faite simplement et en quelques minutes. Malgré toute la modernité des installations du Chili, et même avec l\u0026rsquo;aide de la iWatch que portait un des douaniers (wow, impressionnant!), me suis fait accueillir au Chili avec une série de procédures archaïques et questionnables au niveau de leur utilité. J\u0026rsquo;ai eu à remplir quelques formulaires standards, mais c\u0026rsquo;est de devoir enlever mes paniers de métal de sur la moto qui a été un peu exigeant. Je me demande bien ce que leur scanneur à rayon X peut bien rechercher à travers ce métal!\nAucuns frais, aucune copie de documents et on ne m\u0026rsquo;a pas demandé de produire de preuve d\u0026rsquo;assurance pour la moto.\nLe premier choc se fait au niveau de la qualité des routes. Les infrastructures du Chili sont ultras modernes et tellement similaires à ce qu\u0026rsquo;on retrouve en Europe, que, à un certain moment donné, je m\u0026rsquo;y suis même fait prendre à m\u0026rsquo;imaginer que j\u0026rsquo;étais en Espagne. Ce sentiment a été renforcé lors de mes passages à Iquique, La Serena et surtout, Santiago.\nQuelques images de la ville de Iquique, où l\u0026rsquo;architecture, la physionomie des gens qui est très différente de la population péruvienne (beaucoup mois indigène) et où j\u0026rsquo;ai rudement constaté que les prix au Chili sont pas mal plus élevés que partout en Amérique latine.\nDépart matinal vers Santiago!\nL\u0026rsquo;arrivée des mégas autoroutes (payantes) à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Santiago.\nMa première mission, une fois arrivé dans la superbe, immense et moderne citée de Santiago, est de délester mes bagages et de confier ma moto à Carlos, de moutouring.cl afin qu\u0026rsquo;il procède au changement de la suspension arrière de ma moto. J\u0026rsquo;ai d\u0026rsquo;ailleurs dû franchir les derniers 1500 km de route avec un amortisseur complètement inopérant, ce qui se traduit par un tangage parfois fort et incontrôlable du train arrière. La seule raison pourquoi je me suis rendu en un seul morceau est que les routes au Chili sont simplement parfaites.\nLe travail a été fait professionnellement, et malgré quelques problèmes de communication qui me semble très culturels, la moto était prête à reprendre la route le lendemain, même si certains autres petits travaux qui m\u0026rsquo;avaient été promis n\u0026rsquo;ont pas été effectués.\nJ\u0026rsquo;ai toutefois décidé de ne pas quitter immédiatement et de me louer un appartement afin de rester ici quelques jours.\nJ\u0026rsquo;en profite pour faire un peu de jogging, visiter la ville et même si je suis venu ici à plusieurs reprises, je suis impressionné par l\u0026rsquo;aspect moderne, la propreté du centre et la taille de la ville. Je découvre même quelques petits quartiers charmants que je ne connaissais pas.\n« Personne ne veut jouer avec moi\u0026hellip; Sniff sniff\u0026quot;\n\u0026ldquo;combien de centaines de litres monsieur l\u0026rsquo;agent?\u0026rdquo;\nL\u0026rsquo;équipe de football local (Universitad Catolica) a été victorieuse contre l\u0026rsquo;équipe de Iquique. Complètement fou!\nJ\u0026rsquo;en ai aussi profité pour faire un peu de travaux sur la moto et ajouter un nouvel accessoire afin de mieux protéger mes phares auxiliaires.\nJ\u0026rsquo;ai finalement rencontré Stephen et son fils Liam, des amis de Tim à Montréal. Ils sont ici pour un mois et tentent de se procurer 2 motos (KLR\u0026rsquo;s) afin de se rendre possiblement jusqu\u0026rsquo;à Ushuaia. Ils se sont toutefois frappé le nez sur la bureaucratie chilienne\u0026hellip; Après une semaine de tentatives infructueuses, ils sont pris à passer la soirée avec moi au lieu de conduire vers le sud!\nMerci, Stephen, pour cette belle soirée au resto. Ça faisait des mois que je n\u0026rsquo;avais pas mangé et bu de cette façon!\nLiam, quand on part en voyage pour un mois, il est important d\u0026rsquo;apporter avec soit un chargeur pour son cellulaire!\nFinalement, j\u0026rsquo;ai aussi pris une décision importante. Je vais revenir à Montréal le 20 décembre, pour les fêtes, afin de passer un peu de temps avec ma copine, famille et ami.\nJe n’ai donc, pour la première fois depuis des mois, aucun plan pour les prochains 10 jours.\nLa prochaine publication vous viendra donc de\u0026hellip; Je ne sais pas trop où!\n","date":"4 décembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/34_day-84-to-90-chile-finally-i-made-it-to-spain-no-this-is-chile/","section":"Journal","summary":"Arrivée au Chili après une course contre la montre pour réparer ma suspension. Je découvre un pays ultra-moderne, aux airs d’Espagne, avant de prendre une décision importante pour les fêtes.","title":"Jour 84 à 90 - Chili - Finalement, l'Espagne. Quoi? Je suis au Chili?!","type":"post"},{"content":" 2016-12-11 - Jour 91 - Santiago, CL à Lujàn de Cuyo (341 km - 5,5 hrs) 2016-12-12 - Jour 92 - Luján de Cuyo, AR 2016-12-13 - Jour 93 - Luján de Cuyo, AR à Mendoza, AR (24 km - 1 hrs) 2016-12-14 - Jour 94 - Mendoza, AR 2016-12-15 - Jour 95 - Mendoza, AR à Uspallata, AR (123 km - 1,5 hrs) 2016-12-16 - Jour 96 - Uspallata, AR à Santiago, CL (255 km - 5 hrs) 2016-12-17 - Jour 97 - Santiago, CL 2016-12-18 - Jour 98 - Santiago, CL à Montréal, CA Après la réparation de la suspension arrière de ma moto, plusieurs options s\u0026rsquo;offraient à moi. J\u0026rsquo;avais la possibilité de retourner vers le nord afin de visiter les endroits que j\u0026rsquo;avais dû mettre de côté afin de me rendre le plus directement possible à Santiago (Cusco, la Bolivie, le nord de l\u0026rsquo;Argentine), mais le coeur n\u0026rsquo;y était pas. Retourner sur mes pas pour plusieurs milliers de kilomètres n\u0026rsquo;était pas une chose que j\u0026rsquo;envisageais avec enthousiasme.\nJ\u0026rsquo;aurais évidemment pu continuer mon périple vers la Patagonie, mais j\u0026rsquo;ai pris la décision de revenir à Montréal pour le temps des fêtes afin de prendre une pause bien méritée et voir mes proches. J\u0026rsquo;ai donc réservé un vol avec Air Canada pour le 18 décembre.\nJe suis donc pris avec un petit problème agréable. Qu\u0026rsquo;est-ce que je fais pour les prochains 10 jours?!\nSantiago est une superbe ville, mais après quelques jours, il était temps d\u0026rsquo;aller voir ailleurs. Comme j\u0026rsquo;ai visité les régions entourant cette ville à plusieurs reprises dans le passé, je dois admettre que ma fougue était un peu basse. De plus, les coûts de subsistance au Chili sont très élevés et je n\u0026rsquo;avais pas trop le goût de payer des centaines de dollars pour des hôtels pour voir des endroits que je connaissais déjà, même s\u0026rsquo;ils sont superbes (Valparaiso, Santa Cruz\u0026hellip;).\nQue faire quand on a une petite baisse d\u0026rsquo;énergie et un manque de motivation? Et bien, on se paye un petit changement de\u0026hellip; pays!\nL\u0026rsquo;Argentine, et la belle région des vins de Mendoza est à quelques centaines de kilomètres donc pourquoi ne pas finir cette première moitié du voyage en franchissant la frontière du dernier pays que je visiterai! Je quitte donc sur la superbe route 7 le 11 décembre.\nLe passage frontalier est particulier à cet endroit et un peu différent des traversées antérieures. Ici, les bureaux du Chili et de l\u0026rsquo;Argentine sont rassemblés dans le même immeuble, donc cela simplifie grandement la procédure. Cela est très utile, car les résidents de chaque pays transitent fréquemment entre ceux-ci en voiture et bien que l\u0026rsquo;importation soit toujours nécessaire, elle est grandement simplifiée.\nBon, cette simplification de la procédure ne signifie pas que c\u0026rsquo;est simple! Nous sommes en Amérique latine après tout.\nJe m\u0026rsquo;arrête aux premières installations que j\u0026rsquo;aperçois, stationne la moto et entre à l\u0026rsquo;intérieur (bonne idée, car nous sommes à près de 3000 mètres, il fait froid et les vents sont puissants!). Je me fais expliquer qu\u0026rsquo;en fait, même si les services sont sous le même toit, il y a 2 postes frontaliers, soit un en direction est, pour sortir du Chili et entrer en Argentine, et un autre, pour sortir de l\u0026rsquo;Argentine et entrer au Chili. Pourquoi faire les choses simples quand il est possible de les faire compliquées ? Je parcours donc quelques dizaines de kilomètres afin de me rendre au bon endroit!\nCe n\u0026rsquo;est pas trop grave, car le paysage est à couper le souffle!\nUne fois rendu dans la région de Mendoza, je décide de m\u0026rsquo;arrêter à une vingtaine de kilomètres de la ville, dans un petit camping où je suis accueilli chaleureusement et, vu que c\u0026rsquo;est la semaine, on m\u0026rsquo;offre une cabine avec eau chaude (bon, disons tiède), un frigo et même l\u0026rsquo;air conditionné! Et tout cela, pour 10$.\nLes nombreux vignobles autour du site sont très beaux et je profite de ces journées pour faire quelques sorties de jogging et dégustation de vin!\nLe sommelier de la superbe bodega Achaval Ferrer est très intrigué par la grosse moto canadienne!\nLe kit parfait pour une soirée tranquille en Argentine!\nEt la moto est surveillée de près.\nLa région de Mendoza offre aussi un sérieux contraste avec le Chili pour 2 choses. Premièrement, il y a des chiens partout. Ce fut très difficile de dormir la nuit et même de courir le matin, car je me faisais constamment arrêter non pas par un chien, mais par des dizaines de bêtes se faisant comme mission de se relayer pour me courir après en jappant de toutes leurs forces. Carrément désagréable et pathétique.\nL\u0026rsquo;autre chose, un peu moins agressante, mais quand même désagréable, est la présence de plusieurs vieux véhicules sur la route. J\u0026rsquo;ai rencontré Carlos pour assurer ma moto pour les prochains mois dans la région, et ce chic type m\u0026rsquo;explique que la présence des vieilles voitures et camions est due au fait que les propriétaires d\u0026rsquo;autos doivent débourser environ 1500$/an pour les droits d\u0026rsquo;immatriculation, et ce, pour tout type et toute taille de véhicule. C\u0026rsquo;est astronomique! Toutefois, après 15 ans, ces frais ne doivent plus être payés, donc les gens gardent leur voiture très longtemps! Il n\u0026rsquo;est d\u0026rsquo;ailleurs pas rare de voir de très vieilles Renault ou Valiant, avec une longue traînée de fumée les suivre.\nCette piste cyclable m\u0026rsquo;a bien fait rire! À peine plus large qu\u0026rsquo;un vélo! Ceux-ci doivent s\u0026rsquo;arrêter quand ils se croisent, car le ciment est plusieurs centimètres plus haut que la base, et comme la piste est trop mince, ça devient dangereux!\nLe reste du parc General San Martin est toutefois grand, très beau et paisible.\nUne des choses agréables du centre de Mendoza est la présence de grands arbres sur à peu près toutes les artères ce qui permet de marcher sans se faire cuire par le soleil puissant!\nAprès quelques jours dans la région de Mendoza, je retourne tranquillement vers Santiago afin d\u0026rsquo;y entreposer ma moto. Je m\u0026rsquo;arrête dans le village de Uspallata (Argentine) où je passe une nuit relativement tranquille dans le camping municipal gratuit.\nArrivé à Santiago, je passe une nuit au Hostal Casa Mate, un endroit bien connu de la communauté des aventuriers en moto. Je profite de l\u0026rsquo;atelier mis à la disposition des visiteurs pour procéder à l\u0026rsquo;entretien de ma moto, c\u0026rsquo;est-à-dire, changement d\u0026rsquo;huile moteur, transmission et final drive, ainsi que le remplacement des bougies et nettoyage du filtre à air. La moto est donc prête pour sa prochaine mission, qui est de m\u0026rsquo;amener jusqu\u0026rsquo;à la Patagonie!\nSoirée tranquille avec des vétérans de la route qui ont évidemment de bonnes histoires à raconter!\nLe 18 décembre, je laisse ma moto chez Hernan, le propriétaire du condo que j\u0026rsquo;ai loué plusieurs jours dans le centre de Santiago. Quelle gentillesse de m\u0026rsquo;avoir offert de prendre soin de La Gorda pendant quelques semaines.\nC\u0026rsquo;est avec un petit pincement au coeur que je la laisse derrière, mais avec enthousiasme que je quitte vers Montréal rejoindre ma copine, ma famille et mes amis!\nJoyeuses fêtes à tous! Je vous remercie pour vos mots d\u0026rsquo;encouragement lors des derniers mois et on se retrouve en janvier, où la tâche qui se dresse devant moi n\u0026rsquo;est pas mince! La Patagonie m\u0026rsquo;attend de pied ferme avec ses centaines de kilomètres de route de gravier, parfois en très mauvais état, une météo difficile, ses défis de navigation, de grands vents violents, mais aussi, je l\u0026rsquo;espère, des paysages à couper le souffle et d\u0026rsquo;autres belles rencontres!\nD\u0026rsquo;ici là, même si le sud offre une météo incroyable, il n\u0026rsquo;y a rien comme un beau noël blanc à Montréal!\n","date":"11 décembre 2016","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/35_day-91-to-98-argentina-one-last-country-wine-and-a-deserved-pause/","section":"Journal","summary":"Une incursion dans la région des vins de Mendoza en Argentine pour clore cette première étape du voyage, avant de mettre la moto au repos et de s’envoler vers Montréal pour les fêtes.","title":"Jour 91 à 98 - Argentine - Un Dernier Pays, Beaucoup de Vin et une Pause bien Méritée!","type":"post"},{"content":" 2017-01-16 - Jour 99 - Montréal, CA à Santiago, CL 2017-01-16 - Jour 100 - Santiago, CL Je suis de retour à Santiago, Chili, après une pause méritée, mais un peu longue.\nCe fut plaisant de passer de bons moments avec ma copine, ma mère et mes amis, mais je constate, alors qu\u0026rsquo;assis sur une terrasse devant un bon litre de bière bien froide, que je dois maintenant faire un effort afin de me remettre dans la dynamique du voyage et de l\u0026rsquo;aventure.\nJe me sens totalement déconnecté et comme si j\u0026rsquo;étais emprisonné depuis 6 semaines dans cette ville.\nJe me suis habitué au luxe et à la facilité de la vie au Canada, et même, jusqu\u0026rsquo;à un certain point, aussi à la facilité de la vie à Santiago, et ce, malgré le coût de la vie élevé.\nJ\u0026rsquo;ai pris la décision de faire remplacer ma suspension avant, ce que Carlos de motoring.cl m’a offert de faire le 16 janvier, car il avait des vacances de prévues et il fallait importer la pièce de l’Allemagne. J\u0026rsquo;ai donc récupéré ma moto de chez Hernan (merci, Hernan et Rudolf) en matinée afin de traverser la ville et de la laisser entre les bonnes mains de mon mécanicien.\nQuel bonheur que de retrouver La Gorda et de l’enfourcher, même si ce n’est que pour quelques kilomètres dans sur des boulevards congestionnés.\nPendant l’attente, j’ai évidemment marché de long en large la ville, mais je me sentais comme si je tournais en rond, sans vraiment d’objectif ou de chose à faire ou à voir.\nJ’ai quand même profité de ma première soirée pour approfondir mon affection pour les rues situées autour de l’intersection Santa Isabel et Condel (https://goo.gl/maps/jaACviiZnMo) où on retrouve une multitude de petits bars, resto et boutique dans une ambiance de quartier. Plusieurs rues sont d’ailleurs bordées par des pistes cyclables et de beaux arbres créant une atmosphère relativement tranquilles dans une ville colossale et congestionnée.\nCes rues chevauchent les quartiers Providencia et Ñuñoa. On y retrouve peu de touristes et je recommande fortement de prendre le temps de découvrir ce petit trésor caché.\nMa dernière soirée à Santiago fut passée en agréable compagnie avec un autre Carlos et Ricardo, deux gentlemen que rencontré à San Pedro de Atacama il y a plus de 10 ans! Nous avons toujours gardé contact et je m’en félicite, car le temps passé en leur compagnie me permet toujours de mieux comprendre les choses, car avec une perspective locale, il est parfois surprenant de réaliser à quel point on ne connait rien sur un endroit qu’on croit pourtant maitriser.\nMon plan initial était de reprendre la moto en fin de journée le 16 afin de pouvoir quitter tôt le 17 et me rendre à Pucón, situé à 10 heures de route au sud de Santiago, mais le mécanicien n’avait toujours pas terminé son travail donc j’ai quitté Santiago en début d’après-midi.\nIl m’est difficile de décrire le sentiment de libération que j’ai ressenti attachant mes bagages sur la moto, m’engager sur l’autoroute 5 et finalement commencer mon périple vers le sud. Malgré toute l’affection que j’ai pour Santiago, j’en avais simplement assez de cette grosse ville qui était en train de changer toute la dynamique de mon voyage.\nLe bris de ma suspension a carrément bouleversé tout mon calendrier. J’aurais dû, en théorie, avoir terminé mon voyage en Patagonie. Mais c’est un bien pour un mal. J’en ai profité pour refaire le plein d’énergie, voir ma famille…\nDe plus, le changement de mon amortisseur avant a été fait de façon préventive, mais finalement, en enlevant la pièce, on a pu constater qu’il y avait un début de fuite d’huile.\nIl est donc fort probable que si je n’avais pas procédé à la réparation à Santiago, j’aurais eu de sérieux problèmes en Patagonie.\nLe temps passé au Canada m’a aussi permis de faire une rétroaction de mon voyage et je réalise que je suis allé vraiment vite! Je vais donc tenter, dans les prochains jours, de prendre un peu plus mon temps et visiter le plus d’endroits possible. J’ai d’ailleurs acheté mon billet de retour pour le 29 mars. J’ai donc encore plus de 10 semaines de liberté et d’aventure.\nMais c’est avec une énergie renouvelée et une moto en parfait état que je m’attaque à la dernière portion de mon voyage, la mystique Patagonie que je désire visiter depuis plus de 10 ans!\n","date":"16 janvier 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/36_day-99-and-100-chile-back-to-south-america/","section":"Journal","summary":"Après une longue pause au Canada, me voici de retour à Santiago. Le temps de récupérer La Gorda avec une suspension neuve et de retrouver mes vieux amis avant de piquer enfin vers le sud.","title":"Jour 99 et 100 – Chili – De Retour en Amérique du Sud!","type":"post"},{"content":" 2017-01-18 - Jour 101 - Santiago, CL à Colbùn, CL (350 km - 4,5 hrs) 2017-01-19 - Jour 102 - Colbùn, CL à Concepcion, CL (274 km - 4,5 hrs) 2017-01-20 - Jour 103 - Concepcion, CL à Pucon (463 km - 6,5 hrs) 2017-01-21 - Jour 104 - Autour de Pucon, CL (33 km - 1 hrs) 2017-01-22 - Jour 105 - Autour de Pucon, CL (60 km - 1 hrs) 2017-01-23 - Jour 106 - Pucon, CL à Puerto Varas, CL (373 km - 5,5 hrs) 2017-01-24 - Jour 107 - Puerto Varas, CL La Patagonie débute officieusement autour de la région de Chaiten, situé à 1500 km au sud de Santiago. C\u0026rsquo;est parfait ainsi, car cela me donne la chance de retrouver mes repères sur la moto et ma routine de voyage.\nJ\u0026rsquo;ai quitté Santiago le 18 janvier avec un objectif initial de me rendre jusqu\u0026rsquo;à Pucon, mais comme ma moto est sortie de l\u0026rsquo;atelier qu\u0026rsquo;en début d\u0026rsquo;après-midi, j\u0026rsquo;ai révisé mes plans.\nJe ne me suis pas vraiment donné de destination, si ce n\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;une grande région à environ 300 km au sud où on retrouve plusieurs lacs. À l\u0026rsquo;aide du site ioverlander.com et de son application pour iPhone, j\u0026rsquo;ai regardé quelques endroits offrant la possibilité de camper, car il était hors de question que je me retrouve dans une ville. J\u0026rsquo;ai aussi pris mon temps en empruntant les petites routes secondaires et même parfois des petits chemins de gravier. Je me suis donc retrouvé vers 17h00 près du village de Colbùn où j\u0026rsquo;ai emprunté un chemin de terre longeant un grand lac pour me retrouver seul à cet endroit!\nQuelques chevaux sauvages pour me tenir compagnie\u0026hellip;\nJ\u0026rsquo;ai passé une soirée tranquille, même si mes amis chiliens ont le don de faire du bruit dans l\u0026rsquo;ensemble de leur pays dès que le soleil se couche. C\u0026rsquo;est quand même pathétique de gaspiller un tel endroit paisible avec de la grosse musique boum boum venant de tous les sens\u0026hellip; Malheureux.\nMais bon, j\u0026rsquo;ai quand même apprécié le moment et je me suis réveillé le lendemain assez tard. J\u0026rsquo;ai lentement rangé mes choses et pris la route vers 10h00 afin de me rendre dans une grande ville que j\u0026rsquo;ai toujours été curieux de visiter, Concepcion.\nJ\u0026rsquo;ai pris le temps de réserver un petit hostal mais malheureusement, à mon arrivée, il n\u0026rsquo;y avait plus de chambre disponible et je me suis retrouvé dans un autre établissement à prix très modique, mais tellement dégueulasse! Une chance que c\u0026rsquo;était juste pour une nuit!\nCe n\u0026rsquo;est pas évident de trouver des chambres à bas prix au Chili. En plus, j\u0026rsquo;ai 2 critères très importants. Premièrement, pas de dortoir. Désolé, mais j\u0026rsquo;ai passé l\u0026rsquo;âge! Aussi, il faut que je puisse stationner ma moto sécuritairement. Si j\u0026rsquo;avais un budget de 100$ par nuit, ce ne serait pas un problème, mais je cherche à ne pas dépasser 40$/nuit pour ce pays, et ce n\u0026rsquo;est vraiment pas facile.\nLa route entre Colbùn et Concepcion me rappelle à la fois certains endroits de la Californie et du Canada. Au début, le climat est très sec, il y a plusieurs vignobles et j\u0026rsquo;ai croisé d\u0026rsquo;innombrables feux de forêt!\nEnsuite, le tout change progressivement pour des forêts de grands pins et l\u0026rsquo;odeur est exactement la même que lors de mes randonnées dans les Laurentides, au nord de Montréal au Québec.\nJ\u0026rsquo;ai programmé mon GPS afin de ne pas emprunter l\u0026rsquo;autoroute donc j\u0026rsquo;ai eu la chance de parfois me retrouver sur des petits chemins de terre tranquilles longeant des fermes et des forêts. C\u0026rsquo;était très paisible et j\u0026rsquo;ai apprécié rouler lentement pendant plusieurs heures.\nConcepcion est relativement grande et son centre est très dynamique. Malheureusement, elle est aussi très bruyante, surtout dû aux centaines de vieux autobus qui sillonnent à toute vitesse presque toutes les rues. Il y a un endroit réservé aux piétons dans le centre, mais la ville a définitivement été construite pour favoriser les déplacements automobiles et ça se transmet dans la vibration que la ville me donne. Beaucoup d\u0026rsquo;autos qui roulent vite, beaucoup d\u0026rsquo;autobus et de taxis et comme un mauvais souvenir du Pérou, plusieurs conducteurs font un usage imbécile de leur klaxon\u0026hellip;\nSon centre n\u0026rsquo;est pas très raffiné au niveau des restaurants et des boutiques. La ville est aussi un peu sale. C\u0026rsquo;est malheureux, car il est aussi évident que l\u0026rsquo;administration locale s\u0026rsquo;est donné beaucoup de mal à construire des infrastructures modernes et parfois impressionnantes, mais en regardant de plus près, l\u0026rsquo;entretien n\u0026rsquo;y est pas et ça gâche le spectacle.\nComme vous pouvez le constater, ce n\u0026rsquo;est pas un coup de coeur et, selon mes critères, le détour n\u0026rsquo;était pas justifié.\nLe 20 janvier, je me suis dirigé vers la région de Pucon. La route était correcte, et encore une fois, très similaire aux routes du Canada. J\u0026rsquo;ai tenté de prendre le plus possible les chemins secondaires et c\u0026rsquo;est bien ainsi, car les 90 kilomètres que j\u0026rsquo;ai eu à parcourir sur l\u0026rsquo;autoroute 5 n\u0026rsquo;étaient pas intéressants.\nQuand je me suis engagé sur la route menant à Pucon et passant par Villarrica, c\u0026rsquo;était le bordel total. Je crois que la moitié de la population du pays s\u0026rsquo;est donné rendez-vous dans cette région pour cette fin de semaine estivale! Les 2 villes sont pleines à craquer et il fait plus de 30 degrés Celsius donc, je n\u0026rsquo;ai fait qu\u0026rsquo;un passage rapide, car j\u0026rsquo;avais un peu chaud dans mon équipement de moto.\nJe me suis dirigé directement dans un hostal que j\u0026rsquo;avais réservé, situé à 20 minutes à l\u0026rsquo;extérieur de la ville. L\u0026rsquo;endroit est un peu comme un chalet avec plusieurs chambres qui sont louées aux touristes. Comme c\u0026rsquo;est maintenant coutume, c\u0026rsquo;était tranquille durant la journée, mais en soirée, quand tous les clients étaient de retour, c\u0026rsquo;est devenu pas mal animé! Les propriétaires sont super sympathiques et aidants, mais une seule soirée ici sera suffisante!\nJ\u0026rsquo;en ai quand même profité pour aller prendre une belle marche sur le chemin afin d\u0026rsquo;avoir une meilleure vue sur le volcan Villarrica, qui en plus d\u0026rsquo;être une attraction importante pour la région, est vraiment splendide et imposant.\nLe 21, j\u0026rsquo;ai fait mes bagages et me suis dirigé vers un endroit mystique chez les motocyclistes, Motocamp Pucon. J\u0026rsquo;étais hésitant à y arriver durant la fin de semaine, mais ce n\u0026rsquo;était pas justifié et c\u0026rsquo;est un endroit très bien (j\u0026rsquo;y reviens un peu plus loin).\nJ\u0026rsquo;y ai laissé mes choses pour ensuite me rendre au Parque Nacional Huerquehue afin de faire une petite randonnée en forêt. L\u0026rsquo;endroit est très touristique et ce n\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;en prenant les sentiers un peu plus éloignés que j\u0026rsquo;ai vraiment pu profiter de moments paisibles.\nUn nouvel ami pas du tout impressionné par ma présence!\nEn soirée, je me suis installé sur une des tables de la grande terrasse du camping afin de passer une soirée tranquille et travailler un peu sur mon blogue, mais le tout s\u0026rsquo;est rapidement transformé en petite fiesta. Je me suis couché beaucoup trop tard, et j\u0026rsquo;ai bu beaucoup trop de Pisco, merci à un confrère motard chilien!!! Merci aussi à Christian, le propriétaire de l\u0026rsquo;établissement, pour son accueil chaleureux et ses nombreux conseils! Un vrai overlander qui a un tour du monde à moto à son palmarès!\nPetite note sur cet endroit qui est simplement incroyable. Son propriétaire est non seulement un aventurier accompli, il est aussi architecte et ce mariage de connaissances font de son établissement l\u0026rsquo;endroit parfait pour les voyageurs comme moi. À ne pas manquer si vous passez par là même sans moto! Une note de 10/10!\nIl est aussi un excellent chef, en commençant par sa super technique du volcan artificiel pour allumer son BBQ! Seulement une allumette est requise!\nLe lendemain, j\u0026rsquo;ai eu un peu de misère à me réveiller et une fois debout, j\u0026rsquo;avais un petit mal de tête de lendemain de veille! J\u0026rsquo;en ai quand même profité pour travailler un peu sur la moto et par la suite, je me suis rendu au centre de ski situé à la base du volcan Villarrica.\nJ\u0026rsquo;ai ensuite stationné la moto et marché dans la ville de Pucon. Intéressant, mais pas mon style de place. Beaucoup trop touristique! La plage était totalement bondée de Chiliens en quête de rafraîchissement! Il me fut difficile de me rendre sur le bord de l\u0026rsquo;eau pour prendre une photo tellement c\u0026rsquo;était bondé! Pas mon genre d\u0026rsquo;endroit\u0026hellip; La ville est un peu un mauvais croisement entre Banff et Ogunquit pendant la fin de semaine du 4 juillet!\nJ\u0026rsquo;ai aussi eu le privilège d\u0026rsquo;essayer une petite moto toute neuve. C\u0026rsquo;est tellement différent de ce que je conduis que j\u0026rsquo;avais l\u0026rsquo;air d\u0026rsquo;un débutant!\nJ\u0026rsquo;ai aussi fait la rencontre de Thomas (et sa conjointe) arrivé directement d\u0026rsquo;Allemagne il y a 5 jours et en route vers le sud sur leur BMW 800GS!\nLe départ de Motocamp Chile fut un peu difficile\u0026hellip; C\u0026rsquo;est un endroit pas mal plaisant!\nMais les paysages vers Puerto Varas, surtout en passant par les petites routes, m\u0026rsquo;ont fait oublier ce que j\u0026rsquo;ai laissé derrière!\nPuerto Varas est aussi très touristique, mais avec une envergure beaucoup plus moindre de Pucon. Je me sens beaucoup plus à l\u0026rsquo;aise dans ce type d\u0026rsquo;environnement plus humain. Il faut aussi dire que c\u0026rsquo;est la semaine donc l\u0026rsquo;endroit est moins achalandé. De plus, comme vous pouvez le constater sur les photos, le climat Patagonien commence aussi tranquillement à s\u0026rsquo;installer!\nIl y a quelques semaines, quand j\u0026rsquo;avais eu des problèmes de suspension, j\u0026rsquo;avais cherché un peu d\u0026rsquo;aide sur internet, et plus précisément, sur la page Facebook de Horizon Unlimited. Une des personnes à me donner de judicieux conseils fut Daniel Palazzolo, un Américain d\u0026rsquo;Atlanta, mais maintenant résidant de Puerto Varas avec sa conjointe chilienne. Il est un mécanicien accompli, mais aussi un entrepreneur chevronné à la tête de Moto Patagonia, une entreprise offrant des expéditions moto dans le sud du Chili.\nNous avons gardé contact et j\u0026rsquo;ai finalement changé mon itinéraire qui était de me rendre à Puerto Montt afin de le rencontrer à Puerto Varas, ce qui explique ma présence ici.\nNous sommes allés prendre une petite bière froide le soir du 23 janvier et il m\u0026rsquo;a aidé à optimiser ma route vers le sud. Un chic type! Il m\u0026rsquo;a aussi offert un tour de la région en moto le lendemain, mais le temps était un peu gris et je n\u0026rsquo;avais pas vraiment l\u0026rsquo;énergie de rouler pour autre chose que progresser vers le sud donc j\u0026rsquo;ai pris le temps de faire une petite pause, un beau 10 km de jogging le long du lac, et même une petite sieste en après-midi!!!\nEn soirée, Daniel m\u0026rsquo;a invité chez lui pour un petit souper avec sa conjointe et un couple d\u0026rsquo;amis originaire de l\u0026rsquo;Orégon, mais vivant ici depuis 3 ans. Une superbe soirée entourée par la nature, les oiseaux, une superbe vue sur le lac et les montagnes. Merci encore Dan! Je recommande fortement ce type comme guide pour tous ceux qui voudraient faire une partie de ce voyage sans débuter au Canada. En plus d\u0026rsquo;être un mécanicien certifié, il connaît très bien la région et est un vraiment chic type. En plus, sa flotte de moto KLR est très récente et en parfait état. Je vous invite à visiter son site : www.motopatagonia.com\n","date":"18 janvier 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/37_day-101-to-107-chile-the-gateway-to-patagonia/","section":"Journal","summary":"Descente vers le sud en évitant les autoroutes. Entre campings sauvages, rencontres avec des passionnés de moto à Pucón et préparation pour la Carretera Austral à Puerto Varas.","title":"Jour 101 à 107 - Chili - La Porte d'Entrée de la Patagonie","type":"post"},{"content":" 2017-01-25 - Jour 108 - Puerto Varas, CL à Chaiten, CL (323 km - 17 hrs) 2017-01-26 - Jour 109 - Chaiten, CL à Coyhaique, CL (453 km - 8,25 hrs) 2017-01-27 - Jour 110 - Coyhaique, CL à Cochrane, CL (323 km - 8 hrs) La Carretera Austral est une des routes les plus mystiques de la planète. Non seulement je m\u0026rsquo;y suis rendu en moto, mais j\u0026rsquo;y ai souffert et j\u0026rsquo;y ai vécu certains des plus beaux moments de mon voyage!\nLe matin du 25 janvier, j\u0026rsquo;ai quitté mon hostal à 6:00 afin d\u0026rsquo;enfin entreprendre la fameuse Carretera Austral. La particularité de la première étape, qui se déroule entre Puerto Montt et Chaiten, est qu\u0026rsquo;il y a 3 traversiers à prendre.\nJ\u0026rsquo;ai fait mes devoirs et recherché l\u0026rsquo;information sur Internet, mais elle est parfois contradictoire donc j\u0026rsquo;ai validé les modalités avec l\u0026rsquo;office de tourisme de Puerto Varas qui m\u0026rsquo;a offert un dépliant et confirmé qu\u0026rsquo;en moto, aucune réservation n\u0026rsquo;était nécessaire.\nLa première traversée n\u0026rsquo;est pas problématique, car elle est très courte. Elle relie La Aréna et Puelche et est disponible à toutes les 30 minutes environ.\nLe passage suivant est plus long et il y a, selon le dépliant, un départ à 10:30 et un autre à 14:30. Il relie Hornopirén et Caleta Gonzalo.\nLe dernier dure environ 45 minutes et est situé à 15 minutes de route de l\u0026rsquo;arrivée du précédent. Il fait partie du voyage précédent, donc il est inclus dans le billet.\nJ\u0026rsquo;embarque donc sur le premier traversier sans soucis et me dirige vers le prochain point.\nComme vous pouvez le constater, il n\u0026rsquo;y avait pas beaucoup d\u0026rsquo;espace pour La Gorda!\nMes 2 GPS m\u0026rsquo;indiquent le même endroit pour le départ du prochain traversier, mais quand j\u0026rsquo;y arrive vers 10:00, c\u0026rsquo;est complètement désert et je sens que quelque chose ne va pas. Je demande à une personne qui est sur le bord du quai quand est la prochaine traversée et il m\u0026rsquo;indique qu\u0026rsquo;il n\u0026rsquo;y a pas de navire ici, que le quai se situe dans une ville que j\u0026rsquo;ai passée il y a 30 minutes!\nJe retourne donc sur mes pas à toute vitesse afin de pouvoir arriver avant le départ de 10:30!\nMes efforts ont porté fruit, car je suis arrivé à 10:25 sauf que\u0026hellip; il n\u0026rsquo;y avait aucun bateau! Je me rends au comptoir de vente de billets pour me faire dire que le bateau était à 9:30, qu\u0026rsquo;il y en a un autre à 12:30, mais qu\u0026rsquo;il est complet et comme je n\u0026rsquo;ai pas de réservation, cela me laisse donc avec une seule option, le traversier de 16:30.\nLa conséquence est que je vais arriver à destination autour de 23:00 en fin de soirée et que j\u0026rsquo;ai presque 6 heures à attendre.\nN\u0026rsquo;ayant pas trop le choix, j\u0026rsquo;achète le billet en espérant qu\u0026rsquo;ils puissent me laisser prendre le prochain navire vu que ma moto ne prend pas beaucoup d\u0026rsquo;espace. En effet, j\u0026rsquo;ai toujours été en mesure d\u0026rsquo;embarquer sur tous les traversiers que j\u0026rsquo;ai pris en Amérique sans réserver.\nMalheureusement, ça n\u0026rsquo;allait pas être le cas aujourd\u0026rsquo;hui. Il y a 2 jours, le navire a écopé d\u0026rsquo;une amende pour avoir eu trop de passagers et ils ne laissent plus personne à bord au-dessus de 257 passagers. J\u0026rsquo;ai bien essayé par tous les moyens, mais sans succès. Le bateau a quitté avec de l\u0026rsquo;espace pour plusieurs véhicules supplémentaires\u0026hellip;\nPour ceux qui désirent réserver dans le futur : www.taustral.cl\nJe me suis résolu à me changer et aller marcher dans le petit village. Je me suis retrouvé dans une petite feria artisanale et j\u0026rsquo;en ai profité pour me payer un lunch de la mort. Un super morceau d\u0026rsquo;agneau cuit sur le charbon (parrilla), de bonnes frites accompagnées d\u0026rsquo;à peu près un litre de Crema de Aji Chilena. Wow!\nJ\u0026rsquo;ai aussi échangé un peu avec les nombreux motocyclistes qui attendaient comme moi. Ils sont pas mal tous du Chili et de l\u0026rsquo;Argentine, sur des motos allant de 125cc à 650cc. La plupart n\u0026rsquo;iront pas jusqu\u0026rsquo;à Ushuaia.\nDevinez qui a embarqué sur le bateau le premier! Il a finalement quitté le port à 17:00. Pas évident comme attente!\nLes paysages sont superbes et je suis extrêmement chanceux de pouvoir compter sur du très beau temps.\nNous sommes arrivés vers 20:00 et comme prévu, le transfert vers l\u0026rsquo;autre navire a pris 15 minutes sur une petite route de terre poussiéreuse. Quelle chance que je sois passé devant les autos.\nLe dernier traversier nous attendait et nous sommes arrivés à destination vers 22:00. Il me restait une heure de route que j\u0026rsquo;ai faite relativement lentement, car le soleil s\u0026rsquo;était couché et la visibilité en était réduite.\nÀ ma grande surprise, le petit hôtel, ou hostal comme c\u0026rsquo;est coutume de nommer ce genre d\u0026rsquo;endroit ici, est propre et accueillant, malgré le fait que je suis dans un petit village isolé!\nJe prends une bonne bière froide et un bon sac de croustilles santé avant de m\u0026rsquo;endormir dur comme fer!\nLe lendemain, mon objectif est de me rendre à Coyhaique. Mais ce qui m\u0026rsquo;attendait était une des journées de moto les plus difficiles du voyage.\nLe tout a débuté par ceci!\nEn moto, conduire sur une route de gravier peut être très difficile. En voiture, c\u0026rsquo;est désagréable à cause des vibrations, mais en moto, il est parfois presque impossible de rouler, surtout quand la machinerie lourde vient de passer pour niveler la route.\nDans ce cas particulier, je me suis retrouvé dans plusieurs centimètres de gravier et il me fut simplement impossible de continuer. Heureusement, je n\u0026rsquo;allais pas très vite donc aucun dommage si ce n\u0026rsquo;est mon orgueil. Sauf que me retrouver dans une telle situation après seulement quelques kilomètres sur la Carretera Austral est pas mal décourageant, car elle en compte plus de 1500!\nCertains tronçons étaient asphaltés, mais la grande majorité de la route était en construction et en très mauvais état. Ce fut une très longue journée et j\u0026rsquo;ai travaillé fort pour mériter mon arrivée à Coyhaique.\nMon super hôtel 5 étoiles!\nL\u0026rsquo;arrivée dans cette ville fut quand même surprenante. Retrouver une communauté de plus de 40 000 habitants après avoir parcouru une route si isolée est comme un mirage dans le désert!\nJ\u0026rsquo;ai quitté tôt le lendemain malgré une petite pluie qui était présente. Il n\u0026rsquo;était pas question que je reste une nuit de plus dans cet endroit!\nLes premiers 100 km sont sur une route parfaite et je roule relativement rapidement malgré la pluie et le froid.\nLe vrai défi aura été les premiers 50 kilomètres de la route de gravier. Ouf\u0026hellip; Vraiment pas facile. Des grosses pierres rondes qui me font basculer d\u0026rsquo;un côté et de l\u0026rsquo;autre. Pas reposant du tout!\nHeureusement, le paysage est superbe!\nPar la suite, l\u0026rsquo;état de la route s\u0026rsquo;améliore et le spectacle devient sublime! Je vais laisser les images parler.\nUn guerrier pas mal fier d\u0026rsquo;avoir survécu à la Carretera Austral!\nProchain arrêt, l\u0026rsquo;Argentine!\n","date":"25 janvier 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/38_day-108-to-110-chile-carretera-austral/","section":"Journal","summary":"L’entrée sur la mythique Carretera Austral. Entre la gestion des traversiers, les chutes dans le gravier profond et des paysages à couper le souffle, la Patagonie se mérite.","title":"Jour 108 à 110 - Chili - La Carretera Austral","type":"post"},{"content":" 2017-01-28 - Jour 111 - Cochrane, CL à Gobernador Gregores, AR (439 km - 8,5 hrs) 2017-01-29 - Jour 112 - Gobernador Gregores, AR à El Chalten, AR (296 km - 5,5 hrs) 2017-01-30 - Jour 113 - El Chalten, AR 2017-01-31 - Jour 114 - El Chalten, AR à El Calafate, AR (218 km - 2,75 hrs) 2017-02-01 - Jour 115 - El Calafate, AR à Glacier Perito Moreno, AR (151 km - 2 hrs) La Carretera Austral fut un réel défi, mais la fameuse Route 40, menant à la Terre de Feu en Argentine, risque fort bien de s\u0026rsquo;avérer encore plus difficile de par son isolement, mais aussi, à cause de certaines portions de route qui sont frappées par de forts vents, mais aussi, de très piètres qualités.\nComme si ce qui m\u0026rsquo;attendait n\u0026rsquo;était pas suffisant, j\u0026rsquo;ai décidé d\u0026rsquo;emprunter une route isolée. La majorité des gens vont se diriger vers Chile Chico, mais j\u0026rsquo;ai plutôt décidé, suite aux judicieux conseils de Daniel (de motopatagonia.com, rencontré à Pucon), de m\u0026rsquo;aventurer vers le Paso Rodolfo Roballos, menant vers l\u0026rsquo;Argentine et la fameuse route 40.\nJ\u0026rsquo;ai quitté mon superbe hôtel 5 étoiles (sans commentaires!!!) vers 9h30, ce qui est quand même un peu tard. Depuis mon départ de Santiago, j\u0026rsquo;ai tendance à me manger et me coucher un peu tard et il m\u0026rsquo;est un parfois difficile de démarrer la machine le matin! Le soleil se couche tardivement ici donc c\u0026rsquo;est un peu moins problématique. La matinée est fraîche et je dois enfiler ma veste chauffante. Quel bonheur d\u0026rsquo;avoir cette pièce d\u0026rsquo;équipement avec moi.\nJe dois retourner 20 kilomètres vers le nord afin d\u0026rsquo;emprunter l\u0026rsquo;embranchent vers l\u0026rsquo;est. Rapidement, le paysage se métamorphose, passant de montagnes verdoyantes à un paysage plus désertique.\nJe fais rapidement connaissance avec de nouveaux amis, mais ils ne sont pas très sociaux. Ils sont très gênés et courent très vite!\nLe chemin s\u0026rsquo;étire ainsi pour plusieurs dizaines de kilomètres. Je ne croise que 2 ou 3 voitures, mais fais la rencontre de 2 Canadiens en moto. Ils sont de la Colombie-Britannique. J\u0026rsquo;y reviens un peu plus loin.\nLa route semble s\u0026rsquo;allonger à l\u0026rsquo;infini. Cela me rappelle un peu quand je me suis retrouvé une route perdue dans les montagnes du Pérou. La différence ici, ce qui aide à être plus serein et à apprécier le paysage, est que je sais que c\u0026rsquo;est une route officielle et où elle mène! Les moments passés sur ce long tronçon ont été parmi les plus beaux moments du voyage. Météo parfaite, isolement, route de gravier en bon état, plusieurs animaux pour me divertir, et tout ces ingrédients réunis pour un sentiment de pur bonheur!\nAprès quelques heures, j\u0026rsquo;arrive au poste douanier chilien. La procédure prend 5 minutes et les 2 agents sont ultras sympathiques. Pourquoi ce n\u0026rsquo;est toujours pas aussi simple de passer une frontière?\nC\u0026rsquo;est un endroit isolé, mais je ne suis clairement pas le premier à passer par ici! C\u0026rsquo;est quand même touchant, car je n’ai reconnu certains autocollants de personnes que j\u0026rsquo;ai suivis sur le web pendant plusieurs mois. Maintenant, c\u0026rsquo;est moi qui suis ici, à 24000 km de Montréal, perdu à la frontière du Chili et de l\u0026rsquo;Argentine, en Patagonie!!!\nJe me dirige ensuite vers le bureau des carabineros argentins, situés 15 km à l\u0026rsquo;est. Le tout est aussi très simple et rapide. J\u0026rsquo;importe ma moto ainsi que moi-même en quelques minutes. À noter, on ne m\u0026rsquo;a pas demandé de preuve d\u0026rsquo;assurance. Mon véhicule peu rester dans le pays 6 mois. Pour ma part, j\u0026rsquo;ai un visa de touriste de 3 mois, mais ce n\u0026rsquo;est pas tellement important, car je vais retourner au Chili dans quelques jours.\nJe ne suis pas un grand amateur d\u0026rsquo;égoportraits, mais je n\u0026rsquo;ai pu résister ici. Ma grosse face gâche un peu la photo, vous comprenez pourquoi je n\u0026rsquo;utilise pas cette technique trop souvent!\nEn entrant en Argentine, 3 choses se produisent\u0026hellip;.\nLa région devient presque instantanément quasi désertique Les forts vents Patagonien, si fameux partout sur les blogues ce ceux qui sont passés ici, font leur apparition La qualité de la route se dégrade beaucoup Certains passages sont carrément dangereux et il est essentiel d\u0026rsquo;être totalement concentré sur la conduire. Le gravier n\u0026rsquo;est pas comme ce qu\u0026rsquo;on retrouve en Amérique du Nord. Les pierres ne sont pas concassées. Ici, la route est composée de grosses roches rondes. Si 4 roues, c\u0026rsquo;est difficile, car il est facile d\u0026rsquo;endommager les composants sous la voiture. En moto, c\u0026rsquo;est carrément comme tenter de marcher sur une planche de surf ou un plancher de billes.\nJ\u0026rsquo;ai, à plusieurs reprises, presque perdu la moto et tombé au sol, mais par chance, pas pour cette fois.\nAprès plusieurs jours sur le gravier, cette vision fut un pur bonheur!\nMême si les vents étaient extrêmement forts, le bitume et la moto font une excellente paire! J\u0026rsquo;ai même pu, à un certain moment, quand le vent venait de derrière, rouler à près de 180 km/h sans ressentir quoi que ce soit, en silence, comme si j\u0026rsquo;étais arrêté! C\u0026rsquo;est vraiment spécial.\nÀ l\u0026rsquo;opposé, quand je dois combattre celui-ci, je suis heureux d\u0026rsquo;avoir une moto équipée d\u0026rsquo;un bon pare-brise et une bonne protection pour les jambes. Je lève mon chapeau aux gens qui passent par ici sur des plus petites motos. Cela doit être très épuisant de combattre cette effroyable force. Malheureusement, il est un peu difficile de prendre le vent en photo!\nUn des problèmes en Patagonie Argentine est le ravitaillement en essence. J\u0026rsquo;ai aussi la chance d\u0026rsquo;avoir une moto ayant une autonomie normale de plus de 500 kilomètres. Certaines motos ne peuvent parcourir que 200 ou 250 kilomètres, ce qui ne doit pas être évident ici. Exemple très concret, j\u0026rsquo;ai parcouru environ 250 km entre Cochrane et ce point d\u0026rsquo;essence dans le mini village de Bajo Caracoles.\nEt bien devinez quoi, les responsables ont tout simplement décidé de fermer les pompes, car c\u0026rsquo;était la fête d\u0026rsquo;un de leurs amis, et parce qu\u0026rsquo;ils devaient absolument participer à la fiesta! Quand même, si j\u0026rsquo;étais le seul endroit où les gens devaient faire le plein à des centaines de kilomètres à la ronde, je planifierais possiblement un horaire afin de pouvoir les servir, pour ne pas dire, les aider!\nMorale de cette histoire, amener avec soit beaucoup de patience ou planifier assez d\u0026rsquo;essence pour avoir le luxe de pouvoir passer un des points de ravitaillement sans souci.\nJ\u0026rsquo;ai choisi la deuxième option!\nTout est bien, j\u0026rsquo;avais amplement d\u0026rsquo;essence pour me rendre au prochain point de ravitaillement, le superbe (lire: le contraire) village de Gobernador Gregores. Ce n\u0026rsquo;était malheureusement pas le cas pour plusieurs voyageurs qui attendaient dans le stationnement qui attendait depuis plusieurs heures.\nDans cette ville qui est un arrêt presque obligatoire plus qu\u0026rsquo;un endroit à visiter, je me suis payé le luxe du plus luxueux hôtel à des centaines de kilomètres à la ronde (voir des milliers!) Heureusement, il était passablement abordable (environ 50$).\nÇa fait du bien de dormir au chaud, sans bruit, dans un endroit propre et moderne avec un lit qui ne date pas du siècle précédent!\nIl ventait très fort dans le village et je ne pouvais donc pas cuisiner (quasi impossible d\u0026rsquo;allumer mon réchaud). J\u0026rsquo;ai donc cherché un petit restaurant, mais j\u0026rsquo;ai constaté 2 choses.\nPremièrement, les prix sont fous, ensuite, après avoir trouvé un petit endroit pas si pire, j\u0026rsquo;ai constaté que les gens fument à l\u0026rsquo;intérieur des bars et restaurants. Oui oui, en 2016! Dégueulasse et hors de question que je passe plus de 30 secondes dans cet endroit qui sentait le fond de cendrier.\nJe me suis donc procuré 4 bons empanadas dans une boulangerie du coin pour quelques dollars, ouvert une bouteille de vin, que je traîne toujours avec moi pour des urgences de la sorte, et profité de ma chambre propre et luxueuse!\nCe Gaucho a passé la soirée sur son cheval avec sont chien à braver le vent et le froid. Un vrai combattant! Où peut-être ai-je un peu trop bu de Quilmes (la bière locale!)?\nLe lendemain, un défi de taille m\u0026rsquo;attendait.\nEn effet, une portion de la route 40 n\u0026rsquo;est pas pavée et a une sale réputation! Grosses pierres, trous, construction, mais surtout le vent, qui rend la conduite en moto difficile, voir parfois, impossible. Il est d\u0026rsquo;ailleurs fortement recommandé de ne pas s\u0026rsquo;y aventurer en cas de pluie, car certaines portions sont en terre et deviennent très boueuses.\nLa première portion, faisant environ 70 km, est pavée et en parfait état. Le vent y est toutefois très fort, mais je lui fais un gros doigt d\u0026rsquo;honneur et parcours la distance en un peu plus de 35 minutes (faites les calculs!).\nPar la suite, la route ressemble à cela\u0026hellip;\nAvec cette fâcheuse conséquence\u0026hellip;\nLa seule chose qui rend possible la circulation en moto sur cette route est, pour le pilote, de suivre les sillons faits par les véhicules à 4 roues. Celle-ci a environ de 30 à 60 centimètres de largeur. Je dois donc constamment me concentrer afin de ne pas dévier de ma trajectoire. Même regarder dans les rétroviseurs est difficile et me fait parfois dévier légèrement de ma course, mais c\u0026rsquo;est tout ce qui nécessaire pour que la roue avant atteigne une des bordures de pierre qui sont présentes de chaque côté de la trace.\nIl n\u0026rsquo;est pas possible pour une personne ne conduisant pas une moto de comprendre la sensation quand la celle-ci se retrouve dans ce type de situation. Je vous jure qu\u0026rsquo;il est même parfois difficile de marcher dans ce type de gravier tellement c\u0026rsquo;est instable et creux.\nJe ne suis pas un pilote de course, je ne suis pas un grand motocycliste, je n\u0026rsquo;ai jamais fait de motocross ou d\u0026rsquo;enduro, mais j\u0026rsquo;ai quand même un peu d\u0026rsquo;expérience sur le gravier, au guidon d\u0026rsquo;une grosse GS. Quand la trace que je suivais a tout bonnement disparu et que je me suis retrouvé dans 30 centimètres de gros gravier, il n\u0026rsquo;y avait rien à faire. Je savais que j\u0026rsquo;allais tomber.\nLe problème, c\u0026rsquo;est que je roulais quand même entre 60 et 70 km/h.\nLa première chose à faire quand le terrain devient plus mou (sable, gravier, boue) est d\u0026rsquo;accélérer. En effet, le fait de transférer le poids de la moto vers l\u0026rsquo;arrière permet de prendre de vitesse et d\u0026rsquo;augmenter l\u0026rsquo;effet gyroscope produite par les roues (désolé si je n\u0026rsquo;utilise pas les bonnes notions de physique!) et d\u0026rsquo;augmenter, par le fait même, la capacité de la moto à rester verticale malgré les forces contraires qui sont appliquées.\nCe matin, il y avait simplement trop de forces qui travaillaient contre moi. Le gravier était trop profond, les pierres trop grosses et le vent était trop fort. Mon choix s\u0026rsquo;est donc résolu à comment j\u0026rsquo;allais coucher la moto! J\u0026rsquo;ai bien essayé d\u0026rsquo;accélérer un peu, mais j\u0026rsquo;ai rapidement réalisé que j\u0026rsquo;allais me retrouver au sol. J\u0026rsquo;ai ensuite tenté de ralentir le plus doucement possible avec le frein arrière, mais le choc fut violent.\nPar chance, les dommages sont très mineurs. C\u0026rsquo;est comme si le gravier profond avait amorti le choc. Le panier droit est déformé, il y a quelques égratignures sur les protecteurs, mais heureusement, uniquement sur la moto! Je suis OK, si jamais quelqu\u0026rsquo;un se le demandait! :)\nToutefois, une des choses un peu ironiques est que malgré tout, j\u0026rsquo;avais un total fou rire, comme si je savais que ça allait se produire et que finalement, c\u0026rsquo;est arrivé. Mais aussi c\u0026rsquo;est comme si maintenant c\u0026rsquo;était une formalité, ou quelque chose d\u0026rsquo;anodin, de retrouver sa bête de 250 kilos à l\u0026rsquo;horizontale, en train de faire une petite sieste (comme dirait mon ami Peter P.!).\nC\u0026rsquo;était ma troisième chute en 24000 km. Pas si mal quand même! Juste assez pour commencer à ne plus trop m\u0026rsquo;en faire avec cela. Évidemment, ça reste toujours une forme d\u0026rsquo;échec de laisser tomber sa Gorda, après tout, ma seule responsabilité envers elle est de la garder sur ses 2 roues! Mais ses cicatrices ne feront que nous rappeler notre superbe aventure!\nJe devais enlever mon sac à dos afin de pouvoir relever la moto, mais j\u0026rsquo;ai pris le temps d\u0026rsquo;en rire et de prendre quelques clichés.\nDans la carrière précédente, j\u0026rsquo;ai longtemps étudié à comprendre et je me suis entraîné à combattre l\u0026rsquo;effet de la vision tunnel lors des situations de crise. Voici un bel exemple de mon échec! Pendant tout ce temps, je n\u0026rsquo;avais même pas aperçu que j\u0026rsquo;avais cet ami qui me regardait d\u0026rsquo;une distance de seulement quelques mètres, certainement après avoir fait le saut causé par tout le vacarme produit par La Gorda embrassant le gravier et en se disant: \u0026ldquo;Qu\u0026rsquo;est cet imbécile de Canadien fait ici à me déranger pendant mon lunch!\u0026rdquo;.\nEnviron 70 kilomètres plus loin, je croise, au milieu de rien du tout, le petit village de Tres Lagos.\nIl y a beaucoup d\u0026rsquo;action dans la ville cet après-midi!\nRevenons aux 2 motos que j\u0026rsquo;ai croisées la veille au Chili, en route vers la frontière. Alors que je prenais une pause, ils sont passés devant moi et en ont profité pour faire un petit arrêt. Nous avons partagé nos histoires et continué nos chemins respectifs. Ils sont super sympathiques et très bien préparés. Ils voyagent beaucoup plus léger que moi! Je les ai quand même dépassés à bonne vitesse la veille, sur la route de gravier! Boys will be boys right! :)\nJe n\u0026rsquo;ai malheureusement pas leur nom, mais je leur lève mon chapeau de voyager de cette façon, avec chacun sa moto, faisant du camping presque chaque soir. Je pourrais aussi le faire, mais pour plusieurs raisons, je décide, la plupart du temps, de me prendre une chambre. Je sais à quel point il faut travailler fort pour camper à la fin d\u0026rsquo;une longue journée de moto. Le faire soir après soir, et surtout dans un endroit comme la Patagonie, où la nature a totalement le contrôle sur vous, est un exploit que j\u0026rsquo;admire. Bravos!\nLes derniers 150 km se font sur une route superbe, surtout en arrivant près de El Chalten, où d\u0026rsquo;immenses montagnes et glaciers font soudainement leur apparition. Ah oui, j\u0026rsquo;oubliais, la pluie aussi!!!\nLes prix pour se nourrir et dormir dans cette ville sont complètement prohibitifs. La veille, j\u0026rsquo;avais réservé une humble chambre dans un hostal pour 115$ par nuit. Ouf!\nMa technique ici diffère un peu du reste du voyage. Tout d\u0026rsquo;abord, je fais des recherches avec hotels.com ou booking.com. J\u0026rsquo;utilise aussi Google Maps et l\u0026rsquo;application iOverlander.com.\nJe suis réticent à réserver en ligne, car si quelque chose se produit et que je ne suis pas en mesure de me rendre à destination, je suis pris à quand même payer pour ma nuit.\nCe que je fais, pour éviter ceci, est de contacter l\u0026rsquo;hôtel directement afin de réserver par téléphone. Ici, comme à peu près partout en Amérique latine, on ne demande pas de fournir de numéro de carte de crédit. Je suis donc libre de me rendre ou non.\nDans le cas présent, j\u0026rsquo;ai réussi, en faisant quelques arrêts dans le village, à me trouver une super grande chambre pour 35% de moins! Comme je fais toujours, j\u0026rsquo;ai quand même pris le temps de contacter l\u0026rsquo;autre hôtel afin de canceller. C\u0026rsquo;est une question de respect et c\u0026rsquo;est, je crois, toujours apprécié, surtout dans les petits établissements.\nMalheureusement, les vents étaient fort violents et la pluie s\u0026rsquo;est mise de la partie. J\u0026rsquo;ai donc relaxé un peu dans ma super grande chambre et préparé mes choses pour la randonnée que je prévoyais faire le lendemain.\nJe suis sorti me chercher une grosse bière froide au marché situé près de mon hôtel. La ville est très dynamique, remplie de touristes, mais avec une \u0026ldquo;vibe\u0026rdquo; positive. Les gens qui sont ici ont travaillé (ou payée) fort pour s\u0026rsquo;y rendre et la majorité est ici pour faire de la randonnée et du plein air.\nMalheureusement, la conséquence est que l\u0026rsquo;offre n\u0026rsquo;arrive pas a soutenir la demande et les prix des restaurants sont prohibitifs. Je me suis résolu, encore une fois, à manger de bons empanadas sur le pouce!\nCertains doivent penser que je suis un peu gratteux.\nOui, vous avez raison, je le suis un peu, mais il faut mettre le tout en perspective. Je suis en voyage depuis le mois de septembre. Je dois payer le gros prix pour presque chaque minute que je dors et chaque calorie que je mange. Je fais de gros efforts pour garder les coûts de ce voyage raisonnables, mais en Patagonie, c\u0026rsquo;est chose difficile.\nLe village de El Chalten, pendant les quelques minutes par année où il n\u0026rsquo;est pas couvert par les nuages et la pluie!\nLe matin du 30 janvier, j\u0026rsquo;ai fait un superbe trek vers le mirador de Fitz Roy. Le sentier débute dans la ville donc pas besoin de conduire. Quel bonus! Il vente très fort et le temps est très variable. Et quand les nuages se dissipent, il faut faire vite pour prendre quelques photos!\nLes passages en forêt son impressionnant. Les arbres témoignent bien de la rudesse du climat et comment ceux-ci doivent combattre les éléments saison après saison pour survivre.\nEn quelques minutes, les nuages font leur apparition!\nLe sentier comme tel fit environ 10 kilomètres et n\u0026rsquo;est pas difficile ni technique, mais est quand même assez long et surtout, très exposé. Il faut donc prévoir de bons vêtements pour le froid, le vent et la pluie. À noter que le dernier kilomètre est assez escarpé, mais rien de tragique.\nAprès 3 heures de marche, j\u0026rsquo;arrive au mirador. Malheureusement, la couverture nuageuse gâche le spectacle, mais pas le bonheur du randonneur!\nLe matin suivant, j\u0026rsquo;ai finalement eu la chance de contempler le spectacle pour lequel autant de gens se déplacent ici!\nImpressionnant!\nJe me suis ensuite dirigé vers El Calafate, une ville proprement dite, mais quand même avec un attrait et une ambiance très touristique. La rue principale, qui se nomme, comme dans 99% des autres villes d\u0026rsquo;Argentine, San Martin, est bondée de restaurants et commerces touristiques. Bien que l\u0026rsquo;endroit est plaisant, je dois admettre que je commence à avoir hâte de sortir de ce circuit voué au tourisme et un peu trop artificiel à mon goût\u0026hellip;\nLors de mon passage sur la Carretera Austral, j\u0026rsquo;avais fait la rencontre d\u0026rsquo;un couple d\u0026rsquo;Atlanta ayant loué une moto au Chili et faisant presque le même parcours que moi, mais uniquement jusqu\u0026rsquo;à Puerto Natales. C\u0026rsquo;est quand même spécial de se retrouver dans une petite épicerie de quartier, dans un autre pays, plus de 1000 km plus au sud! Cette fois, nous avons pris le temps d\u0026rsquo;échanger nos coordonnées et qui sait, nous nous croiserons peut-être d\u0026rsquo;ici la fin de leur voyage.\nConduire une GS en flip-flops??? Hem, pas certain!\nLe 1 février déjà! La journée est consacrée uniquement à la visite du fameux glacier Perito Moreno, un endroit ultra touristique, mais aussi un arrêt obligatoire en Patagonie.\nLa chance est avec moi et j\u0026rsquo;ai droit à une journée presque sans vent et un superbe 21 degrés! L\u0026rsquo;été est de retour et la saison des égoportraits aussi. Deux fois en autant de jours! Mais j\u0026rsquo;ai une bonne excuse, c\u0026rsquo;est quand même rare de trouver un arrêt de la sorte avec une grosse roche parfaitement disposée pour y placer la caméra.\nPérito Moreno est à environ 75 kilomètres de El Calafate. La route est superbe et vaut pour elle seule le détour.\nEt le petit glacier aussi!\nImpressionnant!\nIl est très difficile de démontrer la magnitude d\u0026rsquo;un tel site en photo, surtout avec une petite caméra de poche et un iPhone!\nVoici le premier test. Est-ce que vous voyez le bateau qui navigue proche du glacier? Indice. Il est en plein centre de la photo.\nLe voici avec l’aide du zoooooom de mon super Canon à 100 $ ! Même si cela ressemble à une barque, c’est un bateau avec une centaine de passagers. Cela donne une petite perspective de l’ampleur impressionnante du glacier — enfin, de la partie visible. Plusieurs dizaines de kilomètres ne sont pas visibles derrière, et de nombreux mètres se trouvent également sous l’eau.\nJe ne suis pas le seul aventurier à vouloir visiter cette merveille de la nature.\nEncore un selfie ??? Non non ! Techniquement, ce n’en est pas un puisque quelqu’un d’autre a pris la photo.\nLe glacier fait plus de 60 mètres de haut.\nUne passerelle est construite tout au long du parcours.\nCette petite protubérance fait… 200 mètres de haut !\nQuand l’un de ces mastodontes se détache de la paroi, le son est impressionnant, unique et intimidant.\nJuste avant l’heure du souper, j’ai été invité par la station de radio locale pour une entrevue afin de décrire mon voyage et ma préparation. Cool ! Et tout cela en espagnol. Merci à Sivia Sotelo Echeverria de FM 100,3 El Calafate pour cette expérience unique !\nLa Route 40 n’a pas été facile, mais j’étais prêt pour des souvenirs impérissables et j’ai enfin pu démystifier un endroit que je voulais découvrir depuis de nombreuses années!\nDemain, je retourne au Chili et j’entame l’approche finale vers ce qui sera le point le plus austral de mon voyage. La Terre de Feu, aussi connue sous le nom d’El Fin del Mundo, la Fin du Monde.\n","date":"28 janvier 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/39_day-111-to-115-argentina-routa-40-patagonia/","section":"Journal","summary":"Adieu Chili, bonjour l’Argentine ! Un passage épique par la Route 40 marqué par des paysages désertiques, des vents violents, une chute mémorable dans le gravier et la découverte du majestueux Fitz Roy et du glacier Perito Moreno.","title":"Jour 111 à 115 - Argentine - La Routa 40 et Mes Premiers Pas en Patagonie","type":"post"},{"content":" 2017-02-02 - Jour 116 - El Calafate, AR à Punta Arenas, CL (565 km - 6,25 hrs) 2017-02-03 - Jour 117 - Autour de Punta Arenas, CL (158 km - 2,5 hrs) 2017-02-04 - Jour 118 - Punta Arenas, CL à Ushuaia, AR (565 km - 6,25 hrs) 2017-02-05 - Jour 119 - Ushuaia, AR 2017-02-06 - Jour 120 - Ushuaia, AR à Caleta Olivia, AR (1290 km - 13 hrs) 2017-02-07 - Jour 121 - Caleta Olivia, AR à Bahia Blanca, AR (1178 km - 11,5 hrs) 2017-02-08 - Jour 122 - Bahia Blanca, AR à Buenos Aires, AR (657 km - 6,5 hrs) Ushuaia, situé à l\u0026rsquo;extrémité sud du continent américain est l\u0026rsquo;objectif ultime de mon voyage. Les derniers 2000 kilomètres n\u0026rsquo;ont pas toujours été faciles, agréables ou même intéressants, mais j\u0026rsquo;y suis finalement parvenu le 4 février 2016!\nLe matin du 2 février, j\u0026rsquo;ai quitté El Calafate en Argentine, afin de me rendre de nouveau au Chili, plus précisément à Punta Arenas.\nIl s\u0026rsquo;agit d\u0026rsquo;une ville proprement dite avec plus de 100 000 habitants, mais la route pour s\u0026rsquo;y rendre est monotone, longue, en ligne droite et les vents sont assez présents.\nCe ne fut donc pas une très agréable journée de moto, mais la surprise de voir cette immense ville au milieu de nulle part m\u0026rsquo;a permis de finir la journée en beauté! Mais certainement pas au chaud, car le vent était glacial!\nUne colonie de pingouins en plein milieu de la ville! (Mise à jour: on me dit que ce serait plutôt des cormorants!)\nJ\u0026rsquo;ai observé ce mâle pendant quelques minutes. Il était visiblement le Donald Trump du groupe avec sa petite crinière jaune. Il criait fort, poussait tous les autres petits pingouins et était très agressif envers les goélands!\nJ\u0026rsquo;ai été impressionné par l\u0026rsquo;architecture de centre-ville considérant sa situation géographique si australe et isolée.\nEn soirée, Heidi et Timothy, un couple d\u0026rsquo;Américains super énergiques et sympathiques, que j\u0026rsquo;avais rencontrés il y a quelques jours sur la Carretera Austral, et de nouveau à El Calafate, et finalement ce matin sur la route menant à Punta Arenas, m\u0026rsquo;ont donné rendez-vous et nous sommes allé casser la croûte dans un beau petit restaurant, avec une atmosphère relaxe et un décor antique. Comme je les aime!\nQuand je suis impressionné par l\u0026rsquo;architecture, j\u0026rsquo;ai la mauvaise habitude de prendre en photo les mêmes édifices 2 fois! Mais en soirée, le look est différent et d\u0026rsquo;autant plus spécial. À noter, après 22h00, la ville retourne les trottoirs et il est impossible d\u0026rsquo;y trouver un commerce ouvert, pour, par exemple, faire le ravitaillement en bananes\u0026hellip; ou en bières!\nLe lendemain matin, je suis allé faire une petite promenade en moto jusqu\u0026rsquo;à la fin de la route au Chili.\nLe paysage était fort agréable, et la route pleine de courbes successives, ce qui était un changement apprécié, considérant les derniers jours où la conduite se faisait surtout de façon rectiligne.\nEn voilà un qui n\u0026rsquo;a pas gagné sa bataille contre mère Nature!\nCeci est la fin de la route au Chili. Impossible d\u0026rsquo;aller plus au sud sur 4 (ou 2!) roues. Drôle de sentiment de se retrouver aussi loin de Montréal, mais aussi, de commencer à réaliser que la fin du voyage approche à grands pas.\nLe lendemain, le 4 février, était non seulement une grosse journée, avec une traversée en bateau et un autre passage frontalier vers l\u0026rsquo;Argentine, mais c\u0026rsquo;était surtout le jour de mon arrivée à destination et la fin de mon périple vers le sud!\nIl y avait quelques autres motos pour la traversée, dont un couple du Canada, et un peu plus tard, des gens de l\u0026rsquo;Espagne.\nLa météo est splendide, avec très peu de vent et une température de 21 degrés. Le trajet entre Punta Arenas et Porvenir a pris 2 heures.\nJ\u0026rsquo;ai embarqué sur le traversier le dernier et j\u0026rsquo;ai fait de gros efforts pour me faufiler entre les autos afin de pouvoir sortir rapidement lors de l\u0026rsquo;arrivée. Je savais que j\u0026rsquo;avais environ 140 kilomètres de gravier devant moi et il n\u0026rsquo;y a rien de pire que de suivre d\u0026rsquo;autres véhicules dans la poussière\u0026hellip; J\u0026rsquo;ai rapidement dépassé les quelques autos qui m\u0026rsquo;ont battu vers la sortie pour ainsi avoir toute la route juste pour moi!\nMalgré la monotonie de celle-ci, j\u0026rsquo;ai profité de la qualité du gravier bien durci pour m\u0026rsquo;amuser un peu et surtout, réfléchir à tout mon voyage débuté en septembre, et qui se terminera dans quelques heures.\nPassage frontalier de San Sebastien.\nUn autre passage vers l\u0026rsquo;Argentine, mais ce n\u0026rsquo;est pas le dernier!\nEnfin, une route asphaltée!\nLes bureaux de l\u0026rsquo;immigration en Argentine. Le passage se fait rapidement et efficacement.\nLa route vers Ushuaia est, disons-le poliment, passablement moche. En fait, ma principale motivation de parcourir ces derniers 500 kilomètres est de pouvoir réaliser l\u0026rsquo;objectif de me rendre à la dernière ville en Amérique, mais, à part pour les quelques kilomètres juste avant d\u0026rsquo;arriver à destination, où des montagnes et des lacs se pointent à l\u0026rsquo;horizon, c\u0026rsquo;est monotone et elle présente peu d\u0026rsquo;intérêt comparativement à la Carretera Austal.\nEt le grand moment est finalement arrivé.\nLe 4 février 2016 à 15h58, après 118 jours sur la route, 14 pays et 25736 km (et 10 ans de rêve et de préparation), je me suis officiellement rendu à Ushuaia en moto, à partir de Montréal!\nCe fut un moment un peu émotif et comme j\u0026rsquo;étais seul, je l\u0026rsquo;ai vécu en direct avec ma copine et mon ami Geoffrey au Canada, via téléphone. Merci à ces 2 personnes si importantes dans ma vie et ce projet.\nIncroyable quand même?\nVoici mon trajet. Vous pouvez l\u0026rsquo;étudier en détail ici: Carte Google - Canada2Argentina. Chaque couleur représente une journée. Une fois sur la page où la carte est hébergée, vous pouvez agrandir la région qui vous intéresse. Le degré de détail y est très élevé, car j\u0026rsquo;ai utilisé une application mobile qui enregistrait les données de mes déplacements plusieurs fois par seconde!\nBon, revenons les 2 pieds sur terre.\nUshuaïa est la capitale de la province argentine la plus méridionale et est considérée comme étant la ville la plus australe du monde.\nElle compte plus de 55 000 habitants. Elle dispose d’un port en eaux profondes qui est l’un des plus proches de l’Antarctique.\nLes montagnes et la mer qui l\u0026rsquo;entourent sont superbes, mais malheureusement, la ville comme telle est un anti-climax total. Elle est esthétiquement sans intérêt, souvent sale, poussiéreuse, pleine de chiens, très bruyante et hors de prix. On m\u0026rsquo;en avait averti donc pas trop de dommage à mon moment de bonheur, même si à vrai dire, je m\u0026rsquo;attendais quand même à un endroit un peu moins touristique, plus humble et isolé.\nJ\u0026rsquo;ai quand même décidé d\u0026rsquo;y rester 2 jours et par chance, car le lendemain, j\u0026rsquo;ai profité d\u0026rsquo;une superbe journée pour aller faire une marche en montagne, vers le superbe glacier Vinciguerra. Comme c\u0026rsquo;était un dimanche, et que les Argentins sortent très, mais très tard le soir, j\u0026rsquo;ai fait un effort pour débuter la journée un peu plus tôt.\nUne très bonne idée! J\u0026rsquo;ai eu la montagne toute pour moi lors de la superbe montée.\nCe ne fut pas le cas pour la descente, où malheureusement, l\u0026rsquo;endroit s\u0026rsquo;est engorgé avec les touristes argentins, leurs chiens, leur musique et leurs cris\u0026hellip; Un peu moins reposant!\nAprès quelques minutes de marche, je suis accueilli par cette superbe bête! Impressionnant!\nLe sentier est, dans certains tronçons, très boueux. Cela me permet de contempler les talents architecturaux argentins!\nPas de moto admise sur le site??? Je proteste! Discrimination! ;)\nAprès environ une heure de marche, j\u0026rsquo;ai la chance de me retrouver face à face avec une scène sortie directement d\u0026rsquo;un film.\nUn vaste troupeau de chevaux en liberté en pleine forêt. C\u0026rsquo;est la première fois de ma vie que je pouvais contempler une telle chose.\nJ\u0026rsquo;ai pu tranquillement m\u0026rsquo;approcher, sans trop les déranger, et prendre cette photo. Il avait plusieurs autres bêtes de chaque côté, le tout dans un silence paisible et si rare.\nÇa vaut même un petit vidéo de quelques secondes pour vous faire apprécier le moment!\nEt finalement, après quelques heures de marche paisible, le sommet!\nPas facile de prendre une photo bien cadrée et droite avec comme seul support, une série de pierres plus croche les unes que les autres! Merci Photoshop!\nÀ mon retour, un autre ami m\u0026rsquo;attendait pour me féliciter pour mon périple de 26 000 KM! Superbe bête.\nMalgré les quelques passages humides, je recommande fortement ce trek. Le sentier est incroyable et, si vous avec la chance de le faire tôt le matin, est d\u0026rsquo;une tranquillité apaisante et appréciée.\nÀ mon retour en ville, après une petite douche, j\u0026rsquo;ai profité de la belle météo pour retourner me promener dans les rues du centre.\nPetit fait ironique, j\u0026rsquo;ai pris ma moto et tenté de parcourir les derniers 20 kilomètres vers le sud qui mènent à la fin de la Ruta 3, où un monument est érigé. Et bien, il y avait des centaines de voitures qui attendaient en ligne, ce qui rendait l\u0026rsquo;expérience un peu moins plaisante. J\u0026rsquo;ai donc rebroussé chemin, surtout que c\u0026rsquo;était une route de terre très poussiéreuse. Il n\u0026rsquo;était pas question que je fasse la file pendant des heures pour une petite photo!\nMalgré la belle nature présente partout dans la région, voici un exemple de développement totalement sauvage qui gâche le spectacle d\u0026rsquo;un endroit pourtant unique au monde.\nDe cet angle, c\u0026rsquo;est un peu mieux!\nCe gros navire, venant de l\u0026rsquo;Italie, était amarré au port, avec une conséquence unique\u0026hellip; En cette fin de semaine, la majorité de la population du village parlait italien!!!\nComme il faisant passablement froid, que la ville était un peu moche et surtout parce que je suis du type qui apprécie quand ça bouge, je n\u0026rsquo;étais pas malheureux de quitter Ushuaia le lendemain très tôt afin de me taper quelques milliers de kilomètres sur une des routes les moins intéressantes du voyage, la non moins fameuse Ruta 3, menant à Buenos Aires.\nNormalement, j\u0026rsquo;aurais fait une publication uniquement avec cette partie du voyage, qui, de par ses 3000 kilomètres, est passablement importante, mais ce fut tellement long, monotone, presque toujours en ligne droite, sur une route souvent défoncée par les poids lourds, et avec un paysage aussi vide que plat, que je vais me contenter d\u0026rsquo;en glisser quelques lignes ici. Je n\u0026rsquo;ai d\u0026rsquo;ailleurs que très peu de photos à ajouter.\nLe seul détail important est que pour quitter la Terre de Feu, il faut d\u0026rsquo;abord sortir de l\u0026rsquo;Argentine et entrer au Chili (donc un passage frontalier en 6 étapes), prendre un traversier, sortir de nouveau du Chili, et finalement, revenir, pour la dernière fois, en Argentine (donc un autre passage frontalier en 6 étapes) !\nHeureusement, le système est bien huilé et si par chance, il n\u0026rsquo;y a pas un gros autobus qui arrive juste avant vous, le processus ne prend que quelques minutes. Aucune copie de document n’est nécessaire, aucuns frais ne sont exigés. En aucun temps, on m\u0026rsquo;a demandé de preuve d\u0026rsquo;assurance pour la moto. La seule chose à garder en tête est qu\u0026rsquo;il est interdit d\u0026rsquo;entrer au Chili avec des aliments de type fruits, légumes, viandes\u0026hellip;\nMon premier arrêt fut, après une longue journée de plus de 1200 kilomètres, la ville de Caleta Olivia. Un endroit sale et sans intérêt, donc, pas de photos!\nQuand on y accède par le sud, on a droit à un des spectacles des plus désolants possibles.\nIl y a des milliers, voir des dizaines de milliers de sacs de plastiques au sol accroché dans les clôtures, les arbres, les arbustes, les maisons et ce, sur plusieurs kilomètres de distance.\nDésolant et malheureux. Comment un peuple peut-il tolérer une telle saleté?\nMon hôtel était, malgré son prix élevé, similaire à cette vision d\u0026rsquo;horreur et, le lendemain, j\u0026rsquo;ai quitté le plus tôt possible afin de parcourir un autre 1100 km vers Bahia Blanca.\nHeureusement, cette ville fut une meilleure escale, avec une entrée en scène plutôt réservée, mais un centre très dynamique et avec une architecture intéressante. Ceci est sans compter une température frôlant les 35 degrés. Quel changement! On range la veste chauffante et sort les gants d\u0026rsquo;été.\nCe fut plaisant de me promener dans la ville en shorts et sandales, avec même quelques gouttes de sueur sur le front. Ça faisant un petit bout que je n\u0026rsquo;avais pas eu chaud (lire ici entre les lignes: je suis canadien, mais \u0026ldquo;maudit\u0026rdquo; que je préfère la chaleur au froid!).\nLe moment fort de ma journée n\u0026rsquo;aura pas été la ville, ni le paysage, mais ma rencontre avec Rachel et Paul, du Royaume-Uni, sur leur superbe engin! Nous allons tenter de nous retrouver à Buenos Aires dans quelques jours.\nJe suis finalement arrivé en milieu de journée à Buenos Aires le 8 février, où je vais passer les dernières 3 semaines de mon voyage. Je vais en profiter pour organiser le rapatriement de ma moto au Canada, avec l\u0026rsquo;aide de Javier (Dakar Motos). Je ne peux quand même pas laisser La Gorda si loin de la maison! De plus, elle m\u0026rsquo;a tellement souvent demandé de prendre l\u0026rsquo;avion!\nPetite anecdote, à mon arrivée, comme c\u0026rsquo;est toujours le cas dans les mégas cités de plus de 10 millions d\u0026rsquo;habitants, la circulation y était dense. Alors que je circulais sur un grand boulevard urbain, avec 4 voies dans chaque sens, et seulement à quelques mètres de mon arrivée, il y avait une longue file de véhicules arrêtés mais la voie de droite est complètement libre. Il y a un peu d\u0026rsquo;eau sur la chaussée, mais ma moto et moi en avons vu des pires et nous étions déjà pas mal sale!\nAlors que je m\u0026rsquo;engage tranquillement sur cette voie afin de dépasser les véhicules stationnaires qui attendent au feu de circulation, je tombe tout à coup dans un profond nid de poule! Mais quand je dis profond, je parle ici de profond! J\u0026rsquo;avais de l\u0026rsquo;eau jusqu\u0026rsquo;aux genoux, et le moteur de la moto s\u0026rsquo;est étouffé, car j\u0026rsquo;étais en 2e vitesse et donc pas assez de couple pour sortir du trou!\nHeureusement, elle a redémarré immédiatement et j\u0026rsquo;ai pu, en accélérant fortement, sortir de ma fâcheuse position! Et je riais sans retenu, car c\u0026rsquo;était complètement fou comme situation. J\u0026rsquo;ai failli perdre ma moto dans un trou, à quelques mètres de ma destination, après avoir parcouru plus de 27000 km dans des endroits plus fous les uns que les autres! Évidemment, il n\u0026rsquo;y avait aucune pancarte pour aviser du danger\u0026hellip;\nQuelle arrivée à Buenos Aires!\nComme je ne retournerai pas au Chili, je vais faire mon bilan de ma visite dans ce pays.\nPremièrement, il s\u0026rsquo;agit sans aucun doute de l\u0026rsquo;endroit le plus moderne et structuré de tous les pays d\u0026rsquo;Amérique latine. Malgré une pauvreté qui est aussi parfois présente, celle-ci est d\u0026rsquo;une ampleur beaucoup moindre. Les routes et infrastructures sont, dans la grande majorité des cas, très modernes et bien entretenues. Le nord est aride tandis que le sud est très vert et frais (et mouillé!). Le centre est aussi très sec et plusieurs feux de forêt étaient visibles le long de la route.\nIl faut absolument prendre le temps de visiter quelques vignobles. Le vin y est splendide!\nLa ville de Santiago offre tout ce qu\u0026rsquo;une grande ville moderne d\u0026rsquo;Europe ou d\u0026rsquo;Amérique peut offrir (et plus, dans certains cas!), et ce, au niveau culturel, gastronomique, vie de quartier et même, pour les pièces de motos! Les gens y sont un peu plus froids et distants, comme c\u0026rsquo;est le cas dans plusieurs grandes villes. Ils sont aussi physiquement beaucoup plus grands et\u0026hellip; bon, certains mangent plus que d\u0026rsquo;others en Amérique latine!\nDernier point, les distances y sont très grandes. Il faut bien y planifier ses déplacements. Les points de ravitaillement y sont fréquents et acceptent tous les cartes de crédit.\nCoup de cœur : Motocamp Pucon\nDéception : Le pays, de par son aspect moderne, m\u0026rsquo;a fait perdre un peu l\u0026rsquo;effet dépaysement du voyage\nVille la plus accueillante : Puerto Varas, à cause de mon ami Daniel qui m\u0026rsquo;a si bien accueilli\nMeilleure ambiance : Motocamp Pucon\nOù j’irais passer un mois complet en hiver : Puerto Varas\nOù je ne retournerai pas : Iquique\nLa surprise : La modernité du pays, la qualité des routes\nLa plus belle route : Malgré quelques passages difficiles, sans aucun doute, la Carretera Austral\nLa plus laide : La 5, au sud de Santiago. Une grosse autoroute pleine de postes de péage, de camions et sans aucun intérêt\nSi c’était à refaire : Un peu moins de temps à Santiago, un peu plus dans le sud, mais hors de la grosse saison des vacances\nLa prochaine fois : Une meilleure préparation pour profiter des treks possibles en montagne et du camping (et une meilleure météo!)\nCe qui m’a manqué le plus : Découvrir et visiter des villes ou régions en basse saison. Il y avait des touristes partout, de la congestion, une disponibilité des accommodations faible et des prix élevés\nNombre de jours : 28\nDistance parcourue : 6300 km\n","date":"2 février 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/40_day-116-122-argentina-tierra-del-fuego/","section":"Journal","summary":"Ushuaia, situé à l’extrémité sud du continent américain est l’objectif ultime de mon voyage. J’y suis finalement parvenu le 4 février 2016!","title":"Jour 116 à 122 - Argentine - La Terre de Feu!","type":"post"},{"content":"2017-02-08 au 2017-03-01 - Jour 123 à 143 - Buenos Aires, AR\nAprès 29000 km sur la route, j\u0026rsquo;ai pris la décision de passer 3 semaines à Buenos Aires et d\u0026rsquo;y terminer mon voyage. Mon retour était initialement prévu le 1er avril, mais avec mon progrès rapide, les prix élevés en Argentine et un sentiment du mal du pays qui commençait à s\u0026rsquo;installer, j\u0026rsquo;ai décidé de revenir un mois plus tôt.\nL\u0026rsquo;option de visiter le nord de l\u0026rsquo;Argentine, du Chili et même la Bolivie (que j\u0026rsquo;ai dû manquer dû à un problème de suspension au Pérou) était toujours présente, mais s\u0026rsquo;est éteinte lors du trajet de retour de Ushuaia. Le coeur n\u0026rsquo;était simplement plus là et je n\u0026rsquo;avais plus la motivation, ni la force mentale, de me taper un autre 4000 ou 5000 km.\nCela me donne un peu de temps pour me refaire la forme à Buenos Aires, et pour profiter de quelques jours d\u0026rsquo;été de plus avant de retourner au climat canadien, qui, aussi bizarre que ça puisse paraitre, commence à me manquer!\nLe connais bien cette ville pour y avoir séjourné à plusieurs occasions ces 15 dernières années, et ce, parfois pour plusieurs mois à la fois. J\u0026rsquo;étais donc fébrile à l\u0026rsquo;idée de retrouver cet endroit familier.\nJ\u0026rsquo;ai eu la chance de débuter mon séjour par une belle soirée avec Rachel et Paul, du Royaume-Uni, rencontrés sur la Ruta 3 au sud de Bahia Blanca il y a quelques jours. C\u0026rsquo;était leur dernière soirée en Amérique du Sud, après un voyage sur 2 roues de plus de 7 mois qui a débuté à New York, et passé par l\u0026rsquo;Alaska. Bravo et merci pour la belle soirée dans un restaurant classique de Palermo, le Don Julio!\nJ\u0026rsquo;ai aussi rendu visite mes amis locaux. Quel accueil de Gabriela et son fils Natalio!\nJ\u0026rsquo;en ai profité pour faire un petit tour de moto à Gabriela. Nous avons visité la ville de Tigre.\nC\u0026rsquo;est un peu difficile pour moi de bien décrire Buenos Aires sans le faire trop négativement. Je dois admettre que bien que la ville n\u0026rsquo;ait pas beaucoup changé en 15 ans, le voyageur que je suis, lui, a grandement évolué, voir même, un peu (lire:beaucoup) vieilli! J\u0026rsquo;ai retrouvé un courriel écrit à mes amies Sonia B. et Sophie T. en 2006! Il résume bien mes pensées pour cette ville et est encore, en grande partie, d\u0026rsquo;actualité!\nBonjour les filles!\nBuenos Aires est une ville vibrante. Mon quartier (Palermo Soho ou Palermo Viejo) est certainement le plus vivant. Un peu comme le Plateau, il réserve de grandes surprises en terrasses, restos, bars et superbes petites boutiques spécialisées.\nJe mange très bien, mais toujours très tard. Les restos sont habituellement presque vides jusqu\u0026rsquo;à 10 - 11h00 pm! Même la semaine. Les restos sont très beaux, offrent un bon choix et surtout, on s\u0026rsquo;en sort toujours en bas de 30$ pour 2 avec une bonne bouteille de vin et le pourboire!!!\nMalheureusement, la ville est ternie par l\u0026rsquo;anarchie sur les routes, une pollution due aux véhicules automobiles (vieux autobus, autos, camions), et une répartition de la richesse très inégale.\n(\u0026hellip;)\nIl faut toujours regarder de chaque côté quand on traverse une rue. Ici, oubliez les feux de piétons! C\u0026rsquo;est plutôt la compétition à savoir qui passe le plus proche de frapper un piéton! En vélo, c\u0026rsquo;est simplement comme aller à la guerre! Les gens passent à quelques centimètres de mes guidons et c\u0026rsquo;est tout simplement normal pour eux!\nEn ce qui a trait à la pauvreté, c\u0026rsquo;est vraiment difficile à voir même si ce n\u0026rsquo;est pas ma première visite ici. Des familles entières vivent sur la rue. C\u0026rsquo;est comme si par exemple, une famille de 5 était établie littéralement au coin des rues Saint-Laurent Prince-Arthur. Des matelas sur le trottoir et les enfants qui y dorment\u0026hellip; Et ça, de façon permanente.\nLes gens de Buenos Aires sont un peu froids. C\u0026rsquo;est une grosse ville. Les gens entre eux ne se parlent que si c\u0026rsquo;est nécessaire. Contrairement à Montréal ou Paris, les gens sont très réservés et ne s\u0026rsquo;adresseront pas aux personnes qui sont, par exemple, assis à leurs côtés dans un bar ou un pub. Heureusement, cela change dès que le contact peut se faire, mais ce premier contact demeure difficile.\n(\u0026hellip;)\nEn relisant ce texte, je réalise maintenant avoir passé un peu trop de temps ici, car je commence à m\u0026rsquo;attarder sur les choses négatives, comme le bruit, la froideur des gens, le trafic, la fumée de cigarette, la saleté omniprésente, le manque de politesse, les personnes, voir les familles entières couchées par terre et vivant dans les rues, et maintenant, les prix à la consommation qui ont quadruplé depuis ma dernière visite en 2014.\nCette année, après avoir marché près de 600 km dans la ville en 3 semaines, c\u0026rsquo;est comme si un déclic s\u0026rsquo;était produit et que la marmite avait débordé.\nJe ne prends habituellement pas de photos de ce genre, simplement pour ne pas avoir à me remémorer ces scènes, mais j\u0026rsquo;ai fait une exception dans ce cas, car justement, que je veux me souvenir. À noter que ces photos ont été prises dans le quartier le plus à la mode de la ville (Palermo)! Vous pouvez vous imaginer comment la situation s\u0026rsquo;empire en sortant du centre, si ce n\u0026rsquo;est que de quelques kilomètres.\nLa ville fait beaucoup d\u0026rsquo;effort pour nettoyer les rues, mais le résultat n\u0026rsquo;est simplement pas là.\nPlusieurs de ces gigantesques poubelles ont été installées partout dans les quartiers et un programme global se nommant La Ciudad Verde (la Ville Verte) est très visible, mais comme vous pouvez le constater, ce n\u0026rsquo;est pas tous les citoyens qui font les efforts nécessaires.\nLe gros problème est que les poubelles sont systématiquement vidées de leur contenu plusieurs fois par jour par les plus pauvres afin de sortir les choses qui pourraient être recyclées. Malheureusement, on ne respecte aucunement le voisinage et avec des températures dépassant les 30 degrés, je vous laisser vous imaginer les odeurs présentes autour de ces installations.\nDe plus, quand j\u0026rsquo;ai découvert cette ville, un de ses grands attraits était qu\u0026rsquo;il était possible de vivre comme un roi pour quelques pesos par jours. C\u0026rsquo;était pour moi la ville du meilleur steak au monde, avec en bonus, du superbe vin qui ne coutait presque rien!\nMaintenant, pour être bien franc, je ne suis même plus capable de me payer une soirée dans un grand restaurant, à part pour les occasions spéciales.\nTous les prix ont quadruplé depuis l\u0026rsquo;arrivée du dernier gouvernement. C\u0026rsquo;est une déception, et un gros inconvénient, mais ça reste pour moi un inconvénient. Je pense à mes amis qui vivent ici\u0026hellip; Leur salaire n\u0026rsquo;a pas triplé, loin de là!\nExemple. Un sac de croustilles de 200 grammes coute environ 2$ au Canada. En Argentine, il fallait débourser à peine 1$ il y a 3 ans, mais maintenant, on parle de 8$ pour le même sac!!! Le bon côté est que cela m\u0026rsquo;a forcé à moins et à bien manger, mais cette règle s\u0026rsquo;applique aussi a tous les autres produits à la consommation, la viande, le lait, l\u0026rsquo;électricité, le transport, l\u0026rsquo;essence\u0026hellip; C\u0026rsquo;est triste de voir une économie si volatile, surtout quand les victimes sont les gens de la classe moyenne et les moins nantis.\nJe discutais d\u0026rsquo;ailleurs de ce sujet avec Javier, le propriétaire de Dakar Motos et résident de Buenos Aires depuis toujours. Il me disait que les classes sociales sont très visibles et que les riches, en plus de s\u0026rsquo;isoler entre eux, n\u0026rsquo;étaient pas très sensibles aux problèmes des plus pauvres, et étaient parfois carrément snobs, comme si les gens qui avaient du succès devaient absolument le montrer.\nCela explique un peu pourquoi je me sens de moins en moins à l\u0026rsquo;aise ici. J\u0026rsquo;avais clairement remarqué que les gens qui ont des motos plus grosses, similaires à la mienne, étaient totalement indifférents quand ils me croisaient, contrairement à pas mal tous les autres pays que j\u0026rsquo;ai visités (à part le Chili, où l\u0026rsquo;attitude est similaire). Il m\u0026rsquo;expliquait aussi qu\u0026rsquo;une grosse BMW est un objet de grand luxe en Argentine et que les propriétaires de moto de ce genre regardent les autres motocyclistes de très haut avec une attitude condescendante.\nUne BMW vaut au minimum 50000$ en Argentine! Un bon salaire mensuel, pour une personne travaillant dans un emploi stable, est de 1000$. Faites le calcul\u0026hellip; Pas évident.\nJe suis conscient que toutes ces choses sont aussi présentes à Montréal et au Canada, mais je ne peux expliquer pourquoi je le ressens si fortement ici.\nMalgré tout, la ville n\u0026rsquo;a rien perdu de son dynamisme, si ce n\u0026rsquo;est que les boutiques sont un peu moins achalandées, autant par les locaux que les touristes. C\u0026rsquo;est comprenable, tout étant hors de prix.\nLes bars et restaurants, de leur côté, sont toujours aussi bondés, et ce, jusqu\u0026rsquo;à très tard le soir (lire: très tôt le matin!). Les prix de la bière et du vin ont doublé, mais cette augmentation est minime comparée aux autres produits. C\u0026rsquo;est donc facile de continuer à trinquer abondamment et c\u0026rsquo;est le cas à presque chaque coin de rue, surtout dans le quartier Palermo, où on retrouve des centaines de bars et restaurants.\nBon, un peu plus de positif maintenant (je suis désolé pour m\u0026rsquo;être un peu défoulé). La ville réserve quand même de belles surprises à qui fait l\u0026rsquo;effort de la visiter, et offre des quartiers vivants ainsi qu\u0026rsquo;une architecture variée et impressionnante. Voici quelques images de ma collection!\nLa superbe salle à manger de l\u0026rsquo;hôtel Faena en mémoire d\u0026rsquo;un super repas avec Robert M. il y a quelques années!\nJe partage aussi avec vous quelques vidéos réalisés lors d\u0026rsquo;une visite antérieure (alors que je trainais un équipement photo beaucoup plus imposant et complet!). Ils décrivent bien ce que j\u0026rsquo;ai ressenti de bien pour chacun des quartiers les plus populaires de la ville. (titres en anglais).\nMicrocentro (Obelisco) Watch on YouTube: View Video Caminito (La Boca) Watch on YouTube: View Video Une Hora in Puerto Madero Watch on YouTube: View Video Recoleta, la linda\u0026hellip; Watch on YouTube: View Video Palermo - A short day, a long night! Watch on YouTube: View Video San Telmo - La Gente Watch on YouTube: View Video Tigre - Green, blue\u0026hellip; and brown! Watch on YouTube: View Video La Feria de Mataderos Watch on YouTube: View Video Une visite à Buenos Aires ne serait pas complète sans une petite sortie à Colonia, en Uruguay!\nOne day in Colonia Del Sacramento, Uruguay Watch on YouTube: View Video Et peut-être même dans une belle Estancia!\nFinca Piedra - Estancia Turistíca- Uruguay Watch on YouTube: View Video Comme plusieurs d\u0026rsquo;entre vous m\u0026rsquo;ont demandé de documenter le processus du retour de la moto au Canada, voici les détails.\nLe jeudi 23 février, 7 jours avant mon départ, était la journée où je devais conduire La Gorda vers l\u0026rsquo;aéroport international de Ezeiza, situé à environ 30 kilomètres du centre-ville de Bs.As. (abréviation pour Buenos Aires!).\nJe crois qu\u0026rsquo;il serait possible d\u0026rsquo;organiser le processus sans l\u0026rsquo;aide de Dakar Motos, mais j\u0026rsquo;estime que ce serait long, pénible et risqué. Ma décision fût facile et j\u0026rsquo;ai payé les frais de 100$ pour que Javier et Sandra s\u0026rsquo;occupent de la partie administrative. Ils possèdent un grande expérience ainsi qu\u0026rsquo;une réputation très positive dans le milieu.\nVoici les étapes une par une :\nQuelques semaines avant mon arrivée à Buenos Aires, je contacte Javier via Facebook. C\u0026rsquo;est la manière la plus facile de le rejoindre. Je reçois une soumission quelques jours plus tard pour l\u0026rsquo;envoi de la moto soit à Montréal, Houston ou Miami (2200$ au Canada ou 1800$ au E.-U.) Javier me donne la liste des documents nécessaires à préparer (2 copies de la page des détails de mon passeport, 2 copies de la page des étampes lors de ma dernière entrée en Argentine, 2 copies du document d\u0026rsquo;importation temporaire de véhicules remis par la douane, 2 copies de l\u0026rsquo;immatriculation de la moto) Je me rend chez Javier et Sandra afin de fournir les copies demandées et remplir les derniers documents. Cette étape pourrait facilement être faite ailleurs, mais je crois qu\u0026rsquo;ils préfèrent le faire dans leurs locaux, situés à 30 minutes du centre de Bs.As. Ils m\u0026rsquo;expliquent aussi comment me rendre à l\u0026rsquo;entrepôt du cargo international pour préparer la moto. Je leur remets 100$ US Je me rends à l\u0026rsquo;aéroport le 23 février à 10h30 en m\u0026rsquo;assurant que le réservoir d\u0026rsquo;essence est presque à sec, car il ne doit rester que 1 ou 2 litres afin que la moto puisse monter à bord de l\u0026rsquo;avion (voir le texte un peu plus bas!!!) Lors de l\u0026rsquo;arrivée de la moto, on me demande de déconnecter la batterie et enlever le pare-brise La moto est placée sur une palette et attachée solidement par les employés de l\u0026rsquo;entrepôt Seul les effets relatifs à la moto sont permis (vêtements, outils, équipements). J\u0026rsquo;ai quand même laissé ma tente, qui est, pour les besoins de la cause, devenue une toile protectrice pour la moto! Aucune question ne fût posée. La moto a passé dans un gros scanner et est revenue pour être \u0026ldquo;emballée\u0026rdquo; et transportée vers je ne sais où! C\u0026rsquo;est la fin de la journée et je reviens au centre-ville avec une navette publique (80 pesos) proposée par Sandra Le lendemain, je retourne au centre-ville afin de payer pour le transport. Le paiement est en espèce (US$ ou Pesos argentins). Une facture est fournie ainsi qu\u0026rsquo;un numéro de suivit pour Air Canada ou United. Comme mentionné précédemment, la moto doit arriver avec le moins d\u0026rsquo;essence possible à l\u0026rsquo;aéroport. Devinez ce qui m\u0026rsquo;est arrivé\u0026hellip;\nEt oui, malgré le fait que l\u0026rsquo;ordinateur de bord indiquait une autonomie restante de 50 km, je suis tombé en panne d\u0026rsquo;essence. Pourquoi faire les choses facilement quand on peut y ajouter un peu de stress, et de\u0026hellip; Sueur! J\u0026rsquo;ai, par chance, manqué de carburant à 2 kilomètres d\u0026rsquo;une station d\u0026rsquo;essence. J\u0026rsquo;ai pris mes bouteilles MSR et me suis mis à courir vers celle-ci mais j\u0026rsquo;ai dû rebrousser chemin quand une voiture de police s\u0026rsquo;est immobilisée derrière ma moto. Ils me disent que je ne peux laisser celle-ci à cet endroit, car elle risque de se faire voler. Allo!!! Je ne suis pas ici par choix. Je leur indique que je vais me rendre à la station d\u0026rsquo;essence pour remplir mes bouteilles. Je leur demande s\u0026rsquo;il est possible de me donner un petit lift, mais ils refusent et me disent qu\u0026rsquo;une remorqueuse viendra m\u0026rsquo;aider.\nAprès 15 minutes d\u0026rsquo;attente, et regardant l\u0026rsquo;heure qui avançait dangereusement, j\u0026rsquo;ai décidé de repartir à la course afin d\u0026rsquo;aller chercher quelques litres de carburant pour me permettre de me rendre jusqu\u0026rsquo;à l\u0026rsquo;aéroport.\nCourir 2 kilomètres sur le bord d\u0026rsquo;une autoroute avec mon ensemble de moto plein à craqué (j\u0026rsquo;avais rempli toutes les poches possibles afin de réduire le plus possible le poids de mon sac à dos) et une température de 35 degrés, est loin d\u0026rsquo;être évident. Pas besoin de vous dire que j\u0026rsquo;étais détrempé comme si je sortais de la douche!\nQuel moment parfait pour manquer d\u0026rsquo;essence une première fois après 29000 km! Un gros merci aux ingénieurs de BMW pour une jauge d\u0026rsquo;essence si minable. En passant, elle fut remplacée avant le départ et ce, pour la 7e fois en 6 ans!\nEt voilà, notre séparation est maintenant officielle. La Gorda quitte de son côté sur un vol de United. Pour ma part, je m\u0026rsquo;envole le mercredi 1er mars, aussi avec United. Le processus est beaucoup plus simple que j\u0026rsquo;anticipais. Le seul défi demeure le paiement en argent liquide, lequel j\u0026rsquo;avais prévus en traînant 2000$ avec moi pendant 6 mois\u0026hellip; Pas toujours évident!\nLe prochain post sera un compte rendu global du voyage.\nComme je quitte l\u0026rsquo;Argentine, voici mon appréciation de ce pays!\nCoup de cœur : Un peu difficile à dire, parce que je connaissais l\u0026rsquo;endroit au préalable et, car j\u0026rsquo;ai été un peu déçu de ce pays en général. Mes attentes étaient trop grandes. Le trek de El Chalten fût splendide.\nDéception : Le coût de la vie maintenant astronomique.\nVille la plus accueillante : El Chalten, vu son aspect centré sur le tourisme.\nMeilleure ambiance : Quartier Palermo Soho à Buenos Aires.\nOù j’irais passer un mois complet en hiver : Aucun des endroits visité durant ce voyage\nOù je ne retournerai pas : Malheureusement, pour le moment, Buenos Aires ne sera plus sur la liste\nLa surprise : Les prix qui ont triplés, voir quadruplés depuis ma dernière visite\nLa plus belle route : La 7, entre Santiago et Mendoza\nLa plus laide : La Ruta 3, sur toute sa longueur\nSi c’était à refaire : J\u0026rsquo;ai accéléré les choses pour tenter de passer le plus de temps possible en Argentine et à Buenos Aires. Ce fût une erreur\nLa prochaine fois : Visite de la partie nord du pays\nCe qui m’a manqué le plus : La propreté, la tranquillité, les prix abordables, la gentillesse des gens. OK, j\u0026rsquo;ai clairement passé trop de temps à Buenos Aires !\nNombre de jours : 39\nDistance parcourue : 4600 km\nEXTRA : Distance marchée ou courue durant mes 3 semaines à Buenos Aires : 612 km (Impressionnant quand même !!!)\n","date":"8 février 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/post/41_day-123-to-143-argentina-buenos-aires-preparing-for-our-return-home/","section":"Journal","summary":"Après 29000 km sur la route, j’ai pris la décision de passer 3 semaines à Buenos Aires et d’y terminer mon voyage.","title":"Jour 123 à 143 - Argentine - Buenos Aires \u0026 la Préparation pour notre Retour au Canada!","type":"post"},{"content":"Voici la carte interactive du voyage complet 2016-17. Vous pouvez zoomer pour voir les tracés quotidiens et utiliser la légende pour afficher les différentes étapes du voyage.\nConseil : Cliquez sur l\u0026rsquo;icône [ ] en haut à droite de la carte pour afficher l\u0026rsquo;itinéraire complet et la légende en plein écran.\nNote : Si vous consultez cette page sur mobile, utilisez deux doigts pour vous déplacer sur la carte.\n","date":"23 février 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/map/","section":"Une Aventure à moto du Canada à l'Argentine!","summary":"Voici la carte interactive du voyage complet 2016-17. 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Des mois de préparation intensive à la beauté brute des cols andins, découvrez le compte rendu quotidien des défis mécaniques, des passages de frontières et des rencontres marquantes qui ont défini ce voyage.\nUn homme, deux roues et un continent à traverser. Explorez les carnets de bord ci-dessous pour suivre cette progression vers le sud, telle qu\u0026rsquo;elle a été vécue.\nCommencer l'aventure Liste de toutes les publications English Version ","date":"23 février 2017","externalUrl":null,"permalink":"/fr/","section":"Une Aventure à moto du Canada à l'Argentine!","summary":" Bienvenue, cher aventurier.\nCe que vous trouverez ici est le récit chronologique d’un rêve devenu réalité : une odyssée en solitaire de plus de 27 000 km, partant des rues de Montréal jusqu’à la pointe de l’Argentine, à la Tierra del Fuego.\nCe site documente chaque étape de l’expédition à travers l’objectif d’un passionné de voyage et de sa superbe BMW R1200GSA. 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Plus qu\u0026rsquo;une simple distance, ce périple représente ma transition entre la vie structurée et le rythme imprévisible de la route. J’ai choisi de partager ces moments pour que ma conjointe, ma famille, mes amis et les autres aventuriers puissent vivre avec moi les défis qui m\u0026rsquo;attendent.\nDes chaleurs tropicales aux cols andins vertigineux, j\u0026rsquo;apprends à naviguer les nuances mécaniques de ma moto, devenue ma véritable demeure.\nPourquoi je roule # Le voyage à moto est, pour moi, la forme ultime d\u0026rsquo;autonomie. C\u0026rsquo;est un privilège qui permet d\u0026rsquo;avancer au gré de ses envies, tout en restant vulnérable et présent à chaque changement météo, chaque virage et chaque rencontre locale.\nÀ travers ces carnets, je vous livre la réalité brute du voyage en solo :\nLa rigueur de la préparation et la gestion des imprévus. La solitude salvatrice des grands espaces. 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